PRÉSENTATION

HISTORIQUE DE FATIMA
LA PAIX DU MONDE PAR FATIMA
DÉVOTION
LE 3EME SECRET RÉVÉLÉ !
LES LIVRES SUR FATIMA
DATES DES PÈLERINAGES

Notre Dame de Fatima


FATIMA
LES APPARITIONS

 

Lucie

 

François

 

Jacinthe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Ange de l’Eucharistie

FATIMA
Son nom même n'a-t-il pas une résonance musulmane ? En effet, au XIIe siècle, après la victoire remportée à Ourique sur les Maures, un chevalier épousa une belle Mauresque convertie au catholicisme. Celle-ci mourut jeune et c'est en souvenir d'elle que le pays prit son nom, tandis que le chevalier, accablé de chagrin, se faisait moine dans la célèbre abbaye d'Alcobaça.
En 1917, Fatima est alors une paroisse d'environ 2 500 âmes, à la croisée des routes entre Coimbra et Lisbonne d'une part, Ourem et Batalha de l'autre. Elle dépend de l'évêché de Leiria distant de 30 kms. Une quarantaine de hameaux gravitent autour d'elle, dont celui d'Aljustrel, à 1,3 km de l'église paroissiale.
Les maisons illuminées par le soleil n'ont que peu de pièces et un mobilier simple.
Les convictions religieuses des villageois sont fortes. Là présence du crucifix et d'images pieuses accrochés aux murs, les chapelles égaillées à travers la campagne, l'assiduité des fidèles aux offices paroissiaux les dimanches et les fêtes, et tant d'autres indices attestent la vigueur sans faille de leur foi.
Les terrains, ensemencés de blé et de maïs, sont sillonnés de chemins creux bordés par des murets de pierres arrachés patiemment aux champs peu fertiles. Le produit des jardins, des arbres fruitiers, des vignes, des champs d'oliviers assurent une nourriture saine et suffisante.

Les trois bergers :
Les trois petits bergers à qui Notre-Dame est apparue à Fatima étaient trois enfants absolument normaux, et que rien ne distinguait - au moins en apparence - des autres petits campagnards, leurs compagnons de jeux, et, comme eux, gardiens des troupeaux.
Lucie était la plus âgée des trois. Née le 22 Mars 1907, la dernière des sept enfants que Dieu avait donnés à Antonio dos Santos et à Maria Rosa dans le petit hameau d’Aljustrel.
Malgré son jeune âge, on pouvait déjà confier à Lucie un petit troupeau de brebis, elle était robuste et solide et acceptait et remplissait vaillamment cette tâche. Elle avait deux grands yeux noirs qui brillaient sous d’épais sourcils. La chevelure épaisse et noire, était séparée par une raie au-dessus de son front étroit.
Lucie était une bonne fille et avait un excellent caractère et d’heureuses dispositions : «Nous l’aimions beaucoup, parce qu’elle était très vive et très affectueuse, disait Mme Maria dos Anjos, la plus âgée de ses sœurs. Quand, déjà grandelette, elle revenait à la maison avec les brebis, elle se jetait au cou de notre mère, I’embrassait et lui faisait beaucoup de caresses. Lorsque naquit ma première fille, il fallait voir la Lucie ! Elle prenait la petite dans ses bras, et la couvrait de tant de baisers, qu’elle n’en paraissait pas une créature de notre monde. Elle aimait beaucoup les enfants, et tous raffolaient d’elle. Quelquefois il y en avait huit, dix, douze, dans la cour de notre maison, et, elle, toute heureuse, parait les plus petits avec des fleurs et du lierre ; elle organisait des processions avec des images pieuses, fabriquait des brancards, des reposoirs, et, comme si on avait été à l’église, on chantait des cantiques à Notre-Dame.
François, né le 11 Juin 1908, frère de Jacin-the, et cousin germain de Lucie, (leur mère étant la sœur du père de Lucie) étaient sixième et sep-tième enfants de Manuel Marto, et huitième et neuvième de Olimpia, leur mère, qui avait déjà eu deux enfants d’un premier mariage avec José Fernandes Rosa, décédé en 1895. Mme Olimpia (décédée en 1956) s’était mariée pour la première fois en 1888. Devenue veuve après sept ans de mariage, elle avait épousé, en secondes noces, un an et demi après la mort de son premier mari, Mr. Manuel Marto.
Le petit avait un caractère exceptionnellement doux, d’après son père. Lucie précise qu’il était d’un naturel pacifique et condescendant. Comme tous les enfants du monde, François aimait beaucoup jouer. Cependant, lorsque, dans les jeux, un autre s’entêtait à lui contester ses droits, il cédait sans difficulté, et se contentait de dire : «Tu penses que c’est toi qui as gagné ? Soit ! Cela m’est égal !» Si un autre gamin se hasardait à lui prendre quelque chose, il disait : «Garde-le ! Je ne m’en tracasse guère !»
Jacinthe, née le 10 Mars 1910, de caractère sensiblement différent de celui de son frère, lui ressemblait beaucoup extérieurement. Mais son âme était incomparablement plus pétrie de foi ! Elle était d’une nature extraordinairement sensible : «A cinq ans environ, nous raconte Lucie (dans ses «Mémoires»), en entendant parler des souffrances de notre divin Rédempteur, elle s’attendrissait et pleurait. Pauvre Notre Seigneur ! répétait-elle. Je ne veux faire aucun péché, pour que Jésus ne souffre davantage.» L’amitié qu’elle avait pour sa cousine Lucie était une amitié comme on en trouve rarement entre enfants.
Son père disait d’elle : «Elle a toujours été si douce ! Sur ce point, elle était vraiment étonnante. Elle tétait encore sa mère, elle était déjà ainsi. Si elle avait faim, elle le faisait savoir en pleurnichant un peu, et puis c’était fini, elle ne donnait plus de souci à personne. On pouvait aller ici ou là, partir pour la Messe... elle ne s’en tourmentait pas. Il n’y avait pas besoin de faire des manières avec elle pour la tenir tranquille. Elle ne se fâchait de rien. Nous n’en avons pas élevé une autre pareille ! C’était, chez elle, un don naturel.»
Lorsque les deux petits troupeaux étaient réunis, Lucie indiquait le lieu choisi pour faire paître les brebis. Quelquefois on conduisait les brebis dans les lieux incultes proches de Fatima. Le «Cabeço» était le lieu le plus proche, colline bien garnie d’arbres et de bons pâturages, où les parents de Lucie avaient une petite oliveraie. Là, les chênes-verts, les pins et les grands rochers moussus offraient aux enfants une ombre rafraîchissante pendant l’été, et un lieu idéal pour s’amuser. C’était le lieu préféré des trois petits bergers, et ils y attiraient souvent d’autres compagnons. C’était presque toujours Lucie qui organisait les jeux. Avec son caractère décidé et ses dons exceptionnels, elle s’imposait naturellement aux autres bergers.
«Lucie était très plaisante, rapporte une autre de ses compagnes, Mme Teresa Matias. Elle aimait beaucoup nous faire jouer, de sorte que nous nous plaisions beaucoup avec elle. De plus, elle était très intelligente ; elle chantait et dansait bien, et elle savait nous apprendre des chansons. Tous, nous lui obéissions. Nous passions ainsi des heures et des heures à chanter et à danser, au point d’en oublier de manger.»

LES APPARITIONS
L’Ange de la paix
(printemps 1916)

Nous étions en train de jouer depuis quelque temps, raconte Lucie, lorsqu’un vent violent secoua les arbres, et nous fit lever la tête pour voir ce qui arrivait, car le temps était serein. Nous aperçûmes une lumière plus blanche que la neige, qui avait la forme d’un jeune homme. Elle était transparente, et plus brillante qu’un cristal traversé par les rayons du soleil. L’apparition approchait doucement et devenait plus distincte. Nous étions tout surpris, impressionnés, et nous ne disions mot. En arrivant près de nous, cet être mystérieux nous dit : «Ne craignez pas ! Je suis l’Ange de la Paix. Priez avec moi !» Il s’agenouilla à terre, et courba le front jusqu’au sol. Poussés par un mouvement surnaturel, nous l’imitâmes, et nous répétâmes les paroles que nous lui entendions prononcer : «Mon Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je vous aime ! Je vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n’adorent pas, qui n’espèrent pas et ne vous aiment pas !»
- Après avoir répété trois fois cette prière, il se releva et nous dit : «Priez ainsi ! Les Cœurs de Jésus et de Marie sont attentifs à la voix de vos supplications.» Et il disparut.
- L’atmosphère surnaturelle qui nous enveloppait était si intense, que nous n’avions presque plus conscience de notre propre existence. Pendant longtemps, nous demeurâmes dans la position où il nous avait laissés, répétant sans cesse la même prière. Ensuite, le sentiment de la présence de Dieu demeura si intense, que nous n’osions pas parler, même entre nous. Le jour suivant, notre esprit était encore pénétré de cette atmosphère surnaturelle, qui ne disparut que très lentement. Aucun de nous ne pensa à parler de cette apparition, ni a en demander aux autres le secret. Elle l’imposait par elle-même. Elle était si intime, qu’il n’était pas facile de l’exprimer par des paroles. Peut-être nous fit-elle tant d’impression parce que c’était la première qui se manifestait à nous ainsi clairement...
C’étaient là les prémices du contact des petits bergers avec le monde surnaturel. Le Ciel était descendu jusqu’à eux. Les amusements, les jeux, les chansons, les danses reprirent comme auparavant. Seul, leur désir de s’éloigner des autres bergers se maintenait, ou plutôt augmentait. C’était le Ciel qui les préparait ainsi aux événements à venir...

L’ange gardien du Portugal (Eté 1916)
Le céleste messager se montra pour la seconde fois aux enfants : «Que faites-vous? leur dit-il, Priez, priez beaucoup ! Les Cœurs de Jésus et de Marie ont sur vous des desseins de miséricorde. Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices.»
Comment devons-nous nous sacrifier ? demanda Lucie.
- De tout ce que vous pourrez, offrez un sacrifice au Seigneur, en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé, et de supplication pour la conversion des pécheurs. Attirez ainsi la paix sur votre patrie. Je suis son Ange gardien, I’Ange du Portugal. Par dessus tout, acceptez et supportez avec soumission les souffrances que le Seigneur vous enverra.
Comme plus tard, au cours des Apparitions de la Très Sainte Vierge, François n’avait rien entendu des paroles de l’Ange. Aussi, le soir, il demanda à Lucie ce que l’Ange avait dit. La petite, encore toute pénétrée d’une impression surnaturelle, lui demanda d’attendre le lendemain, ou de demander à Jacinthe qui lui répondit qu’elle ne pouvait rien dire non plus.
«Priez, priez beaucoup !... Offrez constamment au Très-Haut des prières et des sacrifices!» Ces paroles, que les deux petites avaient entendues de la bouche de l’Ange, et qu’elles avaient répétées à François, s’étaient gravées profondément dans leur esprit.
«Ces paroles, rapporte Lucie, étaient comme une lumière qui nous faisait comprendre ce qu’est Dieu, combien il nous aime et veut être aimé de nous, la valeur du sacrifice, combien le sacrifice est agréable à Dieu, et comment Dieu, en considération du sacrifice, convertit les pécheurs. Aussi, dès ce moment, nous commençâmes à offrir à Dieu tout ce qui nous mortifiait, mais sans chercher des mortifications ou des pénitences particulières, sauf que nous passions des heures, prosternés à terre, à répéter la prière que l’Ange nous avait enseignée.»
Prière et pénitence ! C’est déjà le grand Message de Fatima, que notre Mère du Ciel allait répéter avec plus d’insistance encore !

L’Ange de l’Eucharistie (automne 1916)
- Puis à l’automne, raconte Sœur Lucie, alors que nous avions récité notre chapelet et la prière que l’Ange nous avait enseignée à sa première apparition, il nous apparut une troisième fois, tenant à la main un calice, et, au dessus de celui-ci une Hostie, d’où tombaient dans le calice quelques gouttes de sang. Laissant le calice et l’Hostie suspendus en l’air, il se prosterna à terre, et répéta trois fois cette prière : «Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, je vous adore profondément, et je vous offre les Très Précieux Corps, Sang, Ame et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, des sacrilèges et des indifférences par lesquels il est Lui-même offensé ! Et par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande la conversion des pauvres pécheurs»
- Puis, se levant, il prit de nouveau le calice et me donna l’hostie, et donna à boire ce que contenait le calice à Jacinthe et à François, en disant en même temps : «Prenez et buvez le Corps et le Sang de Jésus Christ, horriblement outragé par les hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu !» De nouveau, il se prosterna à terre, et répéta avec nous, encore trois fois, la même prière : Très Sainte Trinité...», et il disparut.
Comme après les deux premières apparitions, le besoin de silence se faisait impérieusement sentir aux trois enfants. De temps à autre, seulement, François, qui n’avait pas entendu les paroles de l’Ange, risquait une question : «Lucie, I’Ange t’a donné la Sainte Communion, mais à moi et à Jacinthe qu’est ce qu’il nous a donné ?» Et Jacinthe aussitôt, débordant d’une joie qu’elle ne pouvait contenir, lui répondait : «Mais c’est aussi la Sainte Communion ! Tu n’as pas donc vu que c’était le Sang qui tombait de l’Hostie ?» Alors François, comme s’éveillant d’un rêve, lui disait : «Je sentais que Dieu était en moi, mais je ne savais pas comment» Et, agenouillé sur le sol, avec sa petite sœur, il demeura longtemps à répéter la prière de l’Ange : «Très Sainte Trinité...»

Apparitions de la Vierge :
Le 13 Mai 1917

Un peu plus de six mois plus tard, le Ciel devait s’ouvrir de nouveau, mais, cette fois c’était pour donner passage à sa Reine, qui allait apporter le grand Message pour notre temps.
Une première lueur leur fait penser à la montée d’un orage. Ils descendent la pente avec leurs brebis. Mais une autre lueur les surprend. Ils avancent encore un peu...
Au-dessus d’un petit chêne-vert, l’apparition céleste s’offre à eux. Au comble de l’étonnement, ils demeurent immobiles, enveloppés par la lumière qui émane de cette vision radieuse : C’était, décrit Lucie, une Dame vêtue de blanc, plus brillante que le soleil, qui rayonnait une lumière plus vive et plus intense qu’une coupe de cristal remplie d’eau pure, traversée par les rayons ardents du soleil.
D’une voix douce et toute maternelle, la belle Dame les rassure : «N’ayez pas peur ! dit-elle. Je ne vous ferai pas de mal.»
Lucie, alors s’enhardit à lui demander : «D’où êtes-vous?»
- Je suis du Ciel.
- Et que voulez-vous de moi ? poursuit Lucie avec plus d’assurance.
- Je suis venue pour vous demander de venir ici six mois de suite, le 13 de chaque mois, à cette même heure. Plus tard je vous dirai qui je suis et ce que je veux.
- Et moi, demande-t-elle d’une voix toute tremblante, j’irai aussi au Ciel ?
- Oui, tu iras.
- Et Jacinthe ?
- Aussi.
- Et François ?
- Oui, il ira ; mais il devra dire beaucoup de chapelets.
- Et Marie du Rosaire, la fille de José das Neves, est-elle au Ciel ?
- Oui, répond la Dame.
- Et Amélie ?
- Elle sera en Purgatoire jusqu’à fin du monde.
Les yeux de Lucie se remplissent de larmes. C’est alors que Notre-Dame, telle une mère affligée, demande aux enfants :
- Voulez-vous vous offrir à Dieu pour supporter toutes les souffrances qu’Il voudra vous envoyer, en acte de réparation pour les péchés qui l’offensent, et de supplication pour la conversion des pécheurs ?
- Oui, nous le voulons !
- Eh bien, vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort.
En prononçant ces paroles, explique Lucie, la Dame ouvrit les mains, et projeta sur nous une lumière intense, comme un reflet qui jaillissait de ses mains ouvertes, et pénétrait notre poitrine et jusqu’au plus intime de notre âme. Cette lumière nous faisait nous voir nous-mêmes en Dieu, qui était cette lumière, plus clairement que dans un miroir. Alors, saisis par une impulsion int&e