PRÉSENTATION

LE MEXIQUE AU XVe SIÈCLE
HISTORIQUE DES APPARITIONS
ANALYSE DE L'IMAGE
LE VOYANT JUAN DIEGO
SIGNES - DÉVOTION - TÉMOIGNAGES
PRIÈRES À NOTRE-DAME DE GUADALUPE
LES LIVRES SUR NOTRE-DAME DE GUADALUPE
DATES DES PÈLERINAGES

LE NOUVEAU CONTINENT
LES AZTÈQUES
LA CONQUÊTE DE CORTEZ
UNE FORCE DIVINE INVINCIBLE
L'ESCLAVAGE

 

Pour comprendre les apparitions de Notre Dame à Mexico, il est nécessaire de connaître comment vivaient les peuples aztèques avant l'arrivée des espagnols.

LE NOUVEAU CONTINENT
À partir du moment où, en 1492, Christophe Colomb a mis pied sur les terres qui ont ensuite reçu le nom d’Amérique, l’Espagne a commencé à s’implanter sur le nouveau continent. Les conquérants se sont d’abord établis à Cuba, puis, après deux missions d’observation pour voir comment était le peuple voisin, ils lancèrent une expédition à haut risque, sous le commandement d’Hernan Cortez...
Ils se dirigèrent donc vers le pays qui leur semblait être le plus puissant de toute l’Amérique du Nord... avec un peuple organisé : les Aztèques.

LES AZTÈQUES
Venus du nord-ouest, les Aztèques (ou Mexicas) ont fondé au XIVe siècle leur capitale, Tenochtitlan à l’emplacement de l’actuelle ville de Mexico. Ce peuple n’était alors qu’une tribu parmi d’autres, sans atouts particuliers Pourtant, grâce à une habile politique d’alliances et de guerres, ils ont finalement réussi à conquérir de vastes territoires, imposant leur joug, aux rites cruels, à l’ensemble de la Méso-Amérique occidentale.
Ainsi au moment de la conquête espagnole, l’empire aztèque était florissant. Sa capitale était la ville la plus peuplée du monde. Son commerce prospérait et ses ennemis étaient réduits à l’impuissance. Les artisans des peuples conquis travaillaient pour les aztèques, lesquels s’inspiraient dans leurs cultes et dans leurs arts des civilisations précédentes, notamment les Teotihuacan et les Toltèques.

Rites sataniques
Le pouvoir de Satan sur les aztèques du Mexique au 16e siècle était grand. En 1487, lors de la dédicace d'un temple à leur dieu «Huitzilopochtli» à Tenoctitlan, ils tuèrent - comme du bétail - 80 000 victimes dans une orgie de sang qui dura quatre jours.
Les aztèques avaient fait d'énormes progrès en mathématiques, en astronomie, en architecture et en ingénierie, mais, du fait de leurs pratiques sataniques, ils n'avaient pas progressé en vertu.
Tout a commencé lorsque les ancêtres des aztèques ont été témoins d'un événement céleste effrayant. Une énorme comète était apparue sous la forme d'un serpent et avait provoqué d'importants dégâts. Ils croyaient que c'était un dieu et l'appelaient «Quetzacoatl» (serpent plumé) ; c’était l'apparence qu'avait la comète lors de son passage dans le ciel. Ils façonnèrent des idoles à son effigie ainsi qu'à celle d'Huitzilopochtli (l'"Amant des Cœurs" et "Buveur de Sang") et leur offraient des sacrifices humains en extrayant les cœurs.
Les aztèques avaient un panthéon avec une mythologie complexe. Ils adoraient les astres célestes ainsi que les forces naturelles, comme dieux. Ils leur offraient des sacrifices humains dans un effort idolâtre d’attirer la douceur du soleil, de la lune et de la pluie ainsi que pour obtenir la victoire, la santé et pour éviter les désastres. Au moins 50 000 victimes étaient offertes en sacrifice à ces idoles chaque année.

Une princesse aztèque
En l’an 1509, une princesse eut une expérience mystique. Alors qu’elle était plongée dans un sommeil profond, elle vit un ange dont le front était marqué d’une croix noire, la conduire au bord de la mer. Il lui montra des navires aux voiles blanches arborant une grande croix noire en effigie. Ces navires faisaient cap sur l’empire aztèque. L’ange lui annonça que des étrangers allaient conquérir l’empire aztèque et qu’ils leur apporteraient la connaissance du vrai Dieu. A son réveil elle relata son étrange expérience aux chefs aztèques.
La princesse était la sœur de l’empereur Montezuma. Le règne tyrannique de ce dernier sur les Indiens subjugués et opprimés du Mexique précolombien tirait à sa fin. Il accepta la prophétie de sa sœur et attendait son destin. Elle allait bientôt se réaliser.

LA CONQUÊTE DE CORTEZ
En 1519, les aztèques attendaient la réalisation d’une autre prophétie. Ils croyaient que leur dieu Quetzacoatl leur viendrait en chair et en os le 22 avril et que débuterait ainsi une nouvelle ère.
Cette même année, ce 22 Avril, un vendredi saint, Hernan Cortez, jeune chevalier espagnol de 33 ans, très religieux, débarqua sur une plage de l’empire aztèque avec des navires aux voiles blanches ornées d’une croix noire, tel que l’avait vu la princesse dans son rêve. Cortez posa le pied sur le sol aztèque.
La venue de Cortez coïncidait avec la réalisation de la prophétie de la princesse et la venue du dieu Quetzacoatl. Les Aztèques croyaient que Cortez et ses hommes pouvaient être des dieux. L’empereur Montezuma ne savait pas comment il devait réagir et hésitait à engager le combat.
Ces superstitions devaient aider Cortez dans sa conquête du Mexique. Il débarqua, accompagné de 550 hommes, (dont deux prêtres) et seize chevaux. Il coula sa petite flotte de navires afin que nul ne puisse déserter (ce qui démontrait sa détermination). En tête de sa modeste armée, sous le signe de la croix et soutenu par sa dévotion à Notre Dame, il avança sur la capitale aztèque. Le long de leur parcours, les soldats pouvaient voir les temples couverts de sang avec parfois plus de 100 000 crânes humains empalés.


UNE FORCE DIVINE INVINCIBLE
En voyant déferler ces soldats espagnols, Montezuma croyait de plus en plus qu’il affrontait une force divine invincible. En effet, sur un drapeau que tenait un des prêtres on pouvait lire ces paroles de Cortez lui même :
Frères et compagnons, suivons le Signe de la Croix avec foi, et, avec elle, nous vaincrons !!!

Intervention divine
Lors de leur première confrontation, 300 soldats espagnols vinrent à bout de 30 000 guerriers indiens sanguinaires. Même si l’armement des espagnols était supérieur, c’était inconscience et folie de la part de Cortez de s’engager dans une telle bataille ! Il n’y avait aucune autre explication pour cette victoire qu’une intervention divine.
Plus tard, alors que Cortez était invité à la ville de Mexico lors d’une trêve durant les hostilités, il monta au sommet du temple pour voir de près l’idole Huitzilopochtli. C’était une statue obèse aux horribles yeux bulbeux, ceinturée de serpents et avec des cœurs humains autour de son cou. Cortez demanda que l’on enlève l’idole. Les sorciers refusèrent.
Cortez s’empara d’une barre de fer, gravit les marches et, s’élevant à hauteur de la face de l’idole, il lui creva les yeux en disant : «Nous devons risquer quelque chose pour Dieu !»

La fin des sacrifices humains
Il fit nettoyer le sang du temple, fit enlever les idoles et les remplaça par des images de Notre Dame, de saint Christophe et avec des crucifix. Cela marquait le début de la fin des sacrifices humains au Mexique aztèque.
Les aztèques, furieux et guidés par leur sorcier Colibri, refusèrent toute offre de paix de Cortez. Ils croyaient encore que leurs dieux leur apporteraient la victoire.
Cortez prépara et réalisa une attaque contre l’opulente et orgueilleuse capitale mexica qui succomba le 13 août 1521 après un siège de 93 jours, et qui se termina par la destruction de la ville, la défaite du sorcier Colibri et la conquête totale de l’empire aztèque.
Le dernier souverain, Cuauhtémoc, fut fait prisonnier. Cortez fut ratifié comme capitaine général et gouverneur du territoire appelé la Nouvelle Espagne dont la capitale fut installée dans la ville de Mexico-Tenochtitldn où, pour y édifier le nouveau site, on réalisa le tracé, c’est-à-dire, l’organisation de rues droites, se coupant à angle droit et avec des pâtés de maisons réguliers (c’est toujours ainsi à Mexico).


LES COLONS CRÉENT L’ESCLAVAGE
Malheureusement, l’espoir que fondait Cortez de voir s’établir une civilisation chrétienne au Mexique, ne prenait pas le chemin de sa réalisation. Les Indiens croyaient que le christianisme était une religion de blancs. De plus, leurs croyances païennes étaient profondément enracinées dans leur âme. Cortez avait éliminé les sacrifices humains en pratique, mais ces croyances étaient toujours maintenues par la majorité des Indiens et les baptêmes étaient rares. De plus, les colons espagnols, avides de faire fortune rapidement, créèrent I’esclavage.
Cortez écrivit au roi Charles d’Espagne pour l’informer de ses préoccupations pour l’évangélisation de ce peuple, appelant de tous ses vœux l’envoi de missionnaires, religieux et prêtres, préparés pour cette tâche très ardue et de grande envergure.
Les franciscains, dominicains et augustins furent les ordres religieux chargés de l’évangélisation et de la protection des Indiens contre les abus de certains conquistadors. À l’arrivée des premiers religieux, les Indiens furent surpris de voir des conquistadors tant aguerris, s’agenouiller et baiser les pauvres habits de ces moines quasiment pieds nus.
Les premiers Franciscains arrivèrent en 1524. Ils se mirent à évangéliser. Ces prêtres s’intégrèrent à la vie des Indiens et leur prêchèrent la Bonne Nouvelle, que le seul vrai Dieu était le Créateur de toutes choses et qu’il était un Dieu de bonté et d’amour fait homme en Jésus-Christ et mort pour libérer tous les hommes de l’emprise de Satan. S’ils l’acceptaient, leur disaient les franciscains, Jésus leur pardonnerait l’adoration de faux dieux et la pratique antérieure des sacrifices humains.

L’évêque Mgr Zumarraga, premier évêque du Nouveau-Monde, fut nommé protecteur des Indiens par le roi Charles. Il excommunia les dirigeants de l’état.
Cortez, remplacé dans le gouvernement par les officiers royaux, revint en Espagne avec Christophe Colomb, qui ,lui, se rendit à pied au sanctuaire de Guadalupe (bien connu avant les apparitions de Notre Dame à Mexico), dans la province d`Estremadura en Espagne. Il y remercia Notre Dame pour sa protection lors de son périlleux voyage.
En 1530, le roi d’Espagne établit un nouveau gouvernement qui interdit l’esclavage et l’évêque devint «protecteur des Indiens.» Une ère de paix allait débuter, douze années après l’arrivée de Cortez.
Mais les Indiens doutaient des Espagnols. lls étaient conscients de l’énorme différence qui existait entre ceux qui suivaient les enseignements de l’Eglise et les colons qui les ignoraient. Et, connaissant maintenant les nouvelles armes espagnoles, ils préparaient secrètement une révolte sanglante.
Mgr Zumarraga redoutait cette révolte, il se mit à prier et implora Notre Dame afin qu’elle intervienne...

Conception graphique : © C.MEDIA - 2002