PRÉSENTATION

LE MEXIQUE AU XVe SIÈCLE
HISTORIQUE DES APPARITIONS
ANALYSE DE L'IMAGE
LE VOYANT JUAN DIEGO
SIGNES - DÉVOTION - TÉMOIGNAGES
PRIÈRES À NOTRE-DAME DE GUADALUPE
LES LIVRES SUR NOTRE-DAME DE GUADALUPE
DATES DES PÈLERINAGES

PORTRAIT DE MARIE
LE MIRACLE AUJOURD'HUI
LES YEUX DE LA VIERGE
LE MANTEAU ÉTOILÉ

 

 

 

 

LE PORTRAIT DE MARIE
Du jour où le portrait fut transféré dans la nouvelle église, les pèlerins se mirent à visiter le sanctuaire. Des villages entiers venaient honorer la «Mère de Dieu», faisant de longues visites accompagnées de danses symboliques. Certains venaient de très loin, faisant jusqu’à 300 kms.
Cette pratique continue d’ailleurs de nos jours. Il est touchant de voir les futures mamans et les mamans s’avancer à genoux vers ce qui est maintenant une basilique, puis, une fois près de l’autel, offrir leurs petits à la Mère de Dieu en la suppliant de les protéger ou de les guérir s’ils sont malades.

Les indiens ”lisaient” l’image
En 1531, les espagnols étaient tout à fait installés dans le pays. Des missionnaires, Mgr. Zumarraga et beaucoup d’autres franciscains avaient appris la langue pour mener à bien leur mission. Ils dirigeaient la construction de nombreuses églises tout en essayant d’introduire dans la société l’idéal chrétien et de combattre l’idolâtrie des images païennes.
Devant la Tilma, les indiens virent dans l’image de Notre-Dame quelque chose que les espagnols ne pouvaient comprendre.

A cette époque, les indiens écrivaient en hiéroglyphes, aussi, le fait qu’ils la «lisaient» était extrêmement important pour comprendre le but de ces apparitions. Ils contemplaient Marie comme un enfant contemple sa mère. Ils «lisaient» une très belle Dame, debout, devant le soleil, signe qui indiquait pour eux qu’elle était plus grande que le dieu-soleil Huitzilo pochtli qu’ils adoraient. Quant au croissant sous ses pieds, c’était la preuve que leur dieu-lune Tezcatli poca était moins que rien puisqu’il se tenait en dessous de la Dame et il était diabolique puisque noir.
Comme nous vous l’avons indiqué, l’histoire ancienne des Indiens relate, que la comète qui causa d’indescriptibles dégâts était considérée comme un dieu en colère, sous la forme d’un serpent de feu ailé qui cherchait à se venger en exigeant des sacrifices humains.
Beaucoup de Mexicains pensent que c’est ce serpent que Marie a écrasé.
Le fait qu’entourée de nuages, elle soit portée par un ange dénotait qu’elle n’était plus de ce monde puisque le petit enfant ailé l’en tenait éloigné à deux bras.
La broche qu’elle portait au cou avait, au centre une petite croix noire qui rappelait l’emblème des Frères Espagnols et, ses belles mains jointes pour la prière prouvaient qu’il y avait quelqu’un de plus grand qu’elle.
Tout dans cette image leur enseignait donc quelque chose d’important. Tout était parfaitement clair pour les Indiens : I’aspect général de la belle Dame, la signification de ses paroles comme de ses vêtements.
Aussi, la «lecture» de cette image sacrée attira de tout le Mexique des tribus entières venues avec leurs chefs pour embrasser la foi catholique.
Les Espagnols qui ne pouvaient comprendre le sens des sacrifices humains avaient les plus grandes difficultés à persuader les indiens d’abandonner cette pratique. Mais Dieu, qui lit dans les cœurs, envoya la Vierge Marie.
Et c’est ainsi que la vision qu’en eut Juan, les paroles qu’elle prononça «Je suis la Vierge Marie, Mère du vrai Dieu !», le portrait miraculeux qu’elle laissa et ce qu’y virent les aztèques, tout cela contribua à faire disparaître les idoles païennes et à cesser les sacrifices humains.

Etait-il surprenant que Marie, dont le Fils unique avait été sacrifié sur une croix pour la rédemption de l’humanité, veuille sécher les larmes des mères, des sœurs et des amis des sacrifiés, en leur faisant comprendre, par son portrait que les sacrifices humains étaient désormais inutiles. Et ses mains jointes, en supplication, ne prouvaient-elles pas qu’elle intercédait pour eux devant le trône du vrai Dieu invisible.
De plus, ils étudièrent sa silhouette et furent convaincus qu’à une certaine époque, Marie avait habité sur terre, être humain sujet à la mort. Son apparition prouvait donc l’immortalité de l’âme humaine.
En apprenant comment Dieu Tout-Puissant avait pris forme humaine en naissant de la Vierge Marie, puisqu’il avait été crucifié, enterré et ressuscité, les Indiens furent stupéfaits. Si le Fils de Dieu était la victime divine qui s’était offerte au Dieu invisible pour sauver la race humaine, les leurs devenaient complètement inutiles. C’est avec joie que des milliers d’indiens embrassaient la foi catholique chaque jour.

”Fleuve de Lumière”
«ND de Guadalupe» était un nom familier aux Espagnols qui la vénérait à Séville, jusqu’à l’invasion arabe, en 711. La statue fut alors enterrée dans les montagnes de Guadalupe où un berger du diocèse de Tolède la découvrit vers la fin du XIIIe siècle. On lui donna le nom de l’endroit où elle fut trouvée qui est celui d’une rivière qui coule non loin. En arabe, Guadalupe signifie : Fleuve de Lumière. Elle représente la maternité divine de la Vierge. De la main gauche, elle tient l’enfant Jésus et de l’autre un sceptre de cristal.
C’est le roi Alphonse XI qui fit ériger une chapelle en son honneur. On l’agrandit au cours des âges et c’est maintenant une magnifique église, jointe à un monastère et à un séminaire. Christophe Colomb est venu y prier à son retour en remerciement. Il donna le nom de Guadalupe à l’une des îles qu’il découvrit, île devenue française par la suite.
L’apparition forma un lien spirituel entre les uns et les autres créant une nouvelle nation au sud du Rio-Grande, le Mexique, une nation américaine formée par Notre-Dame en personne.

LE MIRACLE AUJOURD’HUI
Le Franciscain Fray Mojica qui a consacré une partie de sa vie à l’étude de cette peinture, considère que les vêtements et l’aspect de Marie sont, en fait, la représentation exacte de ce qu’elle était sur la terre. Sa tenue correspond à ce que portait une jeune fille juive au temps où la Vierge vivait à Nazareth. D’ailleurs il y a encore en Terre Sainte des femmes qui portent la cape sur la robe, tout à fait comme sur le portrait. Et pour finir, ses cheveux sont partagés par le milieu comme c’était l’habitude il y a 2000 ans.
«Nous concluons de tout ceci que cette peinture miraculeuse est un authentique portrait de Marie, la Mère de Dieu.»
Au cours des nombreux voyages qu’il fit en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, il chercha vainement une Madone qui aurait pu approcher de la même perfection ; il n’en a trouvé aucune avec la grâce et la paix de l’image de Guadalupe, et aucune à lui ressembler réellement.

La Vierge porte Jésus en elle
Notre Dame apparaît sur la tilma (poncho) comme une jeune femme au teint olive mesurant environ 1m50. Elle est enceinte, tel qu’en témoignent le ceinturon noué au-dessus de son sein ainsi que la petite fleur (Nahui Ollin) aussi appelée Tamale, sur son sein. La Nahui Ollin pour les aztèques symbolisait la divinité. Cette vraie divinité en Jésus-Christ lui-même est directement sous ce symbole, dans le sein de sa mère. De récentes études démontrèrent que la femme dans l’image était véritablement enceinte.

A son cou, Notre Dame porte une épingle dorée, ornée d’une croix noire. Ceci l’identifie à la religion catholique. Elle se tient debout, priant humblement. Mais elle écrase la tête du serpent de son talon symbolisé dans le croissant de lune sombre que les Indiens adoraient comme Quetzacoatl, son genou gauche légèrement plié, comme si elle allait avancer d’un pas montrant qu’elle est en marche et lutte pour nous (nous sommes son talon (Apocalypse) et c’est nous qu’il mord). Elle est la mère enceinte de Dieu de l’Apocalypse, vêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds.
Saint Michel Archange tient dans une main sa cape qui représente le ciel étoilé et de l’autre il tient sa robe qui représente la terre, Reine du ciel et de la terre. (En retournant l’image du bas vers le haut, on y découvre un magnifique couffin avec un beau bébé dedans qui peut nous indiquer les berceaux renversés mais que Saint Michel protège ou recueille...)

Une Mère pour être aimée
Nous apercevons sur sa main gauche dans le dessin de sa robe son cœur immaculé, plein d’amour et de tendresse avec une petite croix noire visible en plein centre de ce cœur.
Il serait peut-être dangereux pour nous d’essayer de lire trop de symboles dans la tilma, ou de trop en étudier les signes qui s’y trouvent. Cela peut nous distraire de notre Mère. Une mère n’est pas faite pour être étudiée mais bien pour être aimée.
Le portrait est très vivant, I’expression de son visage sublime, humble, tendre, doux et aimable. La vue de son visage peut faire fondre même le cœur le plus endurci. Sa symétrie est belle et gracieuse.
La couleur de la tilma est d’un brillant bleu turquoise. La robe est d’un brun rose. Les couleurs sont brillantes. La science ne peut déterminer ce qui les cause. Si elles avaient été peintes, elles auraient perdu leur éclat depuis longtemps.

Une image non peinte
Le tissu de la tilma est rugueux et ne se prête pas à la peinture. Il ne s’y trouve aucun pigment et aucun coup de pinceau. Il n’y a aucune couleur dans les fibres de la tilma. C’est la seule œuvre d’art dans le monde qui n’est pas peinte !
Le Pape Pie Xll a dit de la tilma : «Cette œuvre n’est pas de ce monde.» L’image de Notre Dame fut empreinte miraculeusement sur la tilma. Les experts de la firme Kodak à Mexico déclarèrent en 1963 que l’image paraissait comme une projection permanente de diapositive sur la tilma.
La tilma était utilisée par Juan Diego com-me un manteau, noué à son cou. Elle pouvait être roulée et attachée pour s’ajuster à la grandeur de son propriétaire. Le bas de la tilma pouvait être relevé près de la taille formant ainsi une sorte de sac pour le transport de légumes ou de fruits. La tilma était tissée à partir de fibres de cactus Maguey, en deux panneaux de 0,50m sur 2m, cousus ensemble sur la longueur. Cette couture est visible sur la tilma en plein centre de l’image. La tête de Notre Dame est tournée vers la droite comme pour éviter cette couture.
L’image est opaque lorsqu’on la regarde du devant, mais vue par derrière elle devient transparente. La beauté extraordinaire de la tilma frappe l’oeil à distance, dans une panoplie de couleurs. L’image défie toute explication humaine et est hors de portée de toute capacité de reproduction. Même si beaucoup de tableaux ont été faits, aucun peintre n’a pu la reproduire.

Tout est miraculeux
Benoit XIV exprimait déjà son étonnement devant une peinture si frêle qui avait bravé les dommages du temps. Il écrivait en 1754 : «Tout est miraculeux dans ce portrait jailli des fleurs cueillies sur un sol complètement aride et qui ne produit que des arbustes épineux. Il est peint sur un tissu si lâche que l’on peut voir le jour à travers. Et pourtant ni sa suprême beauté ni l’éclat des couleurs n’ont été détériorés par l’humidité du lac voisin qui corrode l’or, l’argent et le cuivre. Dieu n’en a fait autant pour aucune autre nation.» Aucun expert, aucun peintre, n’a jamais pu expliquer comment ce portrait avait pu survivre depuis 1531. L’image, en effet, est peinte sur un tissu de cactus filé à la main et grossièrement tissé ; un tissu qui normalement se désintègre en quelques années et qui n’a absolument rien de commun avec une toile de peintre. Et, comme pour déconcerter un peu plus les experts, ce portrait semble fait selon quatre méthodes différentes : à l’huile, à la détrempe, à l’aquarelle et à fresque... ce qui est une contradiction artistique. On peut, séparément, traiter chacune de ces peintures, mais personne ne les a jamais pratiquées ensemble sur une même toile, et personne n’y aurait même songé.
Ces méthodes sont si distinctes dans leur exécution que chacune exige apprêt et solvant spéciaux. Aucune ayant quoi que ce soit en commun, la combinaison est d’autant plus miraculeuse qu’elle est inattendue, surtout sur la même surface. Vu de près, le portrait semble avoir pâli mais, de loin, chaque couleur est intacte. Contrairement à toutes les peintures de cette époque, cette image miraculeuse n’a exigé aucune restauration. On a pourtant essayé de l’améliorer avec les anges par exemple ; ils se sont effacés. Ou en redorant les rayons du soleil, I’or s’est écaillé. La teinte argentée que l’on mit sur la lune, vira au noir et commence à disparaître. Quant à la couronne qu’on lui ajouta sur la tête, elle est maintenant à peine visible.
Même si cet autoportrait de Notre-Dame n’avait pas été soumis à l’épreuve du temps, à l’enthousiasme aveugle des foules ou à la sauvagerie du fanatisme, son message et sa signification auraient pu perdre leur impact. Il faut dire aussi que pendant plus d’un siècle de 1531 à 1647, il ne fut jamais recouvert et souvent, porté solennellement en procession.
À tous moments, les fidèles et les malades pouvaient l’embrasser, même sur le visage et les mains, ou le mettre en contact avec des objets qui auraient pu l’endommager. Pourtant, la peinture resta intacte.
La maladresse d’un orfèvre qui nettoyait le cadre, un certain jour, aurait pu l’endommager car, de l’acide nitrique coula et se répandit le long du côté droit du poncho. Par miracle, I’acide perdit sa nocivité en touchant le tissu et n’y laissa qu’une trace brune que l’on peut voir sur toute les bonnes reproductions.
En 1921, le 14 novembre, au plus fort des persécutions de Calles (Président du Mexique de 1924 à 1928) une bombe puissante fut placée sur l’autel, en dessous du portrait. L’énorme crucifix de bronze, que l’on vénère actuellement dans une chapelle de la basilique, se tordit comme de la cire. Les vitraux et plusieurs décorations de marbres furent pulvérisés. Les boulons qui maintenaient le lourd cadre doré se desserrèrent, mais le verre et l’image bénie furent épargnés. C’est en 1647 qu’on l’avait finalement mis sous verre, mais on l’en retirait souvent, pendant de longues périodes, pour exposer plus directement l’image à la vénération des fidèles.
Maintenant on peut voir mais non toucher !

LES YEUX DE LA VIERGE
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