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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Janvier, mois de la divine enfance de Jésus – La fuite en Egypte

Il n’y a que quelques jours que Jésus habite sur la terre ; il est encore étendu dans son berceau, et déjà son enfance est un objet de terreur pour l’impiété. A peine le cruel Hérode a-t-il reçu la nouvelle de sa naissance, à peine s’est-il fait représenter les prophéties qui annoncent la venue d’un Rédempteur, qu’il forme le dessein de s’opposer lui-même à l’accomplissement des oracles célestes. Il nourrit dans son cœur des projets barbares et sacrilèges. Il sourit d’avance à la pensée de la victoire qu’il se flatte de remporter sur le ciel. L’insensé ! Il ignore qu’une puissance invisible scrute ses pensées les plus secrètes, et se jouera de ses téméraires efforts ! Il ne sait pas que l’œil qui veille sur le berceau de Jésus, lit au fond de son cœur, et connaît ses desseins criminels avant qu’il les conçoive ! Non tyran barbare, tu ne triompheras pas de cet enfant qui paraît aujourd’hui si faible : tu le chercheras pour l’immoler, mais il sera dérobé à ta fureur. Tu as prétendu, dans ta folle impiété, faire varier les décrets éternels ; tu as voulu prouver qu’il était en ton pouvoir de convaincre les Livres saints de mensonge et d’imposture : eh bien, tu vas servir toi-même à l’accomplissement de ces prophéties qui excitent ta rage. En vertu de tes ordres cruels, le sang de l’innocence va ruisseler ; mais le fer de tes soldats n’arrivera pas jusqu’au berceau de Jésus. Une prévoyance surhumaine l’éloignera du théâtre de ta barbarie. Tu ne recueilleras pour tout succès que les malédictions des mères, et ta mémoire odieuse ne vivra dans la postérité que pour être un objet d’opprobre et d’infamie chez toutes les générations.

Avant que la sentence d’Hérode pût être mise à exécution, un ange fut envoyé du ciel pour ordonner à la sainte famille de quitter les lieux soumis à la domination de ce prince cruel, et de partir pour l’Egypte. Mais pourquoi exposer le divin enfant à un voyage si long et si périlleux ? Père céleste ! Ne pourriez-vous pas soustraire votre Fils au couteau du tyran, sans l’exiler sur une terre habitée par des barbares qui ne connaissent pas votre nom ? Ne pourriez-vous pas frapper d’aveuglement les exécuteurs des ordres d’Hérode, ou glacer subitement le bras sacrilège qui oserait approcher le fer du corps de mon Sauveur ? Oui, sans doute ! Vous le pourriez ; mais le moment n’est pas venu de faire éclater votre puissance. D’ailleurs un semblable prodige ouvrirait peut-être les yeux d’Hérode et l’éclairerait sur la noirceur de son crime. Tandis que ce prince cruel, livré à toute la corruption de son cœur, est indigne de recevoir du ciel un avertissement si manifeste. Il attribuera à son imprévoyance l’inutilité de ses mesures déicides, et sa rage forcenée, accrue, s’il est possible, par le souvenir de son impuissance, entretiendra dans son esprit les ténèbres épaisses d’une impiété délirante.

Mais que va devenir le divin enfant dans les régions barbares où l’ont relégué les volontés éternelles ?

 

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