11 juin 2021 : Journée mondiale pour la sanctification des prêtres

A l’occasion de la solennité du Très Saint Cœur de Jésus, sera célébrée la Journée Mondiale de Prière pour la Sanctification des Prêtres.  Pour vous, nous avons extrait des paroles d’homélies du Saint Père pour qu’il nous aide à porter les prêtres dans notre prière. 

Nous devons, en tant que prêtres, nous préparer à guider les autres fidèles, à aider leur foi à mûrir. Nous sentons que c’est nous qui, les premiers, devons ouvrir plus largement nos cœurs. Rappelons-nous les paroles prononcées par le Maître le dernier jour de la fête des Tentes, à Jérusalem : « Jésus, debout, lança à pleine voix : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive celui qui croit en moi !, conformément au mot de l’Écriture : De son sein couleront des fleuves d’eau vive ». Il parlait de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croient en Lui ; car il n’y avait pas encore d’Esprit, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié » ( Jn 7,37-39).  Des fleuves d’eau vive peuvent aussi couler du prêtre, alter Christus, dans la mesure où il boit avec foi les paroles du Christ, en s’ouvrant à l’action de l’Esprit saint. De son « ouverture » à être signe et instrument de la grâce divine, dépend pour finir non seulement la sanctification du peuple qui lui a été confié mais aussi l’orgueil de son identité : « Le prêtre qui sort peu de lui-même, qui oint avec parcimonie − je ne dis pas « jamais » car, grâce à Dieu, les fidèles nous « volent » l’onction −, perd le meilleur de notre peuple, ce qui est capable d’allumer la partie la plus profonde de son cœur de prêtre. Celui qui ne sort pas de lui-même, au lieu d’être un médiateur, se convertit peu à peu en intermédiaire, en gestionnaire. Nous connaissons tous la différence : l’intermédiaire et le gestionnaire « ont déjà reçu leur récompense », et comme ils ne paient pas de leur personne, ni de leur cœur, ils ne reçoivent pas non plus un remerciement affectueux qui vient du cœur. De là vient précisément cette insatisfaction chez certains qui finissent par être tristes, des prêtres tristes et convertis en une sorte de collectionneurs d’antiquités ou de nouveautés au lieu d’être des pasteurs pénétrés de « l’odeur des brebis »  ̶  cela je vous le demande : soyez des pasteurs avec « l’odeur des brebis », que celle-ci se sente ; au lieu d’être des pasteurs au milieu de leur troupeau, et des pêcheurs d’hommes » (Homélie de la Messe chrismale, 28 mars 2013).

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