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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

2e dimanche de l'Avent - Jérusalem est la capitale du Christianisme

Jérusalem, « ville du grand Roi » (Matt 5, 35), « mère de toutes les églises » (P. P. Madros)

Nous n’avons pas encore eu le temps d’oublier la fête du Christ-Roi ! Il l’est de Jérusalem. Et à Sa Mère, nous chantons (ou, au moins, nous chantions) : « Chez nous, soyez Reine ! » Dans toutes ces expressions, toutes figurées, spirituelles et, partant, inattaquables,  nous nous rappelons  que « le royaume de Jésus n’est pas de ce monde » (Jn 18, 36), même s’il est « dans » ce monde et dans cette ville.

Récemment, beaucoup d’Etats ont fait état de leur inquiétude à propos de certaines déclarations sur Jérusalem dans le sens qu’elles « blessaient les sentiments des musulmans ». « Grâce » à la séparation entre Eglise et Etat, ou plutôt avec ce prétexte, les pays « de tradition chrétienne » ignorent et négligent la dimension chrétienne de la Terre et de la Ville saintes, non seulement ses sanctuaires (les premiers et les plus importants, sans pareils, pour tous les chrétiens), mais aussi sa population chrétienne. Il est vrai que la France, pour un certain temps et dans une certaine mesure, a eu de la sollicitude pour les chrétiens du Moyen-Orient, surtout pour ceux du Liban et de la Terre Sainte. Ces temps sont révolus…

En tous cas, Jérusalem est la capitale du Christ : la Croix au Calvaire est son trône, le tombeau vide son éternel palais. Sur Jérusalem-capitale tous les fidèles du Christ s’accordent, mais sont en désaccord par rapport aux capitales administratives : Rome, Antioche, Alexandrie, Constantinople…Jérusalem est la mère : elle unit (Ps 87 (86). Et Jésus aurait voulu « rassembler les enfants de cette ville à la manière dont une poule rassemble ses poussins sous ses ailes »  (cf Matt 23, 37).

« Consolez, consolez mon peuple… Parlez au cœur de Jérusalem » (Is 40, 1 s)

La Révélation commence ici « le Livre de la Consolation ». Consolation, oui, par la rémission des péchés, ou bien, si vous préférez, le pardon. Encore faut-il demander pardon pour l’obtenir ! Au moins du côté des Papes, surtout Jean-Paul II, au Mur Occidental, les souverains pontifes demandent pardon et s’excusent au nom des catholiques.

« Une voix crie » : elle sera celle de Jean-Baptiste. Elle ne crie pas « dans le désert ». Mais elle crie : « Préparez dans le désert les voies du Seigneur ! » Le désert, bien que cela semble démodé, c’est la mortification, le détachement, le dénuement (spirituel !), le désintéressément, précisément loin du tralala des « grands » à l’Hérode ou à la Pilate, loin des conquêtes militaires à l’Alexandre ou à la  Mernéphtah ou à la Ramsès ou à la Barak  ou Cisara, ni à la Josué ou à la David…

« Les vallées seront comblées », celles de l’humilité. « Les montagnes et les collines seront abaissées », celles de l’orgueil, de la vanité, de la suffisance, du complexe de supériorité, du narcissisme personnel, national, de la suprématie des oligarchies et des ploutocraties…

« Ce qui est tordu sera redressé » ! La besogne n’est pas facile ! Changer de cap quand on se rend compte de s’être trompé ou d’avoir péché ?!

D’abord le Précurseur, ensuite le Roi-Messie Sauveur

Pour les contemporains du Baptiste, la pénitence s’impose. Quant à nous, nous avons eu le bonheur de naître chrétiens, après le Christ !  Plus besoin d’attendre sa venue ! Nous n’avons qu’à « puiser aux fontaines du salut, avec joie » et gratitude. Oui, « voici notre Dieu est venu nous sauver » ! Exactement à Jérusalem, la Rédemption a eu lieu : une Rédemption par le Crucifié rejeté par la majorité des Hébreux, Crucifixion rejetée par les Musulmans. Donc, même si la plupart des habitants de Jérusalem sont non chrétiens et ne reconnaissent pas Jésus ni comme Seigneur et Sauveur (pour les musulmans) ni comme « Messie », il reste Roi, sans pompe, sans armée, sans argent, sans harem, sans intrigues, sans effusion de sang. Un jour Jérusalem verra-t-elle un retour à ce grand Amour, centre de l’histoire du salut et de l’histoire tout court ?

Conclusion

En préparation pour la célébration annuelle de la naissance du Roi-Sauveur-Seigneur, nous n’avons pas un meilleur programme que celui que le Seigneur a proposé et prédit dans le Livre de la Consolation : nous combler d’humilité, nous confondre en pénitence, abaisser notre orgueil et notre vanité, sans oublier notre amour-propre, redresser ce qui est tordu, et, pouvons-nous ajouter, dompter ce qui est sauvage et cruel , grâce « à la charité, lien de la perfection » (Col 3, 14). Dans l’Incarnation, nous voyons le Dieu-Amour !

 

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