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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

30 jours pour une effusion de l'Esprit-Saint - 24e jour : Le don de la crainte du Seigneur - 2


Invocation à l’Esprit-Saint : Veni Creator ou chant : Esprit-Saint rosée de tendresse

Prière quotidienne 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
Viens en nous, Père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est dévié.
A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.
Donne vertu et mérite, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen.

 

Lecture : Les Actes des Apôtres, Chapitre 24

https://www.aelf.org/bible/Ac/24

Ecouter la lecture du chapitre 24 des Actes des Apôtres par des frères

 Bible de Jérusalem :

Le procès devant Félix
Cinq jours plus tard, le grand prêtre Ananie descendit avec quelques anciens et un avocat, un certain Tertullus, et, devant le gouverneur, ils se constituèrent accusateurs de Paul. Celui-ci fut appelé, et Tertullus entama l'accusation en ces termes : "La paix profonde dont nous jouissons grâce à toi et les réformes dont cette nation est redevable à ta providence, en tout et partout nous les accueillons, très excellent Félix, avec toutes sortes d'actions de grâces. Mais pour ne pas t'importuner davantage, je te prie de nous écouter un instant avec la bienveillance qui te caractérise. Cet homme, nous l'avons constaté, est une peste : il suscite des désordres chez tous les Juifs du monde entier, et c'est un meneur du parti des Nazôréens. Il a même tenté de profaner le Temple, et nous l'avons alors arrêté. C'est par lui que tu pourras toi-même, en l'interrogeant, t'assurer du bien-fondé de toutes nos accusations contre lui." Les Juifs l'appuyèrent, assurant qu'il en était bien ainsi.
Alors, le gouverneur lui ayant fait signe de parler, Paul répondit :

Discours de Paul devant le gouverneur romain
"Voilà, je le sais, de nombreuses années que tu as cette nation sous ta juridiction ; aussi est-ce avec confiance que je plaiderai ma cause. Tu peux t'en assurer : il n'y a pas plus de douze jours que je suis monté en pèlerinage à Jérusalem, et, ni dans le Temple, ni dans les synagogues, ni par la ville, on ne m'a trouvé en discussion avec quelqu'un ou en train d'ameuter la foule. Ils ne peuvent pas davantage te prouver ce dont ils m'accusent maintenant.
"Je t'avoue pourtant ceci : c'est suivant la Voie, qualifiée par eux de parti, que je sers le Dieu de mes pères, gardant ma foi à tout ce qu'il y a dans la Loi et à ce qui est écrit dans les Prophètes, ayant en Dieu l'espérance, comme ceux-ci l'ont eux-mêmes, qu'il y aura une résurrection des justes et des pécheurs. C'est pourquoi, moi aussi, je m'applique à avoir sans cesse une conscience irréprochable devant Dieu et devant les hommes.
"Au bout de bien des années, je suis venu apporter des aumônes à ma nation et présenter des offrandes : c'est ainsi qu'ils m'ont trouvé dans le Temple ; je m'étais purifié et ne provoquais ni attroupement ni tumulte. Mais quelques Juifs d'Asie ... c'est eux qui auraient dû se présenter devant toi et m'accuser, s'ils avaient quelque chose contre moi ! Que ceux-ci du moins disent, eux, de quel délit ils m'ont trouvé coupable lorsque j'ai comparu devant le Sanhédrin ! A moins qu'il ne s'agisse de cette seule parole que j'ai criée, debout au milieu d'eux : C'est à cause de la résurrection des morts que je suis mis aujourd'hui en jugement devant vous."

La captivité de Paul à Césarée
Félix, qui était fort exactement informé de ce qui concerne la Voie, les ajourna en disant : "Dès que le tribun Lysias sera descendu, je statuerai sur votre affaire." Il prescrivit au centurion de garder Paul prisonnier, mais de lui laisser quelques facilités et de n'empêcher aucun des siens de lui rendre service.
Quelques jours plus tard, Félix vint avec sa femme Drusille, qui était juive. Il envoya chercher Paul et l'écouta parler de la foi au Christ Jésus. Mais comme il se mettait à discourir sur la justice, la continence, le jugement à venir, Félix prit peur et répondit : "Pour le moment, tu peux aller. Je te rappellerai à la première occasion." Il espérait par ailleurs que Paul lui donnerait de l'argent ; aussi l'envoyait-il assez souvent chercher pour converser avec lui.
Après deux années révolues, Félix reçut pour successeur Porcius Festus. Voulant faire plaisir aux Juifs, Félix laissa Paul en captivité.

 

 

Méditation - Les dons du Saint-Esprit

Le don de la Crainte du Seigneur - 2

Pourquoi multiplier les citations ? Religion et crainte sont choses corrélatives, et l'une ne peut demeurer sans l'autre. Ainsi « Corneille était un homme religieux et craignant Dieu (Ac 10,2). Nous devons avoir en nous ce sentiment de la même manière dont le bienheureux Job assure qu'il l'éprouve. » (Jb 31,23). Sous l'empire de cette crainte de Dieu, nous abandonnons tout, nous renonçons au monde, et ainsi que le Seigneur l'a dit, nous nous séparons même de nous. « Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il se renonce lui-même » (Lc 9,23).
Cette crainte divine, rend, soumis à la pauvreté, celui qu'elle pénètre parfaitement et elle l'éloigne du mal. Elle est au premier rang parmi les grâces comme la pauvreté l’est dans la série des béatitudes : le Seigneur a dit, en la plaçant comme le fondement des autres vertus : « Heureux les pauvres d'esprit, parce que le royaume des cieux leur appartient »
Le don de crainte rend notre amour de Dieu plus délicat. Ce sentiment repose sur l'idée que la foi nous donne de la majesté de Dieu, en présence duquel nous ne sommes que néant, de sa sainteté infinie, devant laquelle nous ne sommes qu'indignité et souillure, du jugement souverainement équitable qu'il doit exercer sur nous au sortir de cette vie, et du danger d'une chute toujours possible, si nous manquons à la grâce qui ne nous manque jamais, mais à laquelle nous pouvons résister.
Cette crainte de Dieu n'est pas une crainte servile ; elle devient au contraire la source des sentiments les plus délicats.
Le salut de l'homme s'opère donc « dans la crainte et le tremblement », comme l'enseigne l'Apôtre (1 Ph 2,12). Cette crainte, qui est un don de l'Esprit-Saint, n'est pas un sentiment grossier qui se bornerait à nous jeter dans l'épouvante à la pensée des châtiments éternels. Elle nous maintient dans la componction du cœur, quand bien même nos péchés seraient depuis longtemps pardonnés ; elle nous empêche d'oublier que nous sommes pécheurs, que nous devons tout à la miséricorde divine, et que nous ne sommes encore sauvés qu'en espérance. (Rm 8,24.)
Elle peut s'allier avec l'amour, n'étant plus qu'un sentiment filial qui redoute le péché à cause de l'outrage qu'il fait à Dieu. Inspirée par le respect de la majesté divine, par le sentiment de la sainteté infinie, elle met la créature à sa vraie place, et saint Paul nous enseigne qu'ainsi épurée, elle contribue à « l'achèvement de la sanctification » (2 Co 7,1).

La crainte n'étouffe pas l'amour ; loin de là, elle enlève les obstacles qui l'arrêteraient dans son développement. Les Puissances célestes voient et aiment avec ardeur le souverain Bien, elles en sont enivrées pour l'éternité ; cependant elles tremblent devant sa majesté redoutable. Et nous, couverts des cicatrices du péché, remplis d'imperfections, exposés à mille pièges, obligés de lutter contre tant d'ennemis, nous ne sentirions pas qu'il nous faut stimuler par une crainte forte, et en même temps filiale, notre volonté qui s'endort si aisément, notre esprit que tant de ténèbres assiègent ! « Servez le Seigneur avec crainte, et tressaillez de bonheur en tremblant devant Lui » (Ps 2,2).

 

PrièreMerci Seigneur de nous donner un saint pape et et de saints prêtres qui font descendre sur tous ceux qui les écoutent le Saint Esprit. Nous prions pour que tu donnes tous les dons du Saint Esprit au pape François et à nos pasteurs.
Votre présence, Seigneur, se veut discrète, parfois même difficile à palper ou à ressentir. Il en est ainsi afin de respecter la grande liberté que le Père a voulu donner à chacun de Ses enfants de la terre. Que votre Saint Esprit, par l’intermédiaire de nos prêtres, nous fasse bien accueillir, désirer votre présence. Car alors votre présence deviendra palpable.

 

Une dizaine de chapelet à offrir pour que la Vierge Marie nous accompagne jusqu’à la Pentecôte comme les disciples au Cénacle.

Prier avec le Rosaire permanent

 

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