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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

30 jours pour une effusion de l'Esprit-Saint - 25e jour : Le don de la crainte du Seigneur - 3


Invocation à l’Esprit-Saint : Veni Creator ou chant : Esprit-Saint rosée de tendresse

Prière quotidienne 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
Viens en nous, Père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est dévié.
A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.
Donne vertu et mérite, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen.

 

Lecture : Les Actes des Apôtres, Chapitre 25

https://www.aelf.org/bible/Ac/25

Ecouter la lecture du chapitre 25 des Actes des Apôtres par des frères

 Bible de Jérusalem :

Paul en appelle à César
Trois jours après son arrivée dans la province, Festus monta de Césarée à Jérusalem. Les grands prêtres et les notables juifs se constituèrent devant lui accusateurs de Paul. Lui présentant leur requête contre celui-ci, ils sollicitaient comme une faveur qu'il fût transféré à Jérusalem ; ils préparaient un guet-apens pour le tuer en chemin. Mais Festus répondit que Paul devait rester en prison à Césarée, que lui-même d'ailleurs allait partir tout de suite. "Que ceux donc d'entre vous qui ont qualité, dit-il, descendent avec moi et, si cet homme est coupable en quelque manière, qu'ils le mettent en accusation."
Après avoir passé chez eux huit à dix jours au plus, il descendit à Césarée et, siégeant au tribunal le lendemain, il fit amener Paul. Quand celui-ci fut arrivé, les Juifs descendus de Jérusalem l'entourèrent, portant contre lui des accusations multiples et graves, qu'ils n'étaient pas capables de prouver. Paul se défendait : "Je n'ai, disait-il, commis aucune faute contre la Loi des Juifs, ni contre le Temple, ni contre César." Voulant faire plaisir aux Juifs, Festus répondit à Paul : "Veux-tu monter à Jérusalem pour y être jugé là-dessus en ma présence ?" Mais Paul répliqua : "Je suis devant le tribunal de César ; c'est là que je dois être jugé. Je n'ai fait aucun tort aux Juifs, tu le sais très bien toi-même. Mais si je suis réellement coupable, si j'ai commis quelque crime qui mérite la mort, je ne refuse pas de mourir. Si, par contre, il n'y a rien de fondé dans les accusations de ces gens-là contre moi, nul n'a le droit de me céder à eux. J'en appelle à César !" Alors Festus, après en avoir conféré avec son conseil, répondit : "Tu en appelles à César, tu iras devant César."

Paul comparait devant le roi Agrippa
Quelques jours plus tard, le roi Agrippa et Bérénice arrivèrent à Césarée et vinrent saluer Festus. Comme leur séjour se prolongeait, Festus exposa au roi l'affaire de Paul : "Il y a ici, dit-il, un homme que Félix a laissé en captivité. Pendant que j'étais à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont porté plainte à son sujet, demandant sa condamnation. Je leur ai répondu que les Romains n'ont pas l'habitude de céder un homme avant que, ayant été accusé, il ait eu ses accusateurs en face de lui et qu'on lui ait donné la possibilité de se défendre contre l'inculpation. Ils sont donc venus ici avec moi, et, sans y apporter aucun délai, dès le lendemain, j'ai siégé à mon tribunal et fait amener l'homme. Mis en sa présence, les accusateurs n'ont soulevé aucun grief concernant des forfaits que, pour ma part, j'aurais soupçonnés. Ils avaient seulement avec lui je ne sais quelles contestations touchant leur religion à eux et touchant un certain Jésus, qui est mort, et que Paul affirme être en vie. Pour moi, embarrassé devant un débat de ce genre, je lui ai demandé s'il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé là-dessus. Mais Paul ayant interjeté appel pour que son cas fût réservé au jugement de l'auguste empereur, j'ai ordonné de le garder jusqu'à ce que je l'envoie à César." Agrippa dit à Festus : "Je voudrais, moi aussi, entendre cet homme" - "Demain, dit-il, tu l'entendras."
Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice vinrent en grande pompe et se rendirent à la salle d'audience, entourés des tribuns et des notabilités de la ville. Sur l'ordre de Festus, on amena Paul. Festus dit alors : "Roi Agrippa et vous tous ici présents avec nous, vous voyez cet homme au sujet duquel la communauté juive tout entière est intervenue auprès de moi, tant à Jérusalem qu'ici, protestant à grands cris qu'il ne fallait pas le laisser vivre davantage. Pour moi, j'ai reconnu qu'il n'a rien fait qui mérite la mort ; cependant, comme il en a lui-même appelé à l'auguste empereur, j'ai décidé de le lui envoyer. Je n'ai rien de bien précis à écrire au Seigneur sur son compte ; c'est pourquoi je l'ai fait comparaître devant vous, devant toi surtout, roi Agrippa, afin qu'après cet interrogatoire, j'aie quelque chose à écrire. Il me paraît absurde, en effet, d'envoyer un prisonnier sans indiquer en même temps les charges qui pèsent sur lui."

 

Méditation - Les dons du Saint-Esprit

Le don de la Crainte du Seigneur - 3

Obstacle : C’est d’avoir perdu ou de n’avoir jamais acquis le sens de la grandeur et de l’absolu de Dieu. Attention à ne pas rabaisser Dieu à mes petites affaires. La familiarité avec Dieu tient trop souvent la place de cette disposition fondamentale de la vie chrétienne, et dès lors tout progrès s'arrête, l'illusion s'introduit dans l'âme, et les sacrements, qui au moment d'un retour à Dieu avaient opéré avec tant de puissance, deviennent à peu près stériles. C'est que le Don de Crainte a été étouffé sous la vaine complaisance de l'âme en elle-même. L'humilité s'est éteinte ; un orgueil secret et universel est venu paralyser les mouvements de cette âme. Elle arrive, sans s'en douter, à ne plus connaître Dieu, par cela même qu'elle ne tremble plus devant lui. Le don de crainte permet d'enlever les obstacles au développement de l'amour. L'obstacle au don de crainte, au bien en nous est l'orgueil. C'est l'orgueil qui nous porte à résister à Dieu, à mettre notre fin en nous-mêmes, en un mot à nous perdre.

Le grand danger de la vie spirituelle, c’est de s’arrêter, de se trouver très bien, ou très mal. C’est ne plus vouloir avancer : c’est la tiédeur.
L'esprit d'indépendance et de fausse liberté qui règne aujourd'hui contribue à rendre plus rare la crainte de Dieu, et c'est là une des plaies de notre temps.

Le grand moyen : Développer davantage la reconnaissance et la louange, comme dans les psaumes. La reconnaissance allège et fortifie l’âme. La louange soulève comme un oiseau. « Une âme qui fait oraison, qui dit merci, vole comme une hirondelle. Ceux qui ne font point oraison volent à grande peine, comme une grosse poule », disait François de Sales.

L'humilité seule peut nous sauver d'un si grand péril. Qui nous donnera l'humilité ? l'Esprit-Saint, en répandant en nous le Don de la Crainte de Dieu.

Conservez donc en nous, ô divin Esprit, le Don de la Crainte de Dieu que vous avez répandu en nous dans notre baptême. Cette crainte salutaire assurera notre persévérance dans le bien, en arrêtant les progrès de l'esprit d'orgueil.

 

PrièreSeigneur, choisissez-nous comme disciples et remplissez-nous du Saint Esprit.
Faites que nous devenions de véritables témoins de votre présence en nous.
Que votre Esprit Saint nous montre que nous devons être sans crainte : tout ce qui nous concerne au niveau de notre être, des gens autour de nous, des biens matériels et de notre travail, est entre les mains du Père qui arrange tout en temps voulu.
Que l’Esprit Saint en nous gardant attentifs, fasse fleurir l’admiration et l’émerveillement de ce que fait Dieu pour nous. Amen.

 

Une dizaine de chapelet à offrir pour que la Vierge Marie nous accompagne jusqu’à la Pentecôte comme les disciples au Cénacle.

Prier avec le Rosaire permanent

 

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