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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

30 jours pour une effusion de l'Esprit-Saint - 27e jour : Les fruits du Saint-Esprit - 2

Invocation à l’Esprit-Saint : Veni Creator ou chant : Souffle imprévisible

Prière quotidienne 

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs, et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
Viens en nous, Père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens, lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos ; dans la fièvre, la fraîcheur ; dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse, viens remplir jusqu'à l'intime le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine, il n'est rien en aucun homme, rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, redresse ce qui est dévié.
A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient, donne tes sept dons sacrés.
Donne vertu et mérite, donne le salut final, donne la joie éternelle. Amen.

 

Lecture : Les Actes des Apôtres, Chapitre 27

https://www.aelf.org/bible/Ac/27

Ecouter la lecture du chapitre 27 des Actes des Apôtres par des frères
(extrait du CD audio MP3 - l'intégralité du Nouveau Testament)

 Bible de Jérusalem :

Le départ pour Rome
 Quand notre embarquement pour l'Italie eut été décidé, on remit Paul et quelques autres prisonniers à un centurion de la cohorte Augusta, nommé Julius. Nous montâmes à bord d'un vaisseau d'Adramyttium qui allait partir pour les côtes d'Asie, et nous prîmes la mer. Il y avait avec nous Aristarque, un Macédonien de Thessalonique. Le lendemain, nous touchâmes à Sidon. Julius fit preuve d'humanité à l'égard de Paul en lui permettant d'aller trouver ses amis et de recevoir leurs bons offices. Partis de là, nous longeâmes la côte de Chypre, parce que les vents étaient contraires. Traversant ensuite les mers de Cilicie et de Pamphylie, nous arrivâmes au bout de quinze jours à Myre en Lycie. Là, le centurion trouva un navire alexandrin en partance pour l'Italie et nous fit monter à bord.
Pendant plusieurs jours la navigation fut lente, et nous arrivâmes à grand-peine à la hauteur de Cnide. Le vent ne nous permit pas d'aborder, nous longeâmes alors la Crète vers le cap Salmoné, et après l'avoir côtoyée péniblement, nous arrivâmes à un endroit appelé Bons-Ports, près duquel se trouve la ville de Lasaïa.

La tempête et le naufrage
Il s'était écoulé pas mal de temps, et la navigation était désormais périlleuse, car même le Jeûne était déjà passé. Paul les en avertissait : "Mes amis, leur disait-il, je vois que la navigation n'ira pas sans péril et sans grave dommage non seulement pour la cargaison et le navire, mais même pour nos personnes." Le centurion se fiait au capitaine et à l'armateur plutôt qu'aux dires de Paul ; le port se prêtait d'ailleurs mal à l'hivernage. La plupart furent donc d'avis de partir et de gagner, si possible, pour y passer l'hiver, Phénix, un port de Crète tourné vers le sud-ouest et le nord­ ouest.
Un léger vent du sud s'étant levé, ils se crurent en mesure d'exécuter leur projet. Ils levèrent l'ancre et se mirent à côtoyer de près la Crète. Mais bientôt, venant de l'île, se déchaîna un vent d'ouragan nommé Euraquilon. Le navire fut entraîné et ne put tenir tête au vent ; nous nous abandonnâmes donc à la dérive. Filant sous une petite île appelée Cauda, nous réussîmes à grand-peine à nous rendre maîtres de la chaloupe. Après l'avoir hissée, on fit usage des engins de secours : on ceintura le navire ; puis, par crainte d'aller échouer sur la Syrte, on laissa glisser l'ancre flottante. On allait ainsi à la dérive. Le lendemain, comme nous étions furieusement battus de la tempête, on se mit à délester le navire 19 et, le troisième jour, de leurs propres mains, les matelots jetèrent les agrès à la mer. Ni soleil ni étoiles n'avaient brillé depuis plusieurs jours, et la tempête gardait toujours la même violence ; aussi tout espoir de salut était-il désormais perdu pour nous.
 Il y avait longtemps qu'on n'avait plus mangé : alors Paul, debout au milieu des autres, leur dit : "Il fallait m'écouter, mes amis, et ne pas quitter la Crète ; on se serait épargné ce péril et ce dommage. Quoi qu'il en soit, je vous invite à avoir bon courage, car aucun de vous n'y laissera la vie, le navire seul sera perdu. Cette nuit en effet m'est apparu un ange du Dieu auquel j'appartiens et que je sers, et il m'a dit : Sois sans crainte, Paul. Il faut que tu comparaisses devant César, et voici que Dieu t'accorde la vie de tous ceux qui naviguent avec toi. Courage donc, mes amis ! Je me fie à Dieu de ce qu'il en sera comme il m'a été dit. Mais nous devons échouer sur une île."
C'était la quatorzième nuit et nous étions ballottés sur l'Adriatique, quand, vers minuit, les matelots pressentirent l'approche d'une terre. Ils lancèrent la sonde et trouvèrent vingt brasses ; un peu plus loin, ils la lancèrent encore et trouvèrent quinze brasses. Craignant donc que nous n'allions échouer quelque part sur des écueils, ils jetèrent quatre ancres à la poupe ; et ils appelaient de leurs vœux la venue du jour. Mais les matelots cherchaient à s'enfuir du navire. Ils mirent la chaloupe à la mer, sous prétexte d'aller élonger les ancres de la proue. Paul dit alors au centurion et aux soldats : "Si ces gens-là ne restent pas sur le navire, vous ne pouvez être sauvés." Sur ce les soldats coupèrent les cordes de la chaloupe et la laissèrent tomber.
En attendant que parût le jour, Paul engageait tout le monde à prendre de la nourriture. "Voici aujourd'hui quatorze jours, disait-il, que, dans l'attente, vous restez à jeun, sans rien prendre. 34 Je vous engage donc à prendre de la nourriture, car c'est votre propre salut qui est ici en jeu. Nul d'entre vous ne perdra un cheveu de sa tête. Cela dit, il prit du pain, rendit grâces à Dieu devant tous, le rompit et se mit à manger. Alors, retrouvant leur courage, eux aussi prirent tous de la nourriture. Nous étions en tout sur le navire deux cent soixante-seize personnes. Une fois rassasiés, on se mit à alléger le navire en jetant le blé à la mer.
Quand le jour parut, les marins ne reconnurent pas la terre ; ils distinguaient seulement une baie avec une plage, et ils se proposaient, si possible, d'y pousser le navire. Ils détachèrent les ancres, qu'ils abandonnèrent à la mer ; ils relâchèrent en même temps les amarres des gouvernails. Puis, hissant au vent la voile d'artimon, ils se laissèrent porter vers la plage. Mais ayant touché un haut-fond entre deux courants, ils y firent échouer le navire. La proue, fortement engagée, restait immobile, tandis que la poupe, violemment secouée, se disloquait.
Les soldats résolurent alors de tuer les prisonniers, de peur qu'il ne s'en échappât quelqu'un à la nage. Mais le centurion, qui voulait sauver Paul, s'opposa à leur dessein. Il donna l'ordre à ceux qui savaient nager de se jeter à l'eau les premiers et de gagner la terre ; quant aux autres, ils la gagneraient, qui sur des planches, qui sur les épaves du navire. Et c'est ainsi que tous parvinrent sains et saufs à terre.

 

Méditation - Les fruits du Saint Esprit - 2

Le Saint-Esprit produit en nous de nouvelles affections.
Rm 8,5 : « Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s'affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'esprit s'affectionnent aux choses de l'esprit. Et l'affection de l'esprit, c'est la vie et la paix; Si l'Esprit de Dieu, l'esprit du Christ, habite en nous, nous ne vivons plus selon la chair, mais selon l'Esprit. »

Nous devons bien comprendre et accepter ce fait : nous ne pouvons pas changer nous-mêmes notre ancienne nature, encore appelée le vieil homme, la nature du péché. Nous pouvons y tendre, y aspirer, prier pour cela, mais nous ne pouvons pas nous délivrer nous-mêmes.

La seule solution eet que cette nature charnelle meurt, pour laisser la place à une nature nouvelle, celle du Christ et cela c'est l'œuvre du Saint-Esprit.
Il s'agit d'être et de demeurer uni, attaché au Christ, comme un sarment est attaché au cep dont il tire sa subsistance et sa vie.

L'esprit de vie, dont parle l'apôtre Paul dans sa lettre aux chrétiens de Rome (Chapitre 8), est l'Esprit du Christ. C'et le Seigneur Jésus-Christ qui nous communique son Esprit, lorsque que nous venons et nous attachons à Lui, selon ses propres paroles.
Jn 7, 37-39 : « Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s'écria : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. »
Jn 3,30 : « Il faut qu'il croisse et que je diminue. »

L'œuvre du Saint-Esprit en nous, c'est justement de faire croître la vie, la nature, les sentiments du Christ et de faire disparaître ce qui est de la vieille nature, l'homme du péché.
C'est de cela que Jésus parle dans son discours de Jean 15 : sa nature produite en nous par le Saint-Esprit.
Nous l'avons bien compris, il ne s'agit pas ici du fruit de notre travail, dont parle par ailleurs l'apôtre Jean, c'est à dire le résultat de notre témoignage ou de nos activités dans l'Eglise, mais de la nature du Christ se développant dans nos vies comme le fruit d'une plante qui naît, se développe et vient à maturité.
C'est à cela que nous sommes appelés.

Lorsque l'apôtre Paul écrit : soyez remplis de l'Esprit, il ne parle pas seulement des dons spirituels, mais aussi du fruit de l'Esprit.

Ep 5, 15-18 : « Prenez donc garde de vous conduire avec circonspection, non comme des insensés, mais comme des sages; rachetez le temps, car les jours sont mauvais. C’est pourquoi ne soyez pas inconsidérés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur. Ne vous enivrez pas de vin: c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit. »

La joie, fruit de l'Esprit
Rm 14,17 : « Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit. »
Nous ne sommes certainement pas suffisamment conscients que la joie dont il est question ici fait partie de la nature de Dieu. C'est donc une joie spirituelle dont la nature même et l'inspiration, l'origine, sont bien différentes des joies que les choses du monde peuvent procurer.
Nous pouvons affirmer dès à présent que les joies du monde sont passagères et vite ternies par les épreuves de la vie, tandis que la joie du Saint-Esprit, la joie du Seigneur, demeure, même dans les moments les plus difficiles, parce que sa source est en Dieu.
1 Th 5,16 : « Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. N’éteignez pas l’Esprit. »

La paix, fruit de l'Esprit
L’Esprit de Dieu est un Esprit de paix.
Par le Saint-Esprit, dans notre communion avec Le Père, le Dieu de paix et avec Jésus, le Prince de la paix, nous devenons participants de la nature divine (2 P 1,4) c'est à dire des enfants de Dieu, des enfants de paix.
C'est cette paix d'essence divine qui va modeler notre identité spirituelle, en devenant dans notre vie un élément personnel évident : notre paix.
Ep 2,14 : « Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation »
Comme nous pouvons le comprendre, la paix qui va devenir notre prend sa source dans l'œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus-Christ, dans la réconciliation que par sa croix Il nous a acquise.
Rm 5, 1-2 : « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, à qui nous devons d’avoir eu par la foi accès à cette grâce, dans laquelle nous demeurons fermes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. »

 

Prière : Seigneur, aidez-nous à garder le bon dépôt de la foi. Que le Saint Esprit nous inspire toujours, nous donne cette conviction que, où que nous soyons, quoi que nous fassions, vous êtes toujours avec nous. Votre manteau nous protège des forces de l’adversaire Satan et, en même temps, couvre tous les nôtres, celles et ceux que vous nous avez confiés. Amen.

 

Une dizaine de chapelet à offrir pour que la Vierge Marie nous accompagne jusqu’à la Pentecôte comme les disciples au Cénacle.

Prier avec le Rosaire permanent

 

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 Extrait du livret : Dons et fruits de l'Esprit-Saint, neufs jours de prières et d'enseignements

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