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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

30 mai : Notre-Dame du Sacré-Cœur, Issoudun, France

Au cœur de la Fran­ce, en Ber­ry, la vil­le d’Issoudun est domi­née par une blan­che et légè­re égli­se que sur­mon­te la sta­tue dorée du Sacré-​Cœur. Les pèle­rins qui pénè­trent dans cet­te basi­li­que sont sai­sis par le rayon­ne­ment des mil­liers de lam­pes rou­ges qui brû­lent devant la sta­tue de la Vier­ge, et par les innom­bra­bles pla­ques de mar­bre blanc qui tapis­sent les murailles et disent les grâ­ces mer­veilleu­ses obte­nues par l’intercession de Marie. Ces « ex-​voto », il y en a par­tout, depuis les cryp­tes et les par­vis jusqu’aux voû­tes. Pas un coin, si petit soit-​il, où la recon­nais­san­ce n’ait trou­vé le moyen de se glis­ser pour crier la bon­té, la puis­san­ce de Notre-​Dame du Sacré-​Cœur, que l’on invo­que dans ce sanc­tuai­re sous le beau nom « d’Espérance des déses­pé­rés ».

Issou­dun, capi­ta­le du Bas-​Berry, avait eu à tra­vers les siè­cles et les guer­res, une his­toi­re tour­men­tée. Sans ces­se pillée, dévas­tée, brû­lée, cet­te vil­le s’était pour­tant tou­jours signa­lée par sa dévo­tion envers Marie.

Long­temps, la Vier­ge y fut priée sous le nom de « Notre-​Dame de grand pou­voir ». La Révo­lu­tion, fit dis­pa­raî­tre ce culte, jusqu’au jour où il devait revi­vre de plus bel­le en mon­trant le « grand pou­voir » de Marie sur le Cœur de Jésus.

Le père Chevallier s’était toujours réfu­gié près de Marie, et son immen­se désir du sacer­do­ce fut exaucé. Ordon­né prê­tre, l’abbé Che­va­lier, après un rapi­de minis­tè­re dans de peti­tes parois­ses, se vit, en octo­bre 1854, nom­mé vicai­re à Issou­dun.

Le père Chevallier avait appel dans son cœur, celui de devenir missionnaire.

En sep­tem­bre 1855, le jour de la fête du saint Nom de Marie, l’archevêque de Bour­ges impo­sait à l’abbé Che­va­lier et à son com­pa­gnon, le nom de « Mis­sion­nai­res du Sacré-​Cœur ».

Marie, priée sous ce titre de « Notre-​Dame du Sacré-​Cœur », ne tar­da pas à mon­trer par des grâ­ces écla­tan­tes, son pou­voir sur le Cœur de son divin Fils. Et Jésus sem­blait se plai­re à dire : « Pour pui­ser avec assu­ran­ce dans les tré­sors d’amour et de misé­ri­cor­de que ren­fer­me mon Cœur, adressez-​vous à ma Mère ! »

Les mala­des aban­don­nés, les famil­les dans la détres­se, les pécheurs sur le bord de l’abîme, voyaient le secours venir à eux par l’intercession de Notre-​Dame du Sacré-​Cœur.

Tant de faveurs extra­or­di­nai­res, de mira­cles de grâ­ce, se ver­saient sur les âmes par son entre­mi­se, que bien­tôt, à ce titre de « Notre-​Dame du Sacré-​Cœur », on ajou­ta celui : « d’avocate des cau­ses dif­fi­ci­les et déses­pé­rées ».

La dévo­tion à Notre-​Dame du Sacré-​Cœur se répan­dait non seule­ment en Fran­ce, mais à tra­vers te mon­de, avec autant de rapi­di­té que si elle eût été por­tée par les anges. Jésus vou­lait mon­trer dans tout l’univers la mer­veilleu­se puis­san­ce de sa Mère sur son Cœur.

La Vier­ge, qui se plaît à pren­dre com­me ins­tru­ments les petits et les hum­bles, s’était ser­vie d’un pau­vre enfant qu’on lui aban­don­nait pour l’aider à répan­dre sur le mon­de les tré­sors de misé­ri­cor­de et d’amour du Cœur de son Fils.

Les flots de grâ­ces qui pas­sent par les mains de notre Mère du ciel sont si pres­sés, si abon­dants, si mer­veilleux, que tous ceux qui per­dent cou­ra­ge sous les dif­fi­cul­tés et les pei­nes de la vie, ceux qu’accablent les plus amè­res détres­ses, peu­vent tou­jours espé­rer le secours de Cel­le qui aime à être invo­quée sous le titre de « Notre-​Dame du Sacré-​Cœur, Espé­ran­ce des déses­pé­rés ! »

 

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