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« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

5 septembre 2017 - 20ème anniversaire de la mort de sainte Mère Teresa de Calcutta

Morceaux choisis de notre bulletin n°255 consacré à sainte Mère Teresa de Calcutta
 
 Consulter le bulletin en entier ici
 
Mère Teresa, à l’état-civil Agnès Gonxha Bojaxhiu, est issue d’une famille catholique d’origine albanaise.
 
Les racines de la religiosité de Mère Teresa, que l’on voyait rarement sans son chapelet dans les mains, se trouvent en Macédoine : sa mère, Drana, amenait ses enfants à la messe du matin et priait chaque soir le chapelet avec eux. La petite Agnès y a aussi appris la dimension sociale de la foi : sa mère rendait visite aux malades et aux pauvres.
 
À dix-huit ans, Agnès quitte sa famille, avec l’accord de sa mère, pour se vouer à la mission au sein des Sœurs de Lorette. Elle n’a plus jamais revu sa mère ni sa sœur. Skopje n’est pas seulement la ville natale de Mère Teresa, elle est aussi le berceau de sa vocation spirituelle. En 1922, à l’âge de douze ans, Agnès avait entendu pour la première fois un sermon de jésuites croates qui travaillaient en Inde. Depuis cette époque grandi en elle le désir d’aller en Inde comme missionnaire.
 
Fin 1928, Mère Teresa arrive en Inde, comme novice des Sœurs de Lorette ; elle s’est très rapidement acclimatée à son nouveau pays, a appris le bengali et un peu d’hindi. Un journaliste indien lui a dit un jour : « Mère Teresa, vous n’êtes pas une vraie Indienne de souche, vous avez été nationalisée Indienne. » Elle a répondu : « Je suis plus Indienne que vous. Moi, j’ai décidé de devenir Indienne. Vous, vous n’aviez pas le choix. »
 
Pour comprendre cette préoccupation toute particulière de Mère Teresa pour les plus pauvres, il faut connaître l’épisode central de sa vocation.
 
Elle est donc déjà religieuse depuis une quinzaine d’années, cherchant certainement à mener une vie de sainteté et faisant tout son possible pour y parvenir ; le 10 septembre 1946 cependant, en se rendant en train à sa retraite annuelle, survient un événement décisif. Sur le trajet vers la gare de Calcutta, elle voit les foules de pauvres, car depuis la dernière émeute, des pans entiers de la population tombent dans un dénuement indescriptible. À chaque gare à laquelle s’arrête le train bondé, les conséquences des émeutes sont visibles : des foules de gens dans l’indigence.
 
Pendant ce long trajet en train, elle entend très clairement dans son cœur cette parole de Jésus : « J’ai soif ». Elle l'entend avec une intensité très forte et  ressent dans son cœur l’amour bouleversant de Dieu pour elle.
 
C’est donc au plus profond d’elle-même que Mère Teresa, ce 10 septembre 1946, fait l’expérience que Dieu ne nous aime pas « juste comme ça », mais que ces mots, « J’ai soif », sont l’expression ultime et suprême de l’amour du Seigneur, de son désir profond d’être aimé de ses créatures et de sauver leurs âmes. Jésus a prononcé ces mots sur la croix, car la croix est ce par quoi Jésus tente de nous convaincre de l’amour sans limite de Dieu qui perdure au-delà de la mort.
C’est ainsi que Mère Teresa comprend le point central de sa vocation ; ce "J'ai soif" va transformer sa vie.
 
Lire la suite : la revue n°255

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