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Alfred Pampalon, neuvaine de prière pour les alcooliques et les dépendants

LIBÉRATIONS DE PROBLÈMES DE BOISSON ET DE DROGUES

Le Vénérable Alfred Pampalon peut être considéré comme le Patron des alcooliques et des drogués, de tous ceux et celles que les stupéfiants rendent malades et esclaves. Non parce qu'il dut lui-même lutter contre ce mal, devenu fléau de nos jours, mais parce qu'il s'est révélé le protecteur et le soutien des personnes en lutte contre les narcotiques.

Un jour, Alfred offrit sa vie pour la conversion d'un ivrogne. Il persuada l'un de ses frères de quitter la boisson.

Il a demandé, pendant sa dernière maladie, qu'on ne lui donne pas de morphine, car ce médicament n'a pour effet que d'insensibiliser. Il a accepté qu'on lui fasse une opération fart douloureuse, à condition qu'on l'opère sans sédatif.

 Très tôt après sa mort, Alfred fut invoqué par des gens qui cherchaient à obtenir la guérison de la passion de l'alcool.

Nous lisons dans la revue Sainte Anne (de Beaupré - Québec - où se trouve son tombeau)

« Les pauvres victimes des boissons alcooliques semblent atti­rer l'attention et la pitié du Serviteur de Dieu, et cela d'une façon toute spéciale. Dans l'espace de deux jours, quatre cas de conver­sion étonnante nous ont été signalés de vive voix au Sanctuaire. »

Nous pouvons aussi lire ces lignes du Père Samuel Baillar­geon, rédemptoriste:

«La spécialité du Père Pampalon - et en cela il est peut-être un intercesseur providentiel, c'est le pouvoir qu'il a de délivrer les alcooliques de leur terrible habitude. Au Sanc­tuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, les témoignages affluent de toutes parts."

Lire la vie d'Alfred Pampalon ci-dessous, après la neuvaine.

 

Neuvaine au vénérable Alfred Pampalon

1er jour : 21 SEPTEMBRE SOUTIENS MES PAS

Bon Père Alfred, pendant ta brève vie sur terre, tu as atteint le sommet de la sainteté. Tu t'es dévoué pour les plus démunis. Tu fus un prêtre accaparé par les malheureux, à l'instar du Christ.

Je viens à toi, avec mon lot de souffrances. Que je sois bien portant ou affligé de douleurs, j'ai recours à toi, car je trébuche dans ma marche vers Dieu. J'ai parfois des doutes dans ma foi. Je ne fais aucun progrès dans ma vie chrétienne.

Je te prie pour ma vie corporelle et, plus encore, pour ma vie spirituelle. Prends pitié de moi. Soutiens mes pas pendant mon pèlerinage terrestre. Amen.

 

LA VIE D'ALFRED PAMPALON

C'est à Lévis, dans la province de Québec, que naît Alfred Pampalon, le 24 novembre 1867.

Très tôt, le jeune Alfred révèle la pureté de son âme, l'esprit de prière et la serviabilité sans calcul.

Une grande tristesse se mêle un jour à sa joie enfantine. Sa maman, celle qu'il aime le plus sur terre, va mourir. Près du lit, le jeune Alfred, qui n'a que cinq ans, a les larmes aux yeux. Il regarde une image de Marie. C'est elle· qui sera sa Maman.

Il étudie au Collège de Lévis. Il ne respire que bonté. Il aime rire et répand la joie. C'est un sportif de première force, un champion dans tous les jeux. Il est le modèle de tous les étudiants qui lui portent beaucoup d'estime.

A 17 ans et demi, il est terrassé par la maladie.

C'est une inflammation de poumons. Il reçoit les derniers sacrements. Toute sa famille est alarmée. Personne n'oublie que, près de là, au sanctuaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, règne la sainte de la tendresse, la bonne sainte Anne. On la supplie d'obtenir de son Petit-Fils Jésus la guérison d'Alfred.

Il guérit. . . Dès que les forces sont revenues, Alfred s'engage à pied sur la route qui le mène de Québec à la basilique de sainte Anne. C'est en fils de saint Alphonse, en Rédemptoriste, qu'Alfred veut vivre désormais. Il devra se rendre en Belgique pour étudier et devenir prêtre.

Le 2 octobre 1892, il devient prêtre. Le jeune Alfred Pampalon révèle un cœur d'apôtre. Il imite le Rédempteur. Il va d'instinct vers les petits et les souffrants. Il les attire vers Dieu et pacifie les cœurs.

D'humeur très douce, il se montre toujours aimable, d'une amabilité qui jaillit de son amour pour le Seigneur. Il prend sa force dans l'Eucharistie.

Mais voilà que les symptômes de la tuberculose commencent à se révéler. Alfred va souffrir et mourir. Le 4 septembre 1895, Alfred Pampalon quitte la Belgique et revient au Canada. La sainteté du père Alfred atteint sa maturité dans le creuset de la souffrance.Il peut encore, pendant quelques mois, exercer du ministère à la basilique. Il prêche, entend des confessions, dirige les âmes, réconforte les pauvres, baptise.

Le mal gagne du terrain. En août 1896, l'hydropisie affecte les jambes, le corps, même le visage. Les forces déclinent. En septembre, le malade n'est plus qu'une plaie. Tout son corps est atteint. Le soir du 29 septembre 1896, le moribond, très lucide, prie sans cesse. Il soupire de sa voix éteinte : « 0 mort ... , o sainte mort ... , viens ... , viens! » ll ajoute : « Qu'on est heureux... de souffrir pour Jésus ! Je veux ... aller au ciel. .. voir Jésus et Marie. . . ».

Voilà que, soudainement, il se dresse sur son fauteuil et, d'une voix forte, comme s'il était en pleine santé, entonne le Magnificat. Il le chante en entier. Comme Marie, il chante son merci au Seigneur. Il chante, car il est au seuil de la patrie. Il verra Jésus ! Il verra Marie ! Puis, toujours à voix haute, il s'écrie : « Vive Jésus, Marie et la bonne sainte Anne ! »

Le 30 septembre, un peu avant huit heures du matin, le bon père Alfred ouvre les yeux, comme dans une vision. Il rend le dernier soupir. La Vierge elle-même est venue le chercher.

Que de ressemblance entre lui la fleur de Lévis, et Thérèse, la fleur de Lisieux ! Les deux partent pour le ciel à l'aube de leur existence.

À une année d'intervalle, jour pour jour, un 30 septembre. Tous deux ont tellement souffert ! Pour Dieu, pour les missions, pour les pécheurs !

Il a 28 ans, 10 mois. La lampe de sa vie s'est éteinte. L'héroïcité des vertus d'Alfred fut proclamée officiellement par le pape Jean-Paul II le 14 mai 1991. Alfred Pampalon est Vénérable. Il nous reste à espérer qu'il sera bientôt béatifié et canonisé.

 

 

 

 

 

 

 

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