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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Arméniens, Orthodoxes et Franciscains unis pour restaurer le tombeau du Christ !

La reconstruction de l’édicule du Saint-Sépulcre est en cours à Jérusalem.

Discrètement, les Églises de Terre Sainte, gardiennes de la Basilique de la Résurrection, ont envisagé les travaux qui s’imposaient pour sauvegarder l’édicule du Saint-Sépulcre : le dôme qui recouvre le tombeau du Christ, et qui montrait des signes de fragilité.

L’unité des chrétiens lézardée… enfin consolidée

Le début de ces travaux inédits a donné lieu à une cérémonie étonnante. Grec-orthodoxes, Franciscains et Arméniens ont bénis les échafaudages avec une belle unité. Le mortier de l’édicule, en mauvais état, n’assure plus la cohésion des blocs de marbres de l’édifice. La grande fréquentation des lieux aggrave les dégradations. Le souffle des visiteurs augmente l’humidité ambiante et les cierges donnent des « coups de chaud » au mortier, provoquant des dépôts noirs et huileux.

Conception bancale

Par ailleurs, toute la structure, a des défauts de conception. Pour la défense de Nikolaos Komneno, l’ingénieur de l’édicule, bâti en 1809, a souhaité conserver les vestiges du ou des édicules précédents, plaçant les plaques de marbre en couverture. Ce souci de conservation, honorable, se paie au prix de la stabilité de son ouvrage « construit de façon fragile dans une structure instable »  pour reprendre une expression de Martin Biddle dans son livre, La tombe du Christ. Le chantier actuel prévoit de restituer intégralement le sanctuaire, sans ajouts. Le Père Athanasius Macora, responsable franciscain du statu quo détaille : « Le sanctuaire doit rester tel qu’il est, juste être consolidé. Les poutres d’acier qui entourent l’édicule seront retirées et l’édicule s’en trouvera plus beau, mais la restauration sera très conservatrice, il n’y aura pas de nouveaux ajouts. »

De l’Acropole au Saint-Sépulcre

Débutés fin mai, après la Pâque orthodoxe, les travaux de restauration devraient durer de 8 mois à un an, et ils emploient environ 70 personnes. Le budget est estimé entre 2,5 et 3 millions d’euros, cette somme étant supporté équitablement entre Grecs-orthodoxes, Franciscains et Arméniens. Mais Marie-Armelle Beaulieu, rédactrice en chef de Terre Sainte magazine ajoute que des sponsors grecs souhaitent participer au chantier. Même le roi Abdallah II de Jordanie a annoncé être prêt à une « makruma », une « action noble ». Les tailleurs de pierre et les marbriers proviennent de l’Acropole d’Athènes. La coordinatrice du chantier, Antonia Maropoulou, ingénieur de l’École Polytechnique d’Athènes, explique dans un entretien àTerrasanta que l’équipe a le souci de garder le site ouvert aux pèlerins pendant toute la durée du chantier. Tout le travail, qui pourra être accompli hors de l’édifice, le sera pendant le jour, et le tombeau ne sera donc fermé que la nuit.

« Ce tombeau est le lieu le plus vivant du monde »

Elle-même chrétienne grec-orthodoxe, Antonia Maropoulou voit sa mission comme un travail très exigeant, « un grand défi ». Elle assure : « Je me sens bénie d’avoir une telle responsabilité (…) Pour nous, le saint tombeau de Jésus est l’endroit le plus vivant au monde. Lors de la fête de la Pâque, nous célébrons la vie et l’espoir. Pour moi, cet endroit signifie l’espoir, la vie et de la résurrection ».

 

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