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« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Chapelet des 7 douleurs de Marie

Chapelet des 7 douleurs de Marie

La fête de Notre Dame des Douleurs est le 15 septembre. Le 2 février, fête de la Présentation de Jésus au Temple est un jour adapté pour prier ce chapelet. Car Syméon vient d’apprendre à Marie que son cœur serait comme transpercé par une épée.

Le chapelet - ou couronne - des Sept Douleurs de la Vierge Marie permet de méditer sur la manière dont Notre Dame fut associée pendant toute sa vie à l'œuvre rédemptrice accomplie par son divin Fils. Il est lié depuis les XIVème et XVème siècles à l'approfondissement du mystère de la Compassion de Marie et a été diffusé spécialement par les mystiques rhénans et par l'Ordre des Servites de Marie (fondé au XIIIème siècle à Florence).

Le chapelet des sept douleurs de la Vierge Marie possède 59 grains, ou 52 grains et 7 médailles représentant les 7 douleurs de Marie à méditer. Voici comment le réciter.

On commence par les 7 groupes de 7 grains.

Sur la médaille, on énonce le mystère, l’intitulé de la douleur infligée à Marie. Voici les 7 douleurs, dans l’ordre:

  1. Le vieillard Siméon annonce à Marie qu'un glaive de douleur percera son âme.

Lc 2,25-35: Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint reposait sur lui. Et il avait été divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit: «Maintenant, Souverain Maître, tu peux, selon ta parole, laisser ton serviteur s'en aller en paix; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples, lumière pour éclairer les nations et gloire de ton peuple Israël.» Son père et sa mère étaient dans l'étonnement de ce qui se disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère: «Vois! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction - et toi-même, une épée te transpercera l'âme! - afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs.»

  1. La fuite en Egypte.

Mt 2,13-15: Après leur départ, voici que l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: «Lève-toi, prends avec toi l'enfant et sa mère, et fuis en Egypte; et restes-y jusqu'à ce que je te dise. Car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr.» Il se leva, prit avec lui l'enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Egypte; et il resta là jusqu'à la mort d'Hérode, pour que s'accomplît cet oracle prophétique du Seigneur: D'Egypte j'ai appelé mon fils.

  1. La disparition de Jésus.

Lc 2,41-52: Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête.

Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem. Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. A sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! Ton père et moi, nous te cherchons, angoissés.» Et il leur dit: «Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père?» Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il venait de leur dire. Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.

Quant à Jésus, il croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes.

  1. Marie voit son Fils chargé de la croix.

Lc 23,27: Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.

  1. Marie au pied de la Croix.

Jn 19,25-27: Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: «Femme, voici ton fils.» Puis il dit au disciple: «Voici ta mère.» Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui.

  1. Marie reçoit le corps inanimé de son Fils.

Jn 19,38-40: Après ces événements, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps. Nicodème - celui qui précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus - vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d'aloès, d'environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de linges, avec les aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs.

  1. Marie au tombeau de Jésus.

Jn 19,41-42: Or il y avait un jardin au lieu où il avait été crucifié, et, dans ce jardin, un tombeau neuf, dans lequel personne n'avait encore été mis. A cause de la Préparation des Juifs, comme le tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.

On récite ensuite un Notre Père.

Sur les 7 grains qui suivent on récite 7 Je vous salue Marie.

Après chaque Je vous salue Marie, on récite l’invocation suivante: «Priez pour nous Vierge de douleurs, que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ»

On termine le chapelet sur les trois grains du début. On récite 3 Je vous Salue Marie et 1 Notre Père sur la médaille principale de Notre Dame des 7 Douleurs.

On peut réciter le Je vous salue Marie traditionnel ou le remplacer par le Je vous salue Marie de Notre Dame des Douleurs de saint Bonaventure, dont voici le texte:

«Je vous salue Marie, pleine de douleurs, le Seigneur crucifié est avec vous. Vous êtes éplorée entre toutes les femmes, et Jésus le fruit béni de vos entrailles, est éploré. Sainte Marie, Mère de Jésus crucifié, donnez nous vos larmes, nous qui avons crucifié Votre fils, maintenant et à l’heure de notre mort! AMEN.»

Différentes manières de réciter ce chapelet sont possibles.

On peut, avant de commencer le chapelet et/ou à la fin, réciter:

Le Stabat Mater Dolorosa, très belle prière:

Debout, la mère des douleurs, près de la croix était en pleurs, quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante toute triste et toute dolente, un glaive la transperça.

Qu'elle était triste, anéantie, la femme entre toutes bénie, la Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait, cette tendre Mère pleurait, son Fils mourant sous ses yeux. Quel homme sans verser de pleurs verrait la Mère du Seigneur, endurer si grand supplice?

Qui pourrait dans l'indifférence
contempler en cette souffrance
la Mère auprès de son Fils?

Pour toutes les fautes humaines, elle vit Jésus dans la peine et sous les fouets, meurtri, Elle vit l'Enfant bien aimé mourir tout seul, abandonné et soudain rendre l'esprit.

O Mère, source de tendresse, fais-moi sentir grande tristesse, pour que je pleure avec toi. Fais que mon âme soit de feu dans l'amour du Seigneur mon Dieu : que je lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer les plaies de Jésus crucifié en mon cœur très fortement. Pour moi, ton Fils voulut mourir, aussi donne-moi de souffrir, une part de ses tourments. Pleurer en toute vérité, comme toi près du crucifié, au long de mon existence.

Je désire auprès de la croix, me tenir, debout avec toi, dans la plainte et la souffrance.

Vierge des vierges, toute pure, ne sois pas envers moi trop dure, fais que je pleure avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort, revivre le douloureux sort, et les plaies, au fond de moi. Fais que ses propres plaies me blessent, que la croix me donne l'ivresse
du sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles. O Vierge, assure ma tutelle
à l'heure de la justice.

O Christ, à l'heure de partir, puisse ta Mère me conduire
à la palme de la victoire. A l'heure où mon corps va mourir, à mon âme fais obtenir
la gloire du paradis.

 

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