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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Circulation d’amour – Episode 37

Difficile à vivre, j’espère trouver les réponses à mes questions. De plus après la vente de la société, les vacances en Corse, m’avaient permis de me reposer. Je me sentais réellement comme neuf, métamorphosé, débarrassé des charges et des soucis de l’entreprise. Mais la véritable métamorphose allait arriver plus tard comme je vous l’ai décrit, même si je ne le savais pas encore à ce moment-là.

J’avais donc vécu une conversion, ce mot que je n’avais employé jusqu’à présent que sur les pistes de ski, j’en comprenais tout le sens maintenant en terme de spiritualité.

Nous étions en octobre 2007, un des résultats concrets de ce pèlerinage s’était matérialisé par le fait que chaque dimanche matin, j’avais ajouté à mon planning dominical, ma présence à la messe.

Depuis mon adolescence mes relations avec l’Eglise s’étaient pour le moins espacées, je n’assistais qu’une seule fois tous les deux ans, à la messe du 15 août. Je trouvais d’ailleurs que la liturgie n’était souvent que trop de répétitions, de telle façon que les fidèles puissent se souvenir de la célébration sans trop réfléchir, une méthode bien huilée d’après moi pour annihiler les consciences en quelque sorte.

Jamais au grand jamais je n’avais ressenti quoi que ce soit pendant le déroulement d’une messe si ce n’est éventuellement qu’un peu d’ennui dans la durée à l’exclusion de certaines homélies.

Par contre, depuis ce pèlerinage, en assistant à la messe, j’avais constaté que j’étais régulièrement envahi par des trop pleins d’émotions. Les lectures de l’évangile et des psaumes qui le précédaient, que j’écoutais avec attention, me semblaient quelquefois comme personnellement adressées. Là encore, le reste des fidèles présents, ne jouait aucun rôle dans ma façon de ressentir émotionnellement les paroles de la Bible et les chants qui l’accompagnaient. Je ne subissais absolument pas de phénomène de foule, je vivais cela plutôt seul avec ma conscience sans relation avec le monde extérieur concentré sur l’amour qui régnait en moi. En dehors de l’homélie, je commençais à comprendre l’importance de l’eucharistie, et de l’instant qui la précédait quand le prêtre disait ou entonnait « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le pêché du monde, je ne suis pas digne de te recevoir mais dit seulement une parole et je serai guéri ». Cette phrase résonnait en moi de manière si forte que souvent les larmes prenaient le pas sur ma sérénité et ma volonté...

 

 

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