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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Découvrir le vénérable Alfred Pampalon - Patron des alcooliques et des toxicomanes

Contexte de l’époque
Alfred vit à la fin du 19ème siècle, en une époque troublée et difficile, mais riche de renouveau. Dans la société d’alors, la pauvreté s’accentue, et la révolte gronde. Nous ne sommes pas loin de la révolution bolchévique de 1917. Dans le monde strictement religieux, ce n’est guère mieux. La crise de la foi s’accentue. Le culte de la raison, de la science et du progrès, favorise le mépris de l’Eglise, une Eglise qu’attaque la franc-maçonnerie. Beaucoup dans le monde intellectuel se moquent du surnaturel. Le culte de l’humanité veut supplanter le culte d’un Dieu personnel. Se profile aussi le spectre du Modernisme. Pourtant tout n’est pas sombre. La vie intérieure fleurit. Vivent aussi de grands saints : Jean Bosco, Thérèse de Lisieux, Dominique Savio,...C’est en ces temps d’ombres et de lumières que vécut Alfred Pampalon.

Origines
Ses ascendants, d’origine française (de Bordeaux), sont arrivés au Canada en 1695.
9ème enfant d’une famille de 12, il naquit dans une famille chrétienne très pieuse, le 24 novembre 1867 à Lévis, paroisse mariale d’une petite ville située face à la ville de Québec, séparée d’elle par le fleuve Saint-Laurent.
Le père d’Alfred - entrepreneur maçon - participe notamment à la construction de l’ancienne l’église, devenue basilique, Sainte-Anne-de-Beaupré. Très tôt, Alfred nourrit une dévotion particulière à sainte Anne.
Sa maman meurt des suites de la naissance du 12ème enfant. Avant de mourir, elle réunit ses enfants et leur dit : « Je vous confie à votre Mère du Ciel... La Vierge Marie vous tend les bras... Aimez-la beaucoup... Priez-la beaucoup ». Nouveau saint Jean, Alfred restera toujours près de Marie, à l’aimer.
Alfred est un enfant humble, doux, joyeux et très pieux. Il se rend régulièrement à l’église pour prier. Il communie et se confesse chaque semaine. C’est lors d’un pèlerinage à Sainte-Anne-de-Beaupré qu’il décide de sa vocation : il veut être rédemptoriste.
A 14 ans, il tombe gravement malade ; il comprend que le Seigneur le veut tout à Lui. Cette étape de la maladie marque une avancée décisive dans sa vie de sainteté : prière fervente, maturité humaine et spirituelle supérieure, modèle pour tous.
Une seconde maladie, une pneumonie grave, affermit son dessein de se consacrer à Dieu : « C’est là que Dieu m’attendait et m’inspira l’idée de réaliser mon dessein par le lien irrésistible du vœu. Je le Lui ai promis s’Il m’accordait la guérison et, en effet, mon état s’améliora et mon mal disparut... Je suivis donc l’exemple de mon frère pour m’enrôler sous la bannière de saint Alphonse. »
Alfred ne fait rien sans prier et consulter, surtout lorsqu’il s’agit d’orienter sa vie.

Il garde de sa maladie un aspect maladif, le teint pâle, les lèvres gercées, et la voix faible.

Le 22 juillet 1886, il part pour la Belgique afin de faire son noviciat à la Congrégation du Très-Saint Rédempteur, ayant remis sa vocation entre les mains de celle qu’il aime tant, la Vierge Marie.
Arrivée au noviciat de Saint-Trond, il est heureux de lire au-dessus de la porte d’entrée : « Mère de Dieu, sois pour celui qui entre ici, la porte du Ciel ». Alfred prend l’habit du Rédemptoriste le 8 septembre 1886, il n’a pas encore 19 ans. Père Adalbert Guillot dit à son sujet : « Je le vois encore à la chapelle du noviciat, très longtemps à genoux devant l’image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, et le regard doucement fixé sur sa bonne mère. »

Le 8 septembre 1887, fête de la Nativité de Marie, il prononce joyeusement avec toute l’ardeur de sa jeunesse, les vœux simples et perpétuels de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Comme tout Rédemptoriste, il y ajoute le vœu et le serment de persévérance. Alfred écrit : « Dans ma cellule, j’ai deux professeurs la Sainte-Vierge, notre bonne Mère, et saint Joseph. Je les prie de me questionner. Il me semble les entendre tour à tour m’interroger sur les matières prescrites pour l’examen.... Cette sainte compagnie me fait éviter l’ennui et les distractions pendant ces longues heures de solitude. »

Prêtre à jamais
Au commencement de toute œuvre d’envergure, il y a une résolution énergique. Pour qui veut atteindre les sommets de la perfection chrétienne, il faut, bien sûr, l’aide divine, mais aussi une forte volonté. Alfred Pampalon écrit : « J’ai promis à ma bonne Mère de devenir saint ! Et ma confiance en elle me le fait espérer ! »
Il copie ce texte : « Ô prêtre, tu n’es plus toi-même... Tu n’es plus à toi, car tu es serviteur et ministre du Christ. Tu n’es plus à toi, car tu es l’époux de l’Eglise. Tu n’es plus à toi, car tu es médiateur entre Dieu et les hommes. Tu n’es pas de toi, car tu n’es rien. Qui es-tu donc, prêtre ? Rien et tout. Ô prêtre, prends garde qu’on dise de toi ce qui fut dit du Christ souffrant : “ Il a sauvé les autres ; il ne peut se sauver “ »
Le 4 octobre 1892, il est ordonné prêtre. « Je suis prêtre », dit-il, « et, comme tel, je dois être victime ». Il deviendra par ses souffrances, l’hostie de l’offrande.
Un cœur d’apôtre
Il supplie Marie et saint Joseph : « J’implore votre lumière afin que je puisse distinguer le vrai zèle qui a pour compagnes la prudence, l’humilité, et la simplicité, du faux zèle qui a pour compagnes l’imprudence, la vantardise et la recherche de soi-même ».
« Il n’y a qu’un seul mal, le péché, et qu’un seul bien, Dieu ».

La volonté de Dieu dans l’observance
« Mon mot d’ordre », se propose le bon Alfred, « doit être la volonté de Dieu ».

Son humilité
Pour le bon père Alfred, « de tous les vices, il n’en est aucun qui ait tant arrêté d’âmes dans le chemin de la piété que l’orgueil. De l’esprit de vanité vient le désir immodéré de paraître, de réussir dans tout ce que l’on fait ».

Sa chasteté
« Nous devons travailler à garder pur ce corps destiné comme celui de la Sainte Vierge à être le temple du Saint-Esprit. Gardons purs ces yeux destinés à contempler éternellement l’adorable humanité de Notre Seigneur Jésus Christ. Gardons pure cette langue destinée à annoncer la Parole de Dieu et à prononcer les paroles de l’absolution. Gardons pures ces mains destinées à porter le Corps adorable de notre Sauveur, à l’exemple de la bienheureuse Vierge Marie. Enfin, soyons, à l’exemple de Marie, un miroir vivant de pureté, non seulement pour nous-mêmes, mais aussi pour les autres ».

La famille céleste
Sa dévotion favorite est pour la Sainte Famille de Nazareth. Toute sa vie, il a recours à Jésus, à Marie et à Joseph. Il la conjure de faire de lui un fervent religieux, un prêtre selon le cœur de Dieu, un apôtre animé d’un véritable zèle. Il porte aussi une grande dévotion aux saints anges, à son Ange Gardien en particulier, et aux âmes du Purgatoire.

Le culte de l’Eucharistie
Alfred aimait son Dieu, le Seigneur Jésus-Christ. Il vénérait le Sacré-Cœur de Jésus. « L’Eucharistie sera pour nous cette Source d’eau vive dont parle Jésus, une Source d’eau jaillissante en vie éternelle ».

Un tendre amour pour Marie
« Nous avons au ciel une mère et c’est la Bienheureuse Vierge Marie. Elle a pour mission de nous secourir. Aussi la Sainte Eglise proclame-t-elle Marie Secours des chrétiens. Daigne Notre-Dame du Perpétuel Secours nous assister de ses lumières !  Jésus Christ est la Source de toutes les grâces, la Bienheureuse Vierge Marie est le canal par lequel les grâces parviennent jusqu’à nous. Ainsi l’a voulu notre Divin Rédempteur, d’une part pour glorifier sa Mère et la récompenser de ce qu’elle a coopéré avec tant d’amour à notre salut, d’autre part pour nous inspirer une plus grande confiance... C’est donc le moment de dire qu’en trouvant Marie, on trouve tous les biens ».
« Que n’ai-je pour vous tout l’amour que Dieu le Père vous porte comme à sa Fille bien-aimée, tout l’amour que Dieu le Fils vous porte comme sa Mère chérie, tout l’amour que Dieu vous porte comme à son Epouse bénie ! Du moins, ô tendre Mère, je veux vous témoigner l’amour du plus tendre des fils envers la plus tendre des mères. Non, je ne veux pas que d’autres vous aiment plus que moi ! »


Le magnificat de sa vie
Malade depuis de nombreuses années, son état de santé s’aggrave.
C’est en ce jour de la Maternité de Marie qu’Alfred Pampalon lui écrit sa dernière prière : « Jésus, Marie, Joseph, Alphonse. Ô Jésus, mon bien-aimé Rédempteur, ô Marie, ma bonne Mère, ô Joseph mon glorieux protecteur, me voici prosterné à vos pieds. Daignez agréer l’offrande que vous fait de tout lui-même le plus indigne de vos serviteurs.
Je renouvelle les promesses de mon baptême et de ma profession, renonçant à Satan, à ses pompes et à ses œuvres, et renouvelant mes vœux de chasteté, d’obéissance et de pauvreté, ainsi que mon vœu et mon serment de persévérance. Je me consacre entièrement à vous, vous consacrant mon esprit et toutes ses pensées, mon cœur avec toute ses affections, mon corps avec tous ses sens, ainsi que toutes mes actions et toutes mes souffrances, me proposant de tout faire et de tout souffrir en vue de la plus grande gloire de Dieu, en vue de ma propre sanctification et en vue de la sanctification du prochain. Le tout en union avec vous. Ex amore Jesu et Mariae et Josephi ».

Le bon Alfred n’est plus qu’une plaie. Tout son corps est atteint. Nulle position ne lui procure de repos. Il ne peut même plus s’étendre sur son lit. La faim le tenaille, mais il ne peut digérer. La soif le torture. Le jour ne lui procure aucun repos, et la nuit est interminable. C’est la souffrance à l’état pur et, cependant, le malade refuse la morphine qui le soulagerait. Pendant cette dernière maladie, il a constamment sur son lit ou dans sa main une image de la Sainte Vierge.

Le 30 septembre 1896, peu avant huit heures du matin et alors qu’il était entré en agonie à six heures du matin, le bon père Alfred ouvre subitement les yeux, les fixe au ciel en souriant, comme dans une vision. Il reste ainsi quelque temps, comme s’il voyait quelqu’un. Il rend alors le dernier soupir. La Vierge était venue elle-même le chercher !
Alfred est parti vers son Dieu par la voie la plus droite, à Jésus par Marie. Il a 28 ans, 10 mois et 6 jours. Immédiatement après la mort d’Alfred, les prières montent vers le ciel. Le « saint » qui aimait tant Marie est invoqué, à Lévis, à Québec, à Montréal, aux Etats-Unis, ailleurs même.

Déclaré Vénérable le 14 mai 1991 par le pape Jean-Paul II, nous vous proposons ci-dessous la prière de dévotion à Alfred Pampalon. Qu’il vous accompagne dans votre vie plus particulièrement dans les moments de souffrance.


Prière :
Cher père Alfred, je t’adresse ma prière, je te crie ma souffrance. Viens à mon secours, obtiens-moi les faveurs que je désire. Tu es le protecteur reconnu des personnes qui souffrent dans leur corps, dans leur cœur et dans leur âme. tu t’occupes spécialement des alcooliques et des toxicomanes ; tu es leur protecteur vénéré. Tu as libéré tant de personnes de la dépendance de la drogue et de la boisson. Libère-moi aussi de ce mal, je t’en prie, et libère les personnes que je te recommande, surtout les membres de ma famille. Je viens à toi avec confiance. Je t’en prie pour moi et pour ceux et celles qui me sont chers. Étends ton assistance à toute l’Église et au monde entier. Amen.

 

D’après la biographie du père Gérard Desrochers, Rédemptoriste
 « Alfred Pampalon - Il aimait Marie Il aimait sainte Anne »

 

Voir la médaille avec relique de contact du Vénérable Alfred Pampalon

Découvrir la neuvaine au vénérable Alfred Pampalon

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