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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Dernière veillée des JMJ

La veillée, c’est l’apothéose des Journées mondiales de la jeunesse, avant la messe de clôture présidée par le pape.

Une dernière nuit tous ensemble, avant de se quitter et de repartir pour son pays. La veillée est un moment très important pour les JMJistes. Des concerts ont suivi le départ du pape François, samedi soir, jusqu’à 23 h. Pèlerins épuisés, qui ont apporté tapis de sol, tente et sac de couchage ou pèlerins infatigables, qui chantent et dansent jusqu’à ce que le jour se lève, ils étaient un million et demi sous les étoiles du Campus Misericordiae, à Brzegi, une petite ville à 15 kilomètres de Cracovie.

« Je suis fatiguée mais ça en vaut la peine », sourit Jennifer, 21 ans, venue des États-Unis. Il est minuit passé mais elle rejoint, avec son ami José, 17 ans, un cercle de danse et de prière. De toute la semaine, c’est le premier rassemblement de masse auxquels les deux Américains participent, ayant préféré les petites messes aux grandes rencontres du Blonia. De la veillée et de la messe, ils attendent « un mot du pape, un signe de Jésus ».

Pour « el padre » Roberto, venu avec 135 jeunes de Burgos (Castille-et-León, Espagne), la motivation de cette veillée, pour lui, c’est « la gratitude. C’est en Pologne, aux JMJ de Czestachowa, il y a vingt-cinq ans, où j’étais venu avec ma fiancée, que j’ai découvert ma vocation : j’allais devenir prêtre ! Et j’en suis très heureux ! » Et la fiancée ? Il écarte les bras en souriant : « Elle est mariée et a deux enfants ! ». Le père Roberto en est le témoin, « la veillée c’est un moment spécial qui peut changer une vie, un moment de grâce et de bonheur pour partager notre foi dans une ambiance de fête. » 

« Le manque d’organisation nous a empêchées de profiter de la veillée », regrettent Alix, 23 ans, et Laetitia, 19 ans, de Rueil-Malmaison (région parisienne). Arrivées à 18 h, elles ont dû attendre 1 h du matin pour récupérer les paniers repas du lendemain. Quand enfin elles les obtiennent, une pèlerine de Hong-Kong les aborde et leur propose de leur acheter deux paniers : « Mon groupe n’a encore rien eu et tout le monde commence à avoir très faim. »Après quelques hésitations, elles lui offrent deux pique-nique, « on en prendra un pour nous deux ». Leurs camarades râlent un peu : « On n’a reçu que 90 paniers pour 95 personnes, ne les distribuez pas ! ».

Des désagréments qui n’empêchent par la veillée d’être un « instant de joie ». Pour les scouts de la chorale itinérante La Route chantante, la veillée est « le moment fort des JMJ ». Après avoir chanté dans différentes messes polonaises, ils sont « contents d’être tous ensemble ».« On est 60 dans notre groupe, il y a une super ambiance! », raconte Caroline, 23 ans.

À 4 h 30 dimanche matin, le soleil se lève, le son des tamtam résonne encore faiblement sur le Campus Misericordiae. Les familles polonaises des villages voisins commencent à affluer avec leurs sièges pliants et leur pique-nique pour attendre la messe de clôture. Il faudra patienter encore cinq heures pour saluer le pape dans sa papamobile. Après la célébration, il a mis fin au suspens et annoncé que les prochaines Journées mondiales de la jeunesse se tiendraient au Panama, en 2019.

Justine SALVESTRONI – Ouest France

 

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