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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

La Consolatrice des affligés, Luxembourg

 

Jusqu’à nos jours le pèlerinage de l’image miraculeuse de la Consolatrice des Affligés constitue une des composantes fondamentales de la piété populaire luxembourgeoise.

La vénération de la Consolatrice remonte à l’initiative du Père Jacques Brocquart (+1660) du collège des Jésuites de Luxembourg. Le 8 décembre 1624, le Père Brocquart et les étudiants de la congrégation mariale du nouveau collège fondé en 1603 vont en procession sur le glacis à l’extérieur des remparts de fortification de la Ville de Luxembourg pour y dresser une statue de la Vierge sous les traits iconographiques de l’Immaculée Conception, évoquant la femme de l’Apocalypse au croissant de lune à ses pieds.

A cette époque, le Duché de Luxembourg avait depuis longtemps perdu son autonomie politique et faisait partie de l’entité des Pays-Bas espagnols.

L’invocation de la Consolatrice comme patronne de la Cité et du Duché de Luxembourg se développe devant l’arrière-fond d’une réelle sollicitude pour le maintien du peuple dans la foi catholique menacée par les infiltrations de la Réforme protestante. Pour les autorités publiques qui favorisent le pèlerinage, il s’agit avant tout de détourner les fléaux de la peste, de la famine et de la guerre.

Dès 1639, le premier « Livre des miracles » mentionne des prières exaucées et des guérisons qui ont lieu devant l’image. Comme l’invocation de la Consolatrice remporte un succès grandissant auprès de la population, on instaure cette même année une semaine consacrée plus particulièrement au pèlerinage dont le déroulement constitue jusqu’aujourd’hui le fondement des célébrations annuelles de l’Octave. En effet, en 1639 c’est la première fois que, pour faire face à l’afflux des pèlerins, on amène la statue de la Consolatrice pour une durée de huit jours à l’église des Jésuites à l’intérieur de la cité. A la fin de cette huitaine, au cours d’une solennelle procession de clôture, la statue est ramenée à la chapelle du Glacis.

Après l’élection de la Consolatrice des Affligés comme patronne de la cité en 1666 et patronne-protectrice eu Duché de Luxembourg en 1678, sa vénération ne cesse de se propager parmi la population. Depuis 1766 son image est placée pendant l’Octave sur un autel votif particulier de style rocaille, conçu en fer forgé et richement orné.

Depuis 1794 la statue se trouve constamment dans l’ancienne église jésuite, devenue église paroissiale de la ville en 1778 et église cathédrale en 1870.

En 1922 la période du pèlerinage est étendue sur une quinzaine qui a lieu chaque année du 4e au 6e dimanche de Pâques. Des litanies et des cantiques spécialement composés, d’abord en allemand, ensuite également en luxembourgeois, donnent depuis la fin du 19e siècle une nouvelle empreinte à l’Octave et lui confèrent une dimension nationale de plus en plus marquée. Elle va se confirmer et s’intensifier au cours de la Deuxième Guerre mondiale. L’image de la Consolatrice ainsi que son message de réconfort et d’espérance représentent aux yeux d’une grande partie de la population luxembourgeoise une des composantes de son sentiment national et de sa conscience collective.

Prière

Marie, vous êtes le premier, le plus pur et le meilleur de ces êtres doux et chers, qu'il est bon de rencontrer à l'heure de la détresse.

Votre cœur est riche sans mesure des deux forces qui rendent une âme compatissante : l'amour et la pureté ; et ce cœur incomparable est partout.

Il n'y a terre si étrangère, exil si lointain, où l'on ne puisse vous rencontrer comme Jésus au détour de la voie douloureuse.

Vous êtes la dernière vision du jeune soldat qui meurt en regrettant sa Mère ; vous êtes la dernière vision du missionnaire égaré et qui, tombant de fatigue et de faim loin des hommes, sent une étreinte maternelle envelopper sa tête mourante, et expire sur votre sein.

Marie, nous aussi nous avons à souffrir en ce monde, et nul ne sait quelle sera la mesure de nos maux. Peut-être un jour serons-nous seul, loin des nôtres, livré au secours banal de l'indifférence et aux consolations qu'il faut payer. Venez alors, ô Marie, ô ma mère !

Venez au-devant de nos plaintes ; mettez sur nos lèvres ce nom tant de foi invoqué depuis nos premiers jours, ce nom qui calme, qui apaise, qui purifie tout ce qu'il entend.

Marie, qui avez été trouvée digne de consoler et de fortifier l'Homme-Dieu sur le chemin du Calvaire, voyez la faiblesse des hommes ; voyez notre faiblesse, et jetez sur nous ce regard de Mère qui allège le poids de toute Croix. Ainsi soit-il.

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