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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Le Rosaire

Le Rosaire - Fioretti

Le pape Léon XIII fut appelé autrefois le pape du Rosaire. Dans une époque « où tous les maux s’accumulaient pour opprimer l’Eglise sous leur poids », Léon XIII conçoit le projet de recourir à l’instrument qui par le passé a déjà fait ses preuves. Il décide de recommander à nouveau le Rosaire de saint Dominique.

Dans son encyclique du 1er septembre 1883 (Supremi Apostolatus Officio), il décrète et ordonne que dans tout le monde catholique la fête de Notre Dame du Rosaire sera célébrée avec une piété toute spéciale et avec toutes les solennités du culte : « Du 1er octobre au 2 novembre suivant on récitera pieusement cinq dizaines au moins du Rosaire, suivies des Litanies de Lorette, dans toutes les églises paroissiales ».

Le 20 août 1885 un décret de la Sacré Congrégation des Rites ordonna de continuer ainsi chaque année « tant que durera ce triste état de choses pour l’Eglise et pour les affaires publiques. »

 

La puissance du Rosaire

Le père Gabriele Amorth était probablement l’exorciste le plus connu au monde. Dans l’introduction de son dernier livre « Il mio rosario », il écrivait : « Je pense que le Rosaire est la prière la plus puissante ». Le père Amorth a consacré une grande partie de ses écrits à la question des exorcismes et à la figure du diable. La source de sa force intérieure, il la trouve dans la prière quotidienne du Rosaire et la méditation des mystères. Une prière qui l’a soutenu dans son combat quotidien contre les manifestations les plus subtiles du mal, durant de longues années de travail au service du diocèse de Rome.

Dans le passage sur la relation des pontifes au Rosaire, le père Amorth écrivait : « (…) Ce livre est dédié au Cœur Immaculé de Marie duquel dépend l’avenir de notre monde. C’est ce que j’ai compris à Fatima et à Medjugorje. Notre-Dame de Fatima, en 1917, annonçait déjà la victoire finale “ À la fin mon Cœur Immaculé triomphera”. »

 

Le Pape Paul VI, dans son encyclique Christi Mater Rosarii, recommande la prière du Rosaire : « Cette pratique si féconde ne sert pas seulement à endiguer le mal et à conjurer les désastres, comme le montre clairement l’histoire de l’Église. Elle favorise aussi grandement la vitalité chrétienne : avant tout, elle nourrit la foi catholique en faisant méditer à propos des mystères du salut, et elle élève notre pensée au niveau des vérités de la Révélation. »

 

Le Pape Jean-Paul 1er : « La crise est précédée aujourd’hui par une crise de la prière en général. Les gens sont entièrement absorbés par leurs intérêts matériels ; on ne pense plus guère à l’âme ; le bruit a envahi notre existence. Macbeth pourrait répéter : “J’ai tué le sommeil, j’ai tué le silence !” Nous avons bien du mal à trouver un petit moment pour la vie intérieure et pour la “dulcis sermocinatio” la douce conversation avec Dieu.

Personnellement, quand je parle seul à seul avec Dieu ou avec la Vierge Marie, plus qu’un adulte, je préfère me sentir comme un enfant. La mitre, la barrette, l’anneau disparaissent ; j’envoie en vacances l’adulte et l’Évêque, ainsi que le port grave, posé et pondéré, pour me laisser aller à la tendresse spontanée de l’enfant devant son papa ou sa maman. Être devant Dieu, au moins pendant quelques demi-heures,  ce que je suis en réalité, avec ma misère et avec le meilleur de moi-même : je laisse surgir du fond de mon être l’enfant d’autrefois, qui veut aimer le Seigneur, et qui sent parfois le besoin de pleurer pour que lui soit accordée la miséricorde. Tout cela m’aide à prier. Le Rosaire, prière simple et facile, m’aide parfois à redevenir un enfant, et je n’en ai pas honte du tout. »

 

Le Pape Jean-Paul II : « L’histoire du Rosaire montre comment cette prière a été utilisée, spécialement par les Dominicains, dans un moment difficile pour l’Église à cause de la diffusion de l’hérésie. Aujourd’hui, nous nous trouvons face à de nouveaux défis. Pourquoi ne pas reprendre en main le chapelet avec la même foi que nos prédécesseurs ? Le Rosaire conserve toute sa force et reste un moyen indispensable dans le bagage pastoral de tout bon évangélisateur. »

 

Le Pape Benoît XVI : « Le Rosaire connaît en revanche un nouveau printemps. C’est sans aucun doute un des signes les plus éloquents de l’amour que les jeunes générations nourrissent pour Jésus et pour sa mère Marie. Dans le monde actuel qui est si fragmenté, cette prière nous aide à placer le Christ au centre, comme le faisait la Vierge, qui méditait intérieurement tout ce qui se disait sur son Fils, et ensuite ce qu’Il faisait et disait. (…) Le Rosaire, quand il est prié de manière authentique, non d’une manière mécanique et superficielle, mais profonde, apporte en effet la paix et la réconciliation. Il contient en lui-même la puissance qui guérit du très saint Nom de Jésus, invoqué avec foi et amour au centre de chaque “Je vous salue Marie”. »

 

Le Pape François : « Le rosaire est la prière qui accompagne toute ma vie. C’est aussi la prière des simples et des saints. C’est la prière de mon cœur. »

 

Autres réflexions sur le Rosaire

Le cardinal Giovanni Battista Re, préfet émérite de la Congrégation pour les évêques, a invité à redécouvrir la prière du Rosaire. Dans l'homélie de la messe qu'il a célébrée au sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Pompéi (Italie), il a évoqué cette prière mariale comme une « bouffée d'oxygène », « un lien d'unité pour nos familles ». Et de rappeler les derniers jours de la vie de Padre Pio, lorsqu'on lui demanda ce qu'il laissait en héritage : « Je vous laisse le chapelet », avait-il souligné.

 

Après une dizaine de chapelet tout va mieux

Un prêtre de Fatima raconte une rencontre qui l'a vivement impressionné : « Dans notre maison où je m'occupe des hôtes de passage, j'ai remarqué un couple qui se rendait fréquemment à la Chapelle des apparitions pour y réciter le rosaire. Or ils n'assistaient jamais à la messe. Je leur demandai pourquoi. Ils répondirent : « Nous sommes protestants luthériens. Nous avons lu la Sainte Ecriture. Nous voulions méditer davantage les enseignements du Nouveau Testament. Par hasard, la brochure de Jean XXIII sur le Rosaire nous est tombée entre les mains. Nous y avons trouvé ce que nous cherchions. Maintenant nous lisons tous les jours des textes de la Bible, mais nous méditons aussi les grands mystères de la vie de Jésus-Christ et tout particulièrement ceux du Rosaire. - Mais vous pouvez les méditer sans le rosaire ? - Sûrement, mais avec le rosaire, c'est plus facile. La prière extérieure est un bâton de voyageur sur lequel on s'appuie lorsqu'on pénètre dans la région inconnue des mystères. Même entre nous, quand il y a des difficultés, après une dizaine de chapelet, tout va mieux ! Notre dissension était minime en face des grands mystères de Dieu. »

 

Chaque Ave Maria détruit le mal

Dieu a concédé un pouvoir immense à Notre Dame : elle écrase sous ses pieds la tête du « serpent », symbole des forces du Mal. C'est pourquoi on dit qu'Elle est « Terrible comme une armée rangée en bataille ». Le pape Benoît XVI nous dit : « Le rosaire contient en lui la force salvatrice du nom de Jésus ». (3 mai 2008) Marie ne cesse de rassembler ses enfants pour ce combat. Dans chaque apparition mariale elle nous montre le chapelet comme une arme puissante contre l'ennemi.

Le chapelet est une épée ! Jésus lui-même nous donne le chapelet comme arme. Mgr Olivier, évêque de Maiduguri au Nigéria raconte : « Le 18 avril 2016, j'étais en train de réciter le chapelet quand le Seigneur m'est apparu. Jésus m'a tendu une épée que j'ai saisie. Celle-ci s'est immédiatement transformée en un chapelet ! »

Saint Louis Marie Grignion de Montfort : « Le Rosaire nous rend victorieux de tous nos ennemis. » Alors prenons l'équipement du combat chaque jour et participons à la victoire du Cœur Immaculé de Marie ! Chaque Ave Maria est une bénédiction pour détruire le mal.

 

Le Rosaire et le mauvais temps

C'est dans une petite paroisse, il doit y avoir le lendemain une grande fête religieuse qui attirera tous les environs ; un pèlerinage pour vénérer deux martyrs qui protègent régulièrement les vignobles de la région de tout accident.

On doit dire la messe en plein air, prêcher, processionner, et les arcs de triomphe remplissent les rues pavoisées avec un goût parfait, inspiré par une ferveur ardente.  Mais il fait un temps, un temps ! Sans compter que le baromètre baisse pacifiquement sans se troubler. Et le bon curé, lui aussi, s'exténue, travaille, ornemente, sans se troubler.

Le soir est venu : « Décidément, M. le Curé, je crois que le diable s'est mis tout à fait de la partie et que notre fête est bien compromise. – Possible, mais le bon Dieu pourrait lui aussi se mettre de la partie. Allons, bonsoir et préparez vos cordes vocales pour qu’elles puissent vibrer aux oreilles de 2 000 hommes. – Hum ! 2000 avec ce temps, bonne nuit ! Soyez bon prophète ! »

Et le lendemain matin, le soleil avec de gais rayons annonce le réveil. Incroyable ! Messe sur la grande place publique, au moins 1500 auditeurs, et les voitures, les équipages arrivent et le soir, 2000 et quelques personnes à la procession superbe, agrémentée des couleurs multiples de 1000 ombrelles, parasols...

Et quand tout est fini, que le calme s’est fait, que dans la joie douce des bons souvenirs d’un dur, mais béni labeur, l’âme se dilate, le cœur s’abandonne. « Tout de même, cher M. le curé, vous avez bien prophétisé, le bon Dieu, lui aussi, s’est mis de la partie. – Je vous l’avais bien dit. D’ailleurs, je le savais. J’avais promis à mes martyrs d’avoir une foi à transporter des montagnes. – En tous cas, vous avez transporté des océans ! – Quand je vous ai eu quitté hier soir, j’ai achevé mon bréviaire, mis ordre à certaines affaires, c’était minuit, et toujours le noir au ciel, toujours la pluie. Alors, je me suis mis à genoux, je dis un rosaire. Je me relève, vais à la fenêtre, il pleuvait moins. Je dis un second rosaire, en me promenant, je vais à la fenêtre, il ne pleuvait plus, mais toujours des nuages. Alors, voici ma tactique : un chapelet à genoux, un chapelet en me promenant, et vous ne savez pas ? A chaque chapelet, il me semblait que la Sainte Vierge donnait un coup de balai dans le firmament, un à un les gros nuages disparaissaient. Vers trois heures et demie, le ciel était bleu comme l’oriflamme des Enfants de Marie, à quatre heures, un superbe soleil, vous savez le reste. – Et vous ne vous êtes pas couché ? - Non, c'était l'heure de commencer mon oraison. - Mais vous devez n'en plus pouvoir. - Bah ! Je ne m'en suis pas aperçu. Ah ! Voyez-vous, la foi, la confiance... ».

Travail de recherche : Jocelyne

 

 

 

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