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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Liban, une semaine avec nous, jour après jour

LIBAN : Jour 5 - vendredi 26 avril

Sources et sommets du Liban, les "principaux" saints du Liban

Cette journée était très attendue. Après avoir passé trois jours dans le sud, le centre, il était temps pour nous de partir plus au Nord, entre Beyrouth et Tripoli, toute une région très chrétienne avec une présence maronite forte. Avec fierté les prêtres et religieuse de l’ordre nous disent que tous les « grands saints » viennent de leur ordre. Cette journée fut donc une journée « maronite » !

Changement de programme par rapport aux jours précédents. Nous devions nous lever tôt, notre hôte, le Père Michel nous a proposer de nous célébrer la messe, que pour nous et en français ! Je crois qu’il était heureux de le faire car il a passé plusieurs mois à Paris où il a célébré à Notre-Dame des Victoire et Notre-Dame de Paris.
A cause de la circulation importante, nous avions anticipé notre départ, mais c’était sans compter sur les trois jours fériés offerts par le gouvernement pour la semaine sainte orthodoxe. Vendredi, samedi et dimanche fériés pour toute la population. Donc, une circulation très fluide jusqu’à l’arrivée chez saint Charbel. Tout le Liban connait saint Charbel et maintenant sa réputation va bien au-delà des frontières. Cet humble ermite ne cesse de faire des miracles. Au mois de mars, un cheikh musulman a pris la parole publiquement et sur les médias pour affirmer que sa mère venait d’être guérie par le saint.
Notre rencontre avec le supérieur du couvent a été très enrichissante. Nous venions parler des pèlerinages, il nous a exhorté sur l’importance de la foi, de la prière du chapelet pendant plus d’une demi-heure de façon très douce mais ferme. Passage devant la tombe, temps de prière, découverte du lieu, le musée, la petite et la grande église sans oublier de repartir avec les petits flacons d’huile puis montée vers l’ermitage où vivait le moine à un kilomètre environ du couvent. Un long temps de prière pour confier toutes intentions reçues avant notre départ. C’est un flux continuel de pèlerins qui viennent se recueillir dans sa petite chapelle, devant sa cellule et sur le lieu de sa mort.
Mais le temps passe et nous avons encore trois autres saints à visiter et quelques cols à passer. Nous voici donc arrivé ensuite chez sainte Rafqa qui commence à rayonner également bien au-delà des frontières du Liban. Un accueil très chaleureux par la supérieure du couvent, sœur Mélanie, et de sœur Marta qui fera la visite détaillée. Elles sont vingt-cinq religieuses dans le couvent et de nombreux grands projets en cours : un immense centre spirituel avec une basilique toute aussi grande pouvant accueillir entre cinq et huit mille personnes. Un projet fou qui est déjà bien avancé. La sœur nous rappelle, que même si ce lieu semble complètement perdu dans la montagne, chaque dimanche, au moins cinq messes sont célébrées avec de nombreuses personnes qui restent à l’extérieur de l’église de 300 places. Le sanctuaire est remarquablement bien aménagé avec de grands espaces à l’extérieur au milieu des cèdres pour méditer, prier en silence. Un espace a également été réservé pour construire une résidence d’accueil pour les prêtres âgés et les pauvres. La tombe de sainte Rafqa est en forme de lampe à huile et d’un bateau surmonté d’une croix pour rappeler que c’est le Christ qui éclaire et qui montre le chemin comme le faisait Rafqa dans sa pauvre vie de souffrance toute tournée vers Jésus. Là aussi les miracles continuent.
Il n’était pas question de repartir le ventre vide vers de nouveaux sanctuaires, les sœurs ne nous ont pas laissé le choix, un bon déjeuner s’imposait.
Mais la nouvelle destination n’était pas si loin, juste quelques kilomètres pour arriver chez deux autres grandes figures de la chrétienté libanaise : saint Hardini et le bienheureux frère Estephan. L’entrée principale se fait directement dans le caveau qui abrite leur tombe, l’un à droite (saint Hardini) et l’autre à gauche (Estephan) où sont corps est exposé et conservé.
La soirée approche et nous avons encore une étape sur notre route : la ville de Byblos.
Source wikipédia… : Byblos - Les Grecs la nommèrent Byblos, car c'est de Gebal que le papyrus (ou βύβλος, déjà ainsi nommé par Hérodote) était importé en Grèce. Elle se situe aujourd’hui sur le site de la ville moderne de Jbeil, un nom qui signifie « petite montagne » et qui descend directement du nom dans la langue des Cananéens. Elle aurait été fondée vers 5000 av. J.-C. Dès le IVe millénaire av. J.-C. Byblos est un centre commercial actif, trafiquant surtout avec l’Égypte antique avec laquelle elle exporte du bois du Liban. Ce rapprochement de l’Égypte a un effet durable sur l’art et la culture de Byblos, elle devient un centre religieux important où l‘on pratique le culte d’Osiris. Elle est mentionnée dans la Bible, se référant à la nationalité des bâtisseurs du Temple de Salomon (-970/-931). Elle se caractérise aujourd’hui par son antique port de pêche, son site romain et son château croisé, Byblos est une des plus vieilles villes du monde continuellement habitée.
La nuit est maintenant tombée et nous devons prendre nos quartiers dans un nouveau couvent antonin à Tripoli (plus au nord) pour se rapprocher de nos visites de samedi dans la vallée des saints et dans la forêt des cèdres.
A demain au Liban !

 

LIBAN : Jour 4 - jeudi 25 avril

Une journée spirituelle et découverte des merveilles du Liban

Comme les jours précédents, après la messe chantée en arabe, nous quittons notre « ermitage » sur les hauteurs de Beyrouth d’où nous admirons toute la vallée du bord de mer de Beyrouth jusqu’à Notre-Dame du Liban et les même jusqu’aux sommets des montagnes enneigées. Pour éviter la circulation très dense du bord de mer nous privilégions les montagnes pour rejoindre les fameuses grottes de Jeita, un joyau de la nature comme ils aiment dire ici. C’est vrai, des grottes exceptionnelles formées dans le calcaire sur deux niveaux avec une rivière souterraine que nous ne pourrons emprunter aujourd’hui, le niveau de l’eau étant trop haut suite aux pluies importantes et la neige de la semaine dernière. Malgré tout, nous en prenons plein les yeux… (voir photo). Un moment de détente pendant le pèlerinage qui sera certainement apprécié des pèlerins.

Mais le spectacle, certainement le plus beau de la journée sera à Harissa dans le sanctuaire dédié à Notre-Dame du Liban. Après un échange bien agréable avec le recteur du sanctuaire nous avons le privilège (vraiment… la basilique n’étant ouverte que pour les grandes cérémonies) de visiter la basilique en forme de coque de bateau renversée et de cèdres en référence au Liban. L’immense verrière derrière le cœur offre à notre regard la statue de Notre-Dame à l’extérieur sur le promontoire. Un moment de grâce, que pour nous… Nous avons offert à Notre-Dame un chant dans une acoustique incroyable. Nos seules voix portaient dans toute la basilique (d’après le directeur du centre spirituel, la plus grande du Moyent Orient…).

Nous sommes restés tout l’après-midi en compagnie des pèlerins locaux dont de nombreux musulmans qui viennent prier Notre-Dame du Liban et de très nombreux jeunes.

Impossible aussi de ne pas succomber à la belle boutique…

Le soir approchant, il fallait bien rentrer dans notre ermitage, mais sans oublier de s’arrêter chez le voisin du sanctuaire de Notre-Dame, la cathédrale Saint Paul des Grecs Catholiques : une merveille d’architecture, d’icônes et de mosaïques. Au-delà de la beauté, c’est une véritable catéchèse à méditer pendant des heures… 

A demain où nous serons plus au nord chez le grand saint Charbel !

https://www.facebook.com/etoilenotredame/posts/2384524861591991

 

LIBAN : Jour 3

Aujourd’hui, mercredi, journée culturelle et de travail.
Après la messe, toujours chantée en arabe et un bon petit déjeuner avec les pères qui nous hébergent, nous sommes partis vers le palais de Beit El Dine en évitant la circulation de Beyrouth et en privilégiant les routes de la montagne. Après 1h30 de route en passant par des paysages vraiment éblouissants, sauvages ou habités et toujours imprévus au pied des montagnes enneigés. Ce temps de route est aussi le temps de prier le chapelet et confier les prochains pèlerinages et pèlerins. Au coin d’une petite ville, nous découvrons une immense statue de saint Charbel, omniprésent au Liban. Son image est partout sous forme de statues à l’entrée des maisons. Il est vraiment le saint Libanais, mais il y en a beaucoup d’autres que nous ne manquerons pas de vous faire découvrir dans les jours à venir.
Le palais de Beit El Din : incontournable !
Il a été construit par l'Émir Bachir Chehab II entre 1788 et 1818. C'était la résidence de l'émir jusqu'en 1840. Le bâtiment a ensuite été employé par les autorités ottomanes comme siège de résidence du gouvernement du Mont-Liban. Plus tard, sous le mandat français après la Première Guerre mondiale, il a été employé pour l’administration locale. Après l'indépendance en 1943, le palais est devenu la résidence d'été du président de la République. De façon étonnante, la visite se termine par les parties basses et nous avons alors l’impression d’entrer dans un ancien monastère. L’architecture voutée en pierre abrite de magnifiques mosaïques chrétiennes retrouvée dans les différentes fouilles au Liban.
Puis route vers Beyrouth pour un bon déjeuner de spécialités libanaises…
L’après-midi, c’est travail ! Rencontre avec le consul et le vice-consul pour évoquer les pèlerinages, les obligations, les spécificités du pays avec de précieux conseils reçus. Une belle rencontre enrichissante.
Puis, visite du centre-ville de Beyrouth, une ville entièrement reconstruite depuis la guerre, une ville moderne, très vivante, où les églises, les mosquées et les immeubles se côtoient en bonne intelligence (on peut le penser). C’est inévitable pour nous d’en visiter quelques-unes. Les chrétiens sont très présents au Liban avec 13 communautés religieuses (au moins), les chrétiens maronites, antonins, grec-orthodoxes, grec-catholiques melkites, arméniens apostoliques, arméniens catholiques, syriens-orthodoxes, syriens-catholiques, assyriens, chaldéens, coptes orthodoxes, latins, et protestants.
Toutes nos routes passent devant une église, dans chaque village, même parfois dans des lieux reculés dans la montagne et bien souvent devant de toutes nouvelles églises...
Ce soir, retour au monastère où nous partageons notre dîner avec un père qui arrive tout juste d'Irak après avoir fêté la Semaine sainte et Pâques sur place et être resté quelques jours avec les frères orthodoxes pour la semaine sainte qui démarre pour eux cette semaine.
A demain, au Liban !

Voir les photos sur : https://www.facebook.com/etoilenotredame/posts/2383036275074183

 

LIBAN : Jour 1 et 2
J'ai la joie et le bonheur d'être au Liban pour préparer les nouveaux pèlerinages avec au programme, rencontre de nos correspondants locaux, visites des hébergements et bien entendu des sanctuaires. Nous logeons dans un beau monastère des pères de l'ordre des Antonins sur les hauteurs à Bershat (vue exceptionnelle sur toute la vallée de Beyrouth jusqu'à Jounieh et sur les montagnes enneigées. Il neigeait, mais c'est exceptionnel à cette saison, dans les montagnes ce week-end. Aujourd'hui c'est grand soleil, 23°.
Chaque jour, nous allons vous partager quelques commentaires et photos.
Ce matin, après la messe en arabe avec les pères antonins, visite des hébergements magnifiques dans les sanctuaires et les montagnes qui dominent Beyrouth, Notre-Dame du Mont et Notre-Dame du Liban (où nous retournons jeudi visiter le sanctuaire).
Cet après-midi, descente vers le Sud, vers Sidon et le sanctuaire de Mantara, Notre-Dame de l'Attente. Ce sanctuaire vient d'obtenir l'inscription comme sanctuaire sur la carte du tourisme religieux International. Jean-Paul II avait offert un don conséquent du Vatican pour aider à la construction de la basilique et de ses magnifiques mosaïques représentant la vie de la Vierge Marie.
Le sanctuaire de Notre-Dame de Mantara prend ses sources dans la Sainte tradition car nous savons que la Vierge Marie (Evangile de St marc 7,24) accompagnait son fils dans ses voyages a Tyr et a Sidon. Or, il était connu que les femmes juives n'avaient pas le droit d'entrer dans les villes païennes. Et comme Sidon était une ville cananéenne, donc païenne, la Vierge Marie attendait son fils dans cette grotte a Maghdouche, car la route romaine, qui traversait Jérusalem jusqu'à la cote libanaise, passait par ce village. Elle "l'attendait'', la, dans la prière et le recueillement, d'où le nom de Notre Dame de "l'attente".
On attribue à la grotte de Notre-Dame de Mantara plusieurs miracles. La vierge y est tout particulièrement attentive aux besoins des enfants et des femmes stériles.
La grotte du sanctuaire a été redécouverte miraculeusement grâce à un mouton tombé dans un trou où le berger découvrit une grotte avec un autel et une icône particulière. Depuis le sanctuaire s’est développé avec une immense basilique, un centre spirituel de retraites…

Notre-Dame de l'Attente, priez pour nous !
A demain.

Voir les photos sur : https://www.facebook.com/etoilenotredame/posts/2381430311901446

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