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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Mois des âmes du purgatoire 6

De la fête des défunts et des saints à celle du Christ-Roi, tout nous rappelle en ce mois que nous ne sommes que des gens de passage sur la terre et que tous, nous rencontrerons face à Face le Roi des rois ! Soeur Marie du Sacré Cœur Bernaud nous rappelle cette réalité que notre suffisance nous fait oublier bien trop souvent !

 

Dieu nous comble de ses bienfaits ; il répand à profusion sur nous ses grâces, grâces de tout instant et toutes d’un prix infini. Il y a dans le souvenir de tant de bontés de quoi concevoir une invincible confiance, de quoi aussi trembler, car que de fois nous y avons été infidèles ! Nul homme, même le plus juste, dit la Sainte Ecriture, ne sait s’il est digne d’amour ou de haine.

Ce que nous savons bien tous, c’est que Dieu nous aime. Ici-bas, il se donne à plein cœur, la joie de nous aimer ; ingrats, indifférents, criminels, il nous aime encore. Il a versé pour nous son sang jusqu’à la dernière goutte et il verse maintenant encore les richesses de son Cœur sans se lasser jamais.

Et nous que faisons-nous ? Insensibles à tant d’avances, nous poursuivons un plaisir d’un instant, une satisfaction légère ou coupable, une vaine fumée de gloire, nous passons ainsi le précieux temps de la vie à courir après des chimères. Insensés, nous côtoyons l’abîme. Qu’un accident ou qu’une maladie surviennent… et nous voilà dans l’éternité en face du Dieu Vivant ! En quel état serons-nous ? N’aurons-nous pas la conscience flétrie, l’âme perdue, les mains désespérément vides ?

Cette pensée donne le frisson, c’est pourquoi, il faut faire son salut avec crainte et tremblement. De la confiance en Jésus, soit, et une absolue confiance, mais défions-nous de nous-mêmes. Pas de présomption car nous risquons tous de tomber, même celui qui est debout et qui semble ferme. Pas de fausse quiétude car le démon ne se donne ni repos ni trêve pour mettre notre âme en péril.

Le meilleur moyen d’éviter la mort éternelle est d’entretenir notre cœur par des pensées fréquentes, le souci même de notre salut, l’horreur du péché et cette crainte filiale des enfants de Dieu qui redoutent tant de l’offenser.

St Alphonse de Ligori, à la fin de sa vie, se demandait en pleurant s’il était en état de grâce, s’il serait sauvé : « Je crains qu’au moment d’expier, le démon ne me fasse sombrer dans le désespoir à la vue de mes trahisons sans nombre. »

Pourtant nul n’avait travaillé plus que lui pour la gloire de Dieu, ni aimé le Sacré cœur et la Sainte Vierge autant que lui ! Prenons-le comme modèle, et l’âme pleine de la pensée du jugement de Dieu, le cœur pénétré de ses bontés, pensons à toujours nous préparer à paraitre devant Lui.

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