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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Moyens de soulager nos défunts au purgatoire

Sept moyens d’aider les âmes de nos défunts et plus généralement les âmes du purgatoire à rejoindre le Ciel (extrait du livret Un mois avec nos amies les âmes du Purgatoire de l’abbé Berlioux).

La prière

elle est à la portée de tous, des pauvres et des riches, des faibles comme des forts, des petits enfants comme des vieillards ; personne ne peut alléguer de motifs raisonnables pour s’en dispenser. Vous ne pouvez pas faire pénitence par le jeûne ? Vous ne pouvez pas faire beaucoup la charité ? Priez alors, priez souvent pour vos défunts ; priez le matin, priez le soir ; priez le jour ; priez même la nuit. Répétez souvent ces courtes invocations :

« Doux Jésus, soyez-leur propice ! Seigneur, donnez-leur le repos éternel !
Mon Dieu, qu’ils reposent en paix ! »

« La prière, c’est la clef d’or qui ouvre le Ciel », disait saint Augustin.

Plus puissante que toutes choses, elle jaillit du cœur de l’homme, s’élève sur l’aile des anges, monte jusqu’au trône de Dieu, va droit à son cœur, le touche, l’attendrit, fait taire la Justice pour ne plus laisser parler que l’amour. Jésus l’a révélé à sainte Gertrude en ces termes : « Ma tendresse acceptera un pas, un brin de paille ramassé par terre, une parole, un salut, une prière pour les pécheurs ou pour les justes, pourvu qu’on y joigne la bonne intention. » Faisons souvent des actes d’amour pour Dieu ; ces actes intérieurs ont une valeur inexprimable. L’Eglise a consacré le psaume De Profundis comme prière spéciale pour les défunts, et elle nous engage à le réciter souvent à leur intention. Les paroles de ce psaume sont en effet autant de voix qui expriment tour à tour, d’une manière vive et saisissante, la douleur, la résignation, l’amour, l’espérance des pauvres âmes qui attendent la vie éternelle au Ciel. Prenons la résolution de la réciter à la fin de notre prière habituelle particulièrement pendant ce mois de novembre.

La charité :

1. Corporelle : La charité est une des vertus qui nous sont le plus souvent et le plus fortement recommandées dans l’Evangile. Elle possède même, d’après saint Thomas, une puissance de satisfaction plus grande que la prière ; ou plutôt elle double la force de nos prières et en assure le succès. L’ange disait à Tobie : « La charité sauve de la mort ; c’est elle qui efface les péchés ; elle retire l’âme des ténèbres, lui fait trouver grâce devant Dieu et lui assure la Vie Eternelle. » Si nous avons beaucoup, donnons beaucoup, si nous avons peu, donnons peu, mais donnons de bon cœur. « Heureux, s’écriait le psalmiste, celui qui comprend la douleur du pauvre et du délaissé : le Seigneur le délivrera au jour mauvais, il l’assistera sur son lit d’angoisse et le récompensera éternellement. »

2. La charité spirituelle : Si les biens nous manquent, si l’argent nous fait défaut, il nous reste la charité spirituelle qui fait du bien à l’âme et au cœur qui souffrent et gémissent. « Elle surpasse, suivant l’expression de saint Thomas, la charité corporelle, comme l’esprit surpasse le corps. » Les misères spirituelles sont bien plus nombreuses et plus déplorables que les misères corporelles. Or, la Divine Bonté permet que rejaillisse sur nos frères aimés du purgatoire les mérites que nous pouvons obtenir ainsi. Donc pour eux, soignons les pauvres malades ! Pour eux, veillons au chevet des agonisants ! Pour eux, protégeons les orphelins! Pour eux, consolons les veuves ! Pour eux, essuyons les larmes de tous ceux qui pleurent ! Ainsi notre charité diminuera les souffrances de ce monde, qui est un purgatoire de l’autre vie !

La communion

Quand nous avons le bonheur de communier, nous sommes unis à Jésus-Christ d’une manière si intime, que nous pouvons dire avec Saint Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». Alors notre chair devient sa propre chair, son cœur fait palpiter le nôtre, son sang coule dans nos veines, sa divinité réside en nous. Communions souvent pour ces âmes tant aimées qui n’ont plus le bonheur de participer au Banquet Eucharistique. Elles attendent que nous répandions sur elles la rosée rafraîchissante et libératrice du Sang du Christ. Bientôt, l’éternelle communion commencera pour elles, et elles iront contempler dans le Ciel le Sauveur, Pain de Vie, l’adoreront, le béniront et le loueront sans fin.
Si vous ne pouvez pas communier régulièrement, faites la communion spirituelle. Elle consiste dans un désir ardent de s’unir à Jésus et de recevoir son Esprit-Saint et ses grâces et de les offrir pour nos défunts.
C’est un moyen puissant de soulager nos défunts. Vous pouvez vous aider de cette prière : « Mon Jésus ! Je vous crois ici présent ; je vous aime, je vous désire, je m’unis à vous d’esprit et de cœur, en attendant que je puisse vous recevoir réellement. Bénissez-moi, bénissez aussi les pauvres âmes si souffrantes du purgatoire. Oui, Seigneur, appelez vos enfants et nos frères au repos éternel, et que la lumière qui ne s’éteint plus, luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix ! »

Le sacrifice de la messe

Lors de la célébration du saint Sacrifice de la messe, Jésus s’offre au père avec toute l’humanité et la communion des saints. Il porte en lui toutes les âmes de nos défunts en attente de la Joie éternelle. Comment se fait-il qu’en un moment si solennel toutes ces âmes ne soient pas délivrées ? Nous ne le savons pas, nous ne pouvons pénétrer les secrets de l’infinie Justice et Sainteté de Dieu.
Saint Jean Chrysostome : “Ayez dans votre maison, à une place apparente, une boîte où chacun puisse y déposer l’obole des défunts. Employez ces offrandes à faire dire des messes pour vos défunts.”

A Montligeon, le sanctuaire dédié aux âmes du purgatoire, les prêtres célèbrent la messe tous les jours pour les vivants et les défunts inscrits à la Fraternité de Montligeon. C’est une manière de vivre le mystère de la communion des saints qui a pour cœur l’Eucharistie. Vous pouvez inscrire des vivants et des défunts à cette messe perpétuelle. Des personnes du monde entier sont inscrites. Si vos ressources ne vous permettent pas de faire célébrer souvent des Messes, n’oubliez pas que vous pouvez les offrir vous-même, d’une certaine manière, en y assistant avec foi, en unissant vos prières à celle du prêtre, à celle de Notre-Seigneur. Oui, quand vous êtes là, près de l’autel, vous disposez des mérites de l’Agneau sans tache, vous pouvez les appliquer à tous ceux qui vous sont chers.

La souffrance

« Soulageons les âmes du purgatoire, disait saint Jean Chrysostome ; soulageons-les par tout ce qui nous peine ; car Dieu a soin d’appliquer aux morts les mérites des vivants ». Ces âmes bienheureuses s’élèvent vers le ciel sur les ailes de nos sacrifices, même les plus petits, de nos souffrances. Elles s’envolent triomphantes, et elles nous remercient de notre générosité, et, quand elles seront dans la Gloire, elles nous rendront surabondamment ce que nous aurons fait pour elles. Quel sujet de consolation et d’espérance !

Le chemin de croix

L’abbé Berlioux nous dit que cette dévotion, si grande par les souvenirs qu’elle réveille, si précieuse pour les avantages qu’elle procure, est le moyen le plus efficace pour vaincre nos passions, et la route la plus sûre pour arriver rapidement au sommet de la perfection. Et il précise : Le Chemin de Croix est aussi une pratique très salutaire à nos chers défunts. En suivant Jésus dans la voie du Calvaire, nous recueillons chacune des gouttes de son Précieux Sang, chacun des mérites de son douloureux martyre et nous les offrons à Dieu pour atténuer les souffrances des âmes du purgatoire ; c’est un soupir de joie, de soulagement. Le Chemin de Croix est surtout salutaire aux morts, à cause des précieuses indulgences1 qui y sont attachées et qui sont toutes applicables aux défunts.

La charité

L’acte héroïque consiste dans l’abandon, entre les mains de Marie, au profit des âmes du purgatoire, de toutes les bonnes œuvres. Pie IX appelle cet acte la plus grande consolation des âmes du purgatoire ; par un tel acte, toutes nos bonnes œuvres, toutes nos souffrances, toutes nos peines, tous nos actes intérieurs, semblables à un grand fleuve intarissable, coulent vers les âmes du purgatoire. On peut donc dire avec raison que l’acte héroïque est l’œuvre de Miséricorde par excellence, l’acte de charité le plus salutaire.

 

1. Catéchisme de l’église catholique : 1475 Dans la communion des saints " il existe donc entre les fidèles – ceux qui sont en possession de la patrie céleste, ceux qui ont été admis à expier au purgatoire ou ceux qui sont encore en pèlerinage sur la terre – un constant lien d’amour et un abondant échange de tous biens " (ibid.). Dans cet échange admirable, la sainteté de l’un profite aux autres, bien au-delà du dommage que le péché de l’un a pu causer aux autres. Ainsi, le recours à la communion des saints permet au pécheur contrit d’être plus tôt et plus efficacement purifié des peines du péché.
1479 Puisque les fidèles défunts en voie de purification sont aussi membres de la même communion des saints, nous pouvons les aider entre autres en obtenant pour eux des indulgences, de sorte qu’ils soient acquittés des peines temporelles dues pour leurs péchés.

 

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