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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Retraite de carême - Introduction

Le nom carême provient de la contraction du mot latin quadragesima, qui signifie « quarantième ». On appelle aussi le carême la Sainte Quarantaine. La durée de quarante jours commémore à la fois les quarante jours et quarante nuits du jeûne de Moïse avant la remise des Tables de la Loi et les quarante jours de la tentation du Christ dans le désert entre son baptême et le début de sa vie publique, lors desquels il fut tenté par Satan, d'après les Evangiles synoptiques.

Le carême est un temps de préparation à la commémoration de la Passion et de la Résurrection du Christ.

La période de Carême doit être, pour les fidèles, une période d'approfondissement, de prière et de détachement des biens matériels en préparation de la fête de Pâques ; en ce sens, le carême comporte une période de quarante jours durant lesquels l'alimentation devrait être plus frugale et en particulier les aliments d’animaux restreints.

Le Carême commence le Mercredi des Cendres et s’achève à Pâques. Cela fait 47 jours, car les 7 dimanches de carême ne sont pas jours de jeûne.

Ce carême nous renforcera dans l'espérance du retour glorieux du Christ, qui est annoncé et promis.

 

Le carême est un temps de conversion

Le carême est un temps de conversion. Il est caractérisé par les trois P :  Prière, Pénitence, Partage. Il n’est pas seulement un temps de pénitence comme on l’envisage parfois, mais depuis le Concile Vatican II, l’Eglise insiste davantage sur le partage et la prière.

C'est aussi un temps de lutte. Le combat que nous avons à mener se situe à plusieurs niveaux : nous avons à lutter contre nous-mêmes, notre moi, notre orgueil ; contre le démon et les tentations qu'il suscite ; enfin, contre toute réalité qui nous éloigne de Jésus, toute entrave qui nous empêche d'être " avec lui ". Celui qui n'est pas avec moi est contre moi : cette parole va très loin, et peut nous servir de règle en toutes choses. " Etre avec Jésus " doit être notre grand souci, notre seul souci. Le matin, dès le réveil, que notre premier acte conscient soit un acte d'adoration : ainsi, nous montrerons à Jésus notre désir d'être " avec lui ", et ce sera la meilleure manière de sortir de la torpeur dans laquelle le démon veut nous mettre, dans le demi-sommeil. Dans la journée, avant chacune de nos actions, commençons par revenir à Jésus, veillons à toujours rester en sa compagnie. C'est ainsi que nous " amasserons avec lui ", tandis que le démon cherchera toujours à nous " dissiper ", à nous faire perdre du temps, à nous éloigner de l'essentiel par toutes sortes de moyens.

 

Le carême est un temps de pénitence
Le mot pénitence, traduction latine du grec métanoïa, signifie, dans la Bible, la conversion, le changement spirituel du pécheur. Elle désigne un ensemble d’actes intérieurs et extérieurs visant à réparer le mal fait par péché et l’état des choses qui en a découlé pour le pécheur. La pénitence, est un lieu de rencontre avec Dieu, le désert pour le Christ, un temps d’épreuves, de combat contre le démon pour ne pas céder au plaisir et au pouvoir. Pour vivre dans la joie ce carême, il faut accepter de recevoir le pardon et de le donner. 

La pénitence intérieure du chrétien peut avoir des expressions très variées. L’Ecriture et les Pères insistent surtout sur trois formes : le jeûne, la prière, l’aumône qui expriment la conversion par rapport à soi-même, par rapport à Dieu et par rapport aux autres. A côté de la purification radicale opérée par le Baptême ou par le martyre, ils citent, comme moyen d’obtenir le pardon des péchés, les efforts accomplis pour se réconcilier avec son prochain, les larmes de pénitence, le souci du salut du prochain l’intercession des saints et la pratique de la charité qui couvre une multitude de péchés.

En quoi consiste le jeune du carême ?

Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée, avec une alimentation frugale le matin et le soir. La signification du jeûne de carême : jeûner a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. De plus, jeûner pendant le carême n’est pas seulement un geste de pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône.

Tu veux jeûner ?
- Jeûne de paroles blessantes : que tes lèvres ne prononcent que paroles de bénédiction.
- Jeûne de critiques et de médisances : bienveillance et miséricorde doivent habiter ton âme.
- Jeûne de mécontentement : que douceur et patience deviennent tes compagnes de chaque jour.
- Jeûne de ressentiment : que ton coeur cultive la gratitude.
- Jeûne de rancune : que le pardon ouvre toutes les portes qui t'ont été fermées.
- Jeûne d'égoïsme : que la compassion et la charité fleurissent à chacun de tes pas.
- Jeûne de pessimisme : que l'espérance ne quitte jamais ton esprit.
- Jeûne de préoccupations et d'inquiétudes inutiles : que règne en toi la confiance en Dieu.
- Jeûne d'occupations superficielles : que la prière emplisse tes journées.
- Jeûne de paroles futiles : que le silence et l'écoute t'aident à entendre en toi le souffle de l'Esprit.

 

Se confesser pendant le Carême

Il est souhaitable de se confesser pendant le Carême qui est un temps de pénitence. Il est obligatoire de confesser ses péchés graves au moins une fois par an. (Quatrième concile du Latran (1215), canon 21, Code de droit canonique, canon 989).

Chemin de croix des vendredis

Il est particulièrement souhaitable de faire le chemin de croix le Vendredi Saint et les vendredis de Carême. Beaucoup de paroisses organisent des chemins de croix tous les vendredis de ce temps liturgique. Pendant ce temps de pénitence et de prière, il faut penser à la passion du Christ pour se préparer à fêter sa résurrection.

 

Le carême est un temps de partage

Ouvrons la porte de notre cœur à l’autre car toute personne est un don, une richesse inestimable, un être voulu dont Dieu se souvient, même lorsque sa condition est celle d’un déchet humain. Le pauvre n’est pas un obstacle gênant mais un appel à nous convertir.

Le carême nous invite au partage fraternel. A chacun ses moyens, à chacun sa mesure.
Isaïe nous le dit si bien : c’est dans nos actes d’amour, posés pour les autres, « partage ton pain, accueille le malheureux, couvre l’homme dévêtu… » Cela peut se faire par des gestes simples : Un regard d’amitié porté sur celui qui est différent.

 

Le carême est un temps de prière

Il est important de prier en carême. Le carême est en effet un temps de prière plus intense et de renouveau spirituel par un engagement plus profond, c’est un temps de méditation et de conversion du cœur. On peut prendre un temps quotidien de prière personnelle. Cela demande, de notre part, de consentir à prendre les 10 minutes, le 1/4 ou la 1/2 heure pour prier en tête-à-tête avec le Seigneur. Le temps est revenu de nous recentrer sur l’essentiel, de remettre Dieu au centre de nos vies, d’accorder du temps à la prière. Arrêtons-nous un moment pour le rencontrer. Arrêtons-nous pour l’entendre et lui parler.

 

Le carême est un temps d’approfondissement de la foi, un temps d’écoute de la Parole de Dieu

Dans le désert, aucune vie, aucun chemin, mais celui par lequel Jésus est passé, nous ramène à l’essentiel de notre vie : la rencontre avec le Christ. Pendant 40 jours, nous sommes invités à soigner notre rencontre avec le Christ, et lui demander de nous donner un sens à notre vie. Il est notre ami et nous devons prendre le temps d’intimité, de dialogue et d’écoute avec lui dans la prière. C’est le moment d’être fidèle, persévérant. Prendre le temps de méditation et de conversion de cœur. Prendre le temps de prier en famille, en paroisse. Un temps d’approfondissement de la foi, d’écoute de la parole de Dieu. Le carême est un véritable temps de rencontre avec Dieu.

 

Le Carême débute par le Mercredi des Cendres

L’imposition des cendres nous invite à parcourir le temps du Carême comme une immersion plus consciente et plus intense dans le mystère pascal de Jésus, dans sa mort et sa résurrection, par la participation à l’Eucharistie et par une vie de charité.
Le mercredi des Cendres est le début du Carême : c’est un jour spécialement pénitentiel où les chrétiens montrent leur désir de se convertir à Dieu.
L’origine de l’imposition des cendres appartient à la structure de la pénitence canonique.

Gn, 3,19 : « C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière. »

Selon une coutume qui remonte au 12° siècle, les cendres viennent des rameaux bénis le dimanche des Rameaux de l’année précédente. La formule de bénédiction fait allusion à la condition pécheresse de ceux qui vont les recevoir. Elle symbolise la faiblesse de la nature et la caducité de l’homme qui marche vers la mort ; sa situation précaire ; la prière et la supplication ardente pour que le Seigneur vienne à son secours ; la Résurrection, car l’homme est destiné à partager le triomphe du Christ.

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