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« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

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Le château intérieur (résumé)

LE CHATEAU INTERIEUR OU LES DEMEURES

Par Sainte Thérèse d’Avila 

Notre âme est comme un château fait tout entier d’un seul diamant, où il y a beaucoup de chambres, de demeures. Elles peuvent être classées en 7 sortes de Demeures. Il y en a une infinité, les unes se trouvent en haut, d’autres en bas, d’autres sur les côtés. Elles ne sont pas en enfilade, mais entourent la Demeure principale du centre, la Septième où réside le Roi, Notre Seigneur. Il est à la fois au centre même de notre âme qui est elle-même contenue en Lui.

L’âme qui désire pénétrer dans le château, c’est à dire en elle même, pour pouvoir atteindre le Palais du Roi, en son centre, afin de Lui être unie, par une union spirituelle, doit se soumettre à plusieurs conditions.

  • Elle doit savoir que c’est la volonté de Sa Majesté, notre créateur qui conduit tout à la perfection. Elle ne pourra rien faire sans que ce soit cette volonté de Dieu qui lui ouvre les portes, lui donne la force dans les épreuves terribles qui l’attendent, lui permette de vaincre tous les ennemis qui lui barreront la route.
  • Prétendre devenir l’Epouse de Dieu suppose de conformer sa volonté à celle de Notre Seigneur. Il faudra à l’âme beaucoup peiner, souffrir pour cela. Dieu donnera d’autant plus de faveurs à l’âme qu’elle se sera dépouillée d’elle-même.
  • L’âme franchira les différents seuils des Demeures grâce à trois armes qui sont : l’humilité, l’amour de Dieu et du prochain, la paix de Dieu. Plus elle s’approchera de la chambre nuptiale, plus elle devra faire montre de ces qualités.
  • Rien n’est jamais acquis sur la terre où le prince de ce monde se déchaînera, liguera tout l’enfer pour empêcher l’âme de s’unir à Dieu, de la détourner, de la tromper. Pour comprendre le jeu , les ruses de l’ennemi capable de se transformer en ange de lumière, l’âme devra croître dans la connaissance d’elle-même et de Dieu.
  • Avoir le regard porté sur le Christ et lui demander constamment son aide, de vous donner, à la perfection, l’amour du prochain sera le moyen sûr d’avancer. Demander l’aide aussi de la Très Sainte Vierge Marie et des Saints

La porte d’entrée de ce château c’est l’oraison. L’âme doit savoir à qui elle parle, ce qu’elle demande, qui est celle qui demande.

Le démon empêchera par mille ruses et astuces les âmes de se connaître et de discerner leur voie.

- Nombreuses sont les âmes qui entrent dans les Premières Demeures, avec de bonnes intentions. Mais les légions de démons, les vipères et les choses venimeuses qui sont entrées avec l’âme, combattent les âmes et gagnent la victoire sur ces âmes qui sont encore absorbées par le monde, plongées dans leurs plaisirs, grisées d’honneurs et de prétentions. Les sens et les facultés, ces vassaux de l’âme ne sont pas assez forts. L’âme qui pénètre dans les Premières Demeures ne voit pas la lumière, elle a comme de la boue sur les yeux. Il est indispensable de se dégager des choses et des affaires qui ne sont pas nécessaires pour avancer.

- Dans les Deuxièmes Demeures, l’âme souffre de grandes peines car tout l’enfer se liguera contre elle pour l’obliger à s’en retourner et à sortir du château surtout si le démon a compris que cette âme est prédisposée à aller très loin. C’est à ce moment-là que l’âme ne doit pas renoncer, chercher à établir la paix avec ses propres puissances, se fier à la miséricorde de Dieu, l’appeler à l’aide, affronter les troubles suscités par le démon avec douceur et rester le plus longuement dans le recueillement. C’est le Seigneur qui dirige tout pour notre bien. Notre persévérance nous gagnera la faveur de franchir le seuil suivant.

- Dans les Troisièmes Demeures viennent les grandes sécheresses dans l’oraison et les épreuves intérieures intolérables. L’âme ne pourra avancer que si elle puise l’humilité et la paix de Dieu à travers toutes ces difficultés. Plus elle aimera, sera dans l’action de grâce, s’exercera à la prompte obéissance, moins elle fera cas de sa volonté, plus vite elle cessera de subir les lourdes épreuves. Elle deviendra apte à vivre les choses surnaturelles des demeures suivantes.

- Les Quatrièmes Demeures qui sont plus proches de celle qu’habite le Roi, sont d’une grande beauté. L’intelligence est incapable de donner une idée des choses délicates vues et entendues que Le Seigneur donne à qui Il veut, quand Il veut à une âme.

Dieu donne à l’âme l’oraison de recueillement : L’âme entre en elle-même car elle a entendu le doux sifflement du pasteur. Ce bon berger cherche à faire reconnaître sa voix à ceux qui vivent avec des ennemis de ce château, pour les faire retourner à leur demeure. Alors quand le sifflement se fait entendre, ils ressentent un doux recueillement intérieur. Ils abandonnent les choses extérieures qui aliénaient leur raison et écoutent, en s’efforçant de ne point réfléchir, attentifs à ce que le Seigneur opère dans l’âme. L’amour doit déjà être éveillé. A ce stade, celui qui pense le moins obtient le plus. Ce que nous devons faire c’est demander comme font les pauvres nécessiteux, ensuite, baisser les yeux et attendre humblement. Nous pouvons pratiquer avec l’aide du Seigneur qui sait , Lui, ce qui nous convient des pénitences, des œuvres, des oraisons, autant que notre misère nous le permet. L’âme s’abandonne dans les mains de Dieu, pour qu’Il fasse d’elle ce qu’Il veut, avec le moindre souci de ses intérêts. Ces œuvres intérieures sont douces et pacifiques, c’est le plus grand abandon à la volonté de Dieu. Il est bon à l’âme de se rappeler qu’elle est devant Dieu, et qui est ce Dieu, de se souvenir de son honneur et de sa gloire, d’oublier son profit, son bien-être, son plaisir. De chercher à empêcher, sans violence et sans bruit l’entendement et la pensée de discourir, mais non à les suspendre. L’âme perçoit dans cette oraison de recueillement, une dilatation ou un élargissement. Dieu habilite l’âme pour que tout tienne en elle. Elle a grande confiance de jouir de Dieu un jour. Ses désirs de se mortifier s’accroissent. Son appréhension des épreuves diminue. L’âme doit s’appliquer à ne pas s’éloigner de l’oraison malgré la lutte que lui livre le démon. Elle doit persévérer coûte que coûte.

Dieu donne l’oraison de quiétude ou les plaisirs de Dieu qui partent de Lui et finissent en l’âme. C’est encore l’humilité qui persuade Le Seigneur de nous accorder cette faveur. Mais aussi notre amour de Dieu sans intérêt, le fait de ne pas penser que nous méritons quelque chose d’aussi grand, le désir de souffrir et d’imiter le Seigneur. 

- Les Cinquièmes Demeures renferment des richesses et des trésors non compréhensibles par l’entendement. Ils ne sont donnés qu’à un petit nombre. Nombreux sont les appelés, rares sont les élus. Mais arriver à la porte de ces Demeures est déjà une grande miséricorde de Dieu. Pour parvenir à ce qui est le ciel sur la terre, il faut beaucoup, beaucoup de vertus et ne jamais rien négliger. Ce n’est que le Seigneur qui peut nous donner la force d’âme de découvrir ce trésor caché en nous. Le Seigneur veut que vous lui donniez tout. Vous recevrez à la mesure de ce que vous lui aurez donné. Pendant l’oraison d’union avec Dieu, l’âme est comme tout entière morte au monde pour mieux vivre en Dieu. Elle est comme privée de sens, endormie aux choses du monde et à elle-même. C’est une mort savoureuse. Elle reste dans le corps, mais semble s’en séparer pour mieux se trouver en Dieu, c’est délectable. Dieu agit en cette âme sans que nul n’y mette obstacle, que ce soit le démon ou nous-même. La paix et la joie qu’éprouvent l’âme surpassent tous les délices, les contentements de la terre. Pendant ce bref temps de l’union (pas plus d’une demi heure) où l’âme a été un petit peu mêlée à la grandeur de Dieu, l’âme ne voit rien, n’entend et ne comprend rien. Sa Majesté veut que nous ne soyons pour rien dans cette union, sauf par la soumission totale de notre volonté. Qu’on n’ouvre pas la porte aux puissances et aux sens qui sont tous endormis. Dieu entre alors au centre de l’âme. Nous ne pouvons, non pas enlever ni ajouter quelque chose à Dieu, mais enlever de nous quelque chose et y ajouter. A peine aurons-nous fini de faire tout notre possible que Dieu unira à sa grandeur ce petit travail, qui n’est rien, et il lui donnera une si grande valeur que la récompense de cet ouvrage sera le Seigneur lui-même. Il nous faut mourir à nous-même par des pénitences, l’oraison, la mortification, l’obéissance.

Plus l’âme sera unie à Dieu plus elle éprouvera un grand désir de louer le Seigneur, de s’anéantir pour Lui, de subir de grandes épreuves. Elle aura un immense désir de pénitence et de solitude. Elle aura un grand chagrin de voir qu’on l’offense.

L’âme à qui Dieu accorde de telles faveurs doit progresser toujours dans le service de Notre Seigneur, dans l’observation des commandements et dans la propre connaissance. L’âme doit chercher à voir clair dans les ruses du démon. Les vertus que Dieu donne sont exemptes de vaine gloire et d’orgueil. Toujours rechercher l’humilité. Dieu veut des œuvres. Si l’âme a cet amour du prochain, elle ne manquera pas d’obtenir de Sa Majesté l’union.

Les Sixièmes Demeures
L’entrevue que l’âme a eue avec son Epoux est si vivace qu’elle n’a qu’un unique désir c’est d’en jouir à nouveau. Mais elle devra endurer d’innombrables épreuves intérieures et extérieures avant de pénétrer enfin dans la Septième Demeure. Il n’est rien que l’âme redoute et ne décide d’affronter pour Dieu. Elle est presque toujours si étroitement unie à Sa Majesté que sa force vient de là. Elle pourra supporter les railleries, calomnies, critiques de son entourage. Vivre les très grandes souffrances physiques, maladies, douleurs aiguës indescriptibles.

L’Epoux veut que l’âme le désire encore plus vivement. Pour cela :

*il lui envoie des impulsions si délicates et si subtiles qui proviennent du plus profond de l’âme. Celle-ci s’éveille brusquement en comprenant fort bien que c’est Dieu qui l’a appelée. Elle ressent une blessure infiniment savoureuse et douce à la fois.

*Dieu peut adresser à l’âme des paroles. Ces paroles divines apaisent, délivrent, donnent la lumière, la certitude. Ce qui n’est pas le cas de celles qui proviennent de notre imagination ou du démon.

*Le Seigneur parle encore par des visions intellectuelles. C’est à l’intime de l’âme que cela se passe. Les paroles entendues sont très claires, surviennent à l’improviste, font comprendre beaucoup de choses que notre entendement ne pourrait composer si rapidement. A ce moment-là, le Seigneur immobilise toutes les autres pensées. L’âme voit bien qu’un Seigneur plus grand qu’elle gouverne son château. L’âme reste alors dans une grande paix, une grande lumière.

*Dieu peut envoyer des larmes qui arrosent la terre sèche et aident à beaucoup produire du fruit.

*Notre Seigneur accorde à l’âme une jubilation, une oraison étrange. C’est une union profonde des puissances et des sens qui jouissent de cette joie. Cette oraison peut durer toute la journée. Des louanges jaillissent du profond de l’âme.

*Par la vision intellectuelle, il arrive que l’âme sente près d’elle la présence de Jésus-Christ, sans toutefois le voir ni des yeux du corps ni de ceux de l’âme. Cette vision apporte une connaissance de Dieu. Il naît de cette compagnie constante un amour infiniment tendre pour Sa Majesté, le désir encore plus vif de se consacrer tout entière pour le servir.

*Par les visions imaginaires qui viennent de Notre Seigneur, l’âme voit un aspect de l’Humanité Sacrée de Dieu, à la vitesse de l’éclair. Cette image glorieuse se grave si profondément dans l’imagination qu’elle ne s’efface pas. Elle tombe en extase, car sa bassesse ne peut souffrir une vision aussi effrayante. Cette présence est d’une majesté si grandiose que l’effroi s’empare de l’âme. L’âme gagne en humilité, en force et en vertu, en simplicité et en sincérité.

*Pour conclure les fiançailles, Sa Majesté suspend l’âme dans le ravissement ou l’extase ou le rapt. Dieu dérobe l’âme tout entière, elle est sa propre chose, et en tant que telle, désormais, son Epouse. Il lui montre peu à peu quelque petite parcelle du royaume qu’elle a mérité, en tant qu’épouse. L’âme perd la respiration, ne peut perler, tout s’interrompt. Cet état est bref. Quand l’âme revient à elle, elle est confuse mais a un immense désir de s’employer au service de Dieu, de faire pénitence. Elle a une telle force d’amour qu’elle se plaint si elle n’a pas l’occasion de souffrir.

Le vol de l’esprit est une autre forme de ravissement. L’âme doit avoir beaucoup de courage, de confiance et de foi pour vivre ce mouvement de l’âme si accéléré que l’esprit semble emporté à une vélocité qui fait grand peur. Ce brusque rapt de l’esprit est tel qu’il semble vraiment quitter son corps. Il lui semble avoir été tout entière dans une autre région où on lui a montré une autre lumière, bien différente de celle d’ici-bas. En un instant, on lui montre tant de choses à la fois que si son imagination et sa pensée travaillaient des années à les agencer, elle n’y parviendrait pas. Elle voit des saints, les anges en compagnie du Seigneur et beaucoup d’autres choses indicibles. Dans cet état l’âme gagne trois bienfaits :

  • La connaissance de la grandeur de Dieu
  • La connaissance de soi, humilité de voir comment chose si basse comparée au Créateur a osé l’offenser.
  • Elle ne désire s’employer qu’au service d’un si grand Dieu.

L’extase est une vision intellectuelle où on voit toutes choses en Dieu, qui les contient toutes en Lui. On voit clairement qu’il est inique d’offenser Dieu puisque c’est en Dieu même, je dis bien contenus en Lui, que nous commettons nos grandes iniquités.

Les ravissements sont très fréquents dans ces Demeures. L’âme vit dans un grand tourment savoureux. Elle aspire à mourir, à sortir de cet exil. Tout ce qu’elle voit sur terre la fatigue.

Plus Dieu nous donne, plus s’accroît notre douleur d’avoir péché. L’âme s’épouvante de sa hardiesse, elle pleure son irrespect, sa folie. Elle a des regrets sans fin quand elle se souvient de sa bassesse des choses pour lesquelles elle a négligé une si grande Majesté.

 

Septièmes Demeures – 4 chapitres
Quand Notre Seigneur consent à introduire l’âme dans la Septième Demeure pour la consommation du mariage spirituel, il lui montre la Très Sainte Trinité. Dans un embrasement qui s’empare d’abord de l’esprit à la manière d’une immense clarté. Par une intuition admirable, l’âme comprend l’immense vérité : toutes les trois personnes sont une seule substance, un pouvoir, une science et un seul Dieu. Les trois personnes se communiquent à elle, elles lui parlent.

Le mariage spirituel et divin n’atteindra pas sa perfection de notre vivant.

La différence est immense entre toutes les visions précédentes et celles de cette Demeure. Le Seigneur manifeste à l’âme la gloire du ciel. Cette communication est un si grand mystère, une faveur si haute, la délectation de l’âme est si immense, qu’on ne peut l’exprimer. L’esprit de l’âme ne fait plus qu’un avec Dieu. Cette union secrète s’accomplit au centre le plus profond de l’âme. Tout mouvement cesse en elle. Rien ne pénètre dans cette Demeure-là et ne force l’âme à en sortir. Voici ce qu’elle vit :

  • Elle est tout entière occupée de l’honneur de Dieu. Elle exposerait sa vie pour accroître la gloire de Dieu.
  • Elle ne veut qu’accomplir la volonté de Dieu
  • Elle éprouve une grande joie intérieure dans la persécution et une paix croissante, sans inimitié envers ceux qui lui nuisent
  • Elle veut aider quelques âmes. Elle veut vivre de longues années dans les épreuves pour aider le Crucifié.
  • Sa Majesté vit en elle. L’âme éprouve un grand détachement de toutes choses, avec le désir de la solitude, ou occupée à aider une autre âme.

Toutes les grâces que le Seigneur accorde à l’âme ne doivent rien aux efforts de celle-ci, sauf de se livrer tout entière à Dieu. L’âme reçoit le baiser de Dieu. Elle se délecte dans le tabernacle de Dieu. Tout se passe dans le silence. Elle ne continue pas moins à porter sa croix, mais cela ne lui enlève pas la paix. Car la présence constante du Seigneur en elle lui fait tout oublier. Ce mariage spirituel a pour but de donner naissance à des œuvres. Le Seigneur considère moins la grandeur des œuvres que l’amour avec lequel on les fait.

Conclusion :

Etre un vrai spirituel, c’est se faire esclave de Dieu. Fixer son regard sur le Crucifix et tout semblera facile. L’humilité est le fondement de tout l’édifice. Tâchez d’être la plus petite de toutes les âmes, l’esclave de tous. Le repos intérieur dont jouissent ces âmes aboutit à leur retirer en partie leur repos extérieur, et à leur faire désirer de n’en avoir aucun. Vous ne pouvez pénétrer dans toutes les Demeures par vos propres forces, à moins que le Seigneur du château ne vous y installe. Si vous vous jugez incapable de mériter de pénétrer dans les Troisièmes demeures, vous obtiendrez de Lui d’atteindre les Cinquièmes beaucoup plus promptement. De là, vous pourrez Le servir de telle façon que vous y retournerez souvent et qu’Il vous introduira dans la Demeure même qu’Il se réserve, à Lui, pour n’en plus jamais sortir.

Un passage de la Bible illustre les expériences mystiques de sainte Thérèse d’Avila.

Ben Sirac le Sage 2, 1-11

Mon fils, si tu viens te mettre au service du Seigneur, prépare-toi à subir l’épreuve ; fais-toi un cœur droit, et tiens bon ; ne te tourmente pas à l’heure de l’adversité. Attache-toi au Seigneur, ne l’abandonne pas, afin d’être comblé dans tes derniers jours ? Toutes les adversités, accepte-les ; dans les revers de ta vie pauvre, sois patient ; car l’or est vérifié  par le feu, et les hommes agréables à Dieu, par le creuset de la pauvreté. Mets ta confiance en lui, et il te viendra en aide ; suis une route droite, et mets en lui ton espérance. Vous qui craignez le seigneur, comptez sur sa miséricorde, ne vous écartez pas du chemin, de peur de tomber. Vous qui craignez le seigneur, ayez confiance en lui, et votre récompense ne saurait vous échapper. Vous qui craignez le Seigneur, espérez le bonheur, la joie éternelle et la miséricorde. Considérez les générations passées et voyez : Celui qui a mis sa confiance dans le seigneur, a-t-il été déçu ? Celui qui a persévéré dans la crainte du seigneur, a-t-il été abandonné ? Celui qui l’a invoqué, a-t-il été méprisé ? Car le seigneur est tendre et miséricordieux, il pardonne les péchés, et il sauve au moment de la détresse.