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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Sanctuaire Tyr et Sidon

Tyr se situe dans la Phénicie méridionale, à un peu plus de 70 km au sud de Beyrouth, presque à mi-chemin entre Sidon au nord et Acre au sud.
Dans l'Antiquité, la ville était composée de deux parties, l'une insulaire et l’autre continentale. La ville insulaire était située sur un rocher, d’où son nom, « SR », qui signifie en phénicien « le rocher ». Séparée du continent par un détroit de cinq cents à sept cents mètres de large, elle était dotée de deux ports, le « port Sidonien » au nord, et le « port égyptien » au sud.
L’histoire de Tyr se confond avec celle de Saïda principalement parce que, sur plusieurs périodes, les deux villes étaient unifiées. La ville a été habitée dès 2700 av. J.-C.

Le Nouveau Testament y place un voyage de Jésus (Mc 7:24). Une église chrétienne y est ensuite fondée, et selon les Actes des Apôtres, saint Paul y passe sept jours en revenant de Chypre (Ac 21:3). Un évêché est attesté dès la fin du IIe siècle. Un concile s'y tient en 355.

En 1187, Saladin entame des négociations avec Renaud Granier afin d'obtenir la reddition de Tyr mais celles-ci sont interrompues par l'arrivée de Conrad de Montferrat qui prend le commandement des défenseurs. Devant le refus de Conrad de céder la ville, Saladin lance plusieurs assauts mais sans succès. Le 2 janvier 1188, ayant subi de lourdes pertes, il décide de lever le siège. La ville servira ensuite de point de ralliement pour les croisés au moment de la Troisième croisade.

 

Sidon : Sidon ou Saïda est une ville du Liban. Elle fut dans l'Antiquité la capitale incontestée de la Phénicie. La ville était construite sur un promontoire s'avançant dans la mer. Ce fut le plus grand port de la Phénicie sous son roi Zimrida au XIVe siècle av. J.-C. Elle est aussi appelée Sagette ou Sayette durant les Croisades (nom donné par les Francs) et Sidon dans la Bible. Son nom signifie « pêcherie ».
Elle possède une longue et riche histoire et traversa les siècles avec des destinées diverses au contact des différents peuples qui la contrôlèrent, les Phéniciens, les Assyriens qui la ruinèrent en 677 av. J.-C., les Perses achéménides, les Macédoniens, les Séleucides, les Romains et plus tard les Croisés, les Arabes, les Ottomans, et les Français. La ville moderne est aujourd'hui l'une des plus importantes du Liban.
D'après la Genèse, Sidon aurait été fondée par Tsidone, fils de Canaan, lui-même petit-fils de Noé (Genèse 10,15-10,19).
Le poète grec Homère cite Sidon, « le grand marché du bronze », ville « bien peuplée »; il a salué l'habileté des Phéniciennes de Sidon, dont la fabrication de teinture de pourpre était réputée. La ville avait une tradition réputée dans la production de verre également.
Aujourd’hui Sidon est la troisième plus grande ville du Liban. Elle est située à environ 40 km au nord de Tyr et à 40 km au sud de la capitale, Beyrouth. La cité offre aujourd'hui une multitude de vestiges à visiter comme : le Château de la mer, le château de la terre (Château de Saint-Louis, 1228-1270), le temple d'Eshmoun dont l'édification remonte au VIIe siècle av. J.-C., la médina (la ville médiévale), la colline de Murex, le musée du savon, le Khân el-Franj « La maison des Français » (Ancien consulat de France), etc.
Sidon et le Christ : Nous sommes à mi-parcours du ministère du Christ. Le Seigneur vient de revisiter la Galilée pour la troisième fois ; il se retire maintenant du côté de la Méditerranée au Nord-Est du lac de Tibériade, en territoire phénicien. Il se dirige vers les villes de Tyr et de Sidon. Notons que le Seigneur a rarement quitté le territoire des trois grandes régions (Galilée, Samarie, Judée) sur lesquelles Israël s’était installé.

Matthieu 15,22 : « Et voici, une femme cananéenne, qui venait de ces contrées, lui cria: Aie pitié de moi, Seigneur, Fils de David ! Ma fille est cruellement tourmentée par le démon. »   
Marc 7, 24-26 : « Jésus, étant parti de là, s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sache; mais il ne put rester caché. Car une femme, dont la fille était possédée d'un esprit impur, entendit parler de lui, et vint se jeter à ses pieds. Cette femme était grecque, syro-phénicienne d'origine. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille ».

Image : © consulat général du Liban