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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Un mois avec saint Joseph - 12 mars 2019 - Joseph perd et retrouve Jésus

1. Sa douleur
Chaque année, Joseph et Marie montaient à Jérusalem pour la fête de Pâques. Jésus, ayant atteint l’âge de douze ans, fit le voyage avec eux. La solennité terminée, Joseph et Marie reprirent le chemin de Nazareth, mêlés à d’autres pèlerins de la même contrée. Ils voyageaient séparés : Joseph avec les hommes suivant l’usage reçu et Marie avec les femmes. Ni l’un ni l’autre n’étaient en peine de l’Enfant : Joseph le croyait avec sa mère, Marie le croyait en la compagnie de Joseph. Le soir, après une journée de marche, ils se rejoignirent. Mais hélas ! Le divin Enfant n’était pas présent. Qu’on juge de la tristesse profonde de Marie et de Joseph. Jésus, leur amour, leur consolation, leur vie, n’était pas avec eux. Inquiets, ils le cherchent, ils l’appellent, ils le demandent à tous ceux qu’ils rencontrent. Ainsi se passent deux longues journées. O Marie ! O Joseph ! Que de tristesses, que d’angoisses, que de larmes !
On perd Jésus de deux manières : d’abord par le péché, et c’est une punition. Oui, âme chrétienne, Jésus sort d’un cœur où le démon vient d’entrer. Il se dérobe à ses regards, il y laisse le cruel tyran de l’enfer. Malheur affreux qui devrait être pleuré avec des larmes de sang. Joseph ! Daignez m’en préserver ! Jésus, restez toujours avec moi !
On perd encore Jésus par les désolations intérieures. C’est une épreuve. On croyait marcher avec lui, et voilà qu’il disparaît. Âme affligée, ne désespérez pas. Jésus n’est pas perdu pour toujours. Vous le retrouverez bientôt. Souffrez avec patience cette épreuve, elle vous sera plus utile que les consolations sensibles. Fortifiez votre volonté de prière, persévérez dans vos exercices de piété. Adressez-vous avec confiance à Marie et à Joseph, ils vous aideront à retrouver le calme, la paix et la joie intérieure.


2. Sa joie
Après trois jours de recherches et d’anxiété, Joseph et Marie retrouvent Jésus dans le temple de Jérusalem. Quel spectacle frappe leurs yeux ! Jésus était assis au milieu des Docteurs de la loi, il les écoutait et les interrogeait. Tous ceux qui l’entendaient étaient ravis d’admiration à cause de la sagesse de ses réponses. A ce moment, quel transport d’allégresse après tant d’angoisses ! Quel ineffable joie pour le cœur de Joseph ! Il retrouve enfin son bien-aimé  Jésus, qu’il a tant cherché. Il le trouve, non dans les assemblées du monde, mais dans la maison de Dieu, au milieu des Docteurs, suscitant, à l’âge de douze ans, l’admiration des maîtres en Israël, et révélant pour la première fois sa Divinité à qui voulait la reconnaître. Sans doute, ce moment fut un des plus beaux dans la vie de notre glorieux Patriarche. Il appelle l’Enfant-Jésus, le reçoit dans ses bras, le presse sur son cœur en s’écriant : « Je t’ai retrouvé mon Bien-Aimé, je ne te quitterai plus. »
C’est dans le temple que Joseph retrouve Jésus après l’avoir cherché inutilement ailleurs. C’est là aussi que vous le retrouverez, âme chrétienne. Il ne peut plus fuir, il est enchaîné au tabernacle, par les liens de l’amour. Là aussi il donne d’admirables leçons. Il parle au cœur et il l’interroge. Allons donc souvent apprendre de lui la science des saints et le chemin du ciel. Un mot qu’il nous dira au fond de l’âme nous en apprendra plus que toutes les lectures et les méditations. Que vous serviraient les livres et les réflexions s’il ne nous parlait lui-même ?


Exemple
Peu de jours après la sanglante défaite de Palay, une pauvre mère, dont le fils était soldat, entrait tout éplorée dans l’église. Son mari venait de lui apprendre une triste nouvelle. L’armée prussienne avait refusé le passage à une dame de leur connaissance qui voulait se rendre sur le champ de bataille pour recueillir les restes de son époux. « Hélas ! avait ajouté la pauvre mère, si notre enfant vient à mourir, nous n’aurons pas même la consolation de rendre à son corps les derniers devoirs ! » Dans sa douleur, la mère éplorée était venue se jeter aux pieds de Marie Immaculée. Après quelques minutes de prière, elle se lève, va s’agenouiller devant l’autel de saint Joseph. Ses larmes coulent de nouveau avec abondance. Tout à coup, dans un de ces élans de confiance héroïque, comme l’amour maternel sait en inspirer, elle se lève brusquement, tire de sa poche la photographie de son fils, et, la glissant derrière la statue du saint Patriarche, elle s’écrie : « saint Joseph, vous me le rendrez ! » saint Joseph entendit le cri de la pieuse mère et le 19 mars 1871, le jeune homme revenait en pleine santé au sein de son heureuse famille. Pour acquitter une promesse sacrée, la mère du jeune protégé de saint Joseph a fait placer, dans la chapelle où elle était venue prier et pleurer, un ex-voto de marbre blanc avec ces mots : Gloire au bon saint Joseph, qui a conservé un fils chéri à sa famille pendant la guerre de 1870, et le lui a rendu sain et sauf le 19 mars 1871 !
C’est ainsi que saint Joseph, qui a connu la douleur, sait consoler les cœurs affligés qui implorent sa protection.


Prière :  Glorieux saint Joseph ! Obtenez-moi la grâce de bien veiller sur moi, afin de ne pas m’exposer à perdre Jésus. Si ce malheur venait à m’arriver, inspirez-moi votre courage et votre persévérance à le chercher jusqu’à ce que je le retrouve. Alors, je ne le quitterai plus jamais, je m’attacherai fortement à lui et le suivrai jusqu’à mon dernier soupir. Ainsi soit-il.

 

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