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« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Un mois avec saint Joseph - 13 mars 2019 - La sainte Famille à Nazareth

1. Joseph
En sa qualité de chef de la Sainte Famille, Joseph représente Dieu ; c’est donc lui qui commande et dirige. Mais, avec quels respects, avec quels ménagements dans la forme, le saint Patriarche devait imposer sa volonté à Jésus et à Marie ! Son commandement était empreint de simplicité, d’humilité, de douceur. Joseph était partagé entre l’humilité et le devoir qui le sollicitait : il commandait en tremblant. Ce qu’il ordonnait aux autres, il le pratiquait d’abord lui-même, et ainsi son exemple en inspirait plus que ses paroles.
Pères de famille, voilà votre modèle : l’imitez-vous dans la manière dont vous commandez ? Saint Paul vous avertit de ne pas provoquer la colère par le ton brusque du commandement, et de rehausser votre autorité par le bon exemple. Le faites-vous ? Si vous aimiez votre famille comme Joseph aimait Jésus et Marie, votre maison ressemblerait à celle de Nazareth.


2. Marie
Elle faisait en tout la volonté de son saint époux, sans observation et sans résistance, sachant bien que cette volonté était toujours conforme à celle de Dieu. Jamais épouse n’aima aussi tendrement son époux et ne lui porta plus de respect, de dépendance et de soumission. Quand elle interposait son autorité auprès de son Fils, c’était sur le ton de la prière, comme à Cana, ou d’un reproche tendre et maternel, comme dans le temple.
Mères chrétiennes, imitez la Très Sainte Vierge, dans sa soumission, son abandon à la volonté de son chaste époux. Veillez surtout sur vos enfants. Vous avez sur eux moins d’autorité que le père, et vous exercez cependant plus d’influence. Si vous saviez ce que peuvent vos prières et vos larmes sur le cœur de ces chers enfants, pour les conserver dans le service et l’amour de Dieu ! Si vous saviez ce que peuvent vos prières et vos larmes sur le cœur de Dieu, pour le salut éternel de votre époux et de vos enfants !

3. Jésus
Saint Luc, faisant le récit de ce que Jésus accomplit durant trente années, le renferme tout entier dans ces trois mots : « Il leur était soumis. » Voilà donc toute l’histoire de l’enfance et de la jeunesse de Celui qui allait accomplir l’œuvre immense de la Rédemption : il était parfaitement soumis à Joseph et à Marie en tout ce qu’ils lui commandaient. L’Evangile ajoute, il est vrai, que Jésus paraissait plein de grâces devant Dieu et devant les hommes, mais c’est là une conséquence de son esprit de soumission et d’obéissance.
Enfants chrétiens ! Soyez soumis et obéissants comme l’Enfant-Jésus. Cette vertu résume et suppose pour vous toutes les autres. Vous serez, vous aussi, pleins de grâces et de mérites devant Dieu et devant les hommes. Peut-être la mort vous a-t-elle ravi vos vieux parents ; hélas ! vous êtes orphelins. Eh bien ! Rappelez-vous les sages recommandations qu’ils vous firent en mourant, et tâchez d’y conformer votre conduite.
Nazareth ! Voilà donc, âme chrétienne, le type le plus parfait de la vie de famille. C’est l’image de la Trinité du ciel, l’image du paradis. Allons souvent nous instruire et nous édifier dans cette sainte maison. Nazareth ! Si je t’oublie ! Sainte Famille ! Jésus, Marie, Joseph ! Vous trouver, c’est la vie. Participer à vos entretiens, c’est le salut. Bienheureux, Seigneur, ceux qui habitent dans votre demeure, ils vous loueront dans tous les siècles des siècles.


Exemple
Les vœux et les prières d’une bonne mère sont tôt ou tard exaucés. En voici une preuve frappante.
Lors de la guerre de 1870, un jeune homme appartenant à une pieuse famille du Nord avait été enrôlé parmi les mobiles de son département. Sa mère, désolée de son départ, l’avait recommandé avec larmes au saint patron des familles. Elle avait offert à Dieu le sacrifice de sa propre vie pour sauver celle de son fils. Saint Joseph veilla sur le jeune homme, et, après bien des dangers et des fatigues, le 18 mars, veille de sa fête, il le rendit à sa bonne mère, dont le cœur surabonda de joie et de reconnaissance. Hélas ! Son bonheur devait être de courte durée. Le jeune homme était rentré dans sa famille malade et souffrant. Huit jours après, il fut atteint de la petite vérole (variole), avec des caractères si alarmants que les médecins désespéraient de le sauver. Sa tendre mère voulut le soigner, et, afin d’assurer plus efficacement sa guérison, elle renouvela, par l’entremise de saint Joseph, le sacrifice qu’elle avait offert à Dieu. « Seigneur, disait-elle, acceptez ma propre vie et épargnez celle de mon fils. » Elle fut exaucée. L’enfant guérit, mais la pauvre mère, atteinte de la petite vérole, fut conduite en quelques jours aux portes du tombeau. Elle expira le 24 avril, victime de son dévouement et de sa tendresse.
Qu’il est vrai que le cœur d’une mère est le chef-d’œuvre du ciel !


Prière :  Très Sainte Famille de Nazareth, protégez les familles chrétiennes. Protégez la mienne en particulier. Que les noms de ceux qui la composent s’enchaînent l’un et l’autre de manière que la mort ne les sépare pas. Faites que j’aie le bonheur de les retrouver tous dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

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