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« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Un mois avec saint Joseph - 17 mars 2019 - Saint Joseph modèle d'obéissance

1. Obéissance entière
« L’obéissance seule, dit saint Augustin, vaut mieux que toutes les vertus ». Aux yeux du Seigneur, l’obéissance vaut mieux que tous les sacrifices. Or, la vie de saint Joseph a été une pratique constante de cette précieuse vertu. Ouvrons l’Evangile :
Joseph obéit aux puissances de la terre. Pour se conformer à l’édit de César, il se rend à Bethléem, et son premier soin est d’aller se faire inscrire sur les registres publics.
Joseph obéit aux anges. Il a résolu de quitter sa sainte Epouse, dont il ne peut s’expliquer l’état : tout est prêt pour son départ. Mais l’ange lu dit de demeurer. Il demeure.
Joseph obéit à Dieu. Tout est prescrit par la loi, il le fait au temps, au lieu, en la manière que la loi le prescrit. Il se rend à Jérusalem trois fois par an, pour la célébration des fêtes solennelles ; au temps marqué, il circoncit l’Enfant-Jésus et le présente au Temple avec Marie. Il n’est point dans la nation de plus fidèle observateur de la loi que lui. Voilà l’obéissance de Joseph. Comme elle est entière ! comme elle s’étend à tout !  « Oh ! combien est admirable cette parfaite obéissance de notre Patriarche ! dit saint François de Sales. Voyez comme il a été, dans toutes les occasions, toujours parfaitement soumis aux ordres du Ciel. Voyez comme l’ange le tourne de toutes mains. »
Votre obéissance, âme chrétienne, est-elle entière, comme celle de votre glorieux modèle ? Obéissez-vous à toutes les lois de Dieu et de l’Eglise, sans exception, sans réserve ? N’y a-t-il pas quelque précepte que vous négligez presque entièrement ? Saint Jacques vous dit que celui qui viole la loi en un seul point devient coupable en tous. Heureux, mille fois heureux, saint Joseph ! Celui qui, à votre exemple, fait la loi du Seigneur la règle invariable de sa conduite : il y trouve comme vous une source de délices et de félicité.


2. Obéissance prompte
Le second caractère de l’obéissance de Joseph fut la promptitude. Considérez-le dans les circonstances les plus graves et les plus pénibles de sa vie. Vous verrez que toujours et partout il obéit généreusement, sans retard, sans réplique. Son âme était comme un métal en fusion, prête à revêtir toutes les formes qu’il plaisait à Dieu de lui donner. Faut-il interrompre les paisibles labeurs de Nazareth, pour obéir à Auguste, et faire un long voyage au milieu d’un rigoureux hiver ? Il part promptement avec Marie. Faut-il dans la nuit dérober Jésus aux fureurs d’Hérode et prendre le chemin de l’exil ? Joseph se lève sans attendre la lumière du jour, sans faire de préparatifs, et fuit en Egypte. Faut-il retourner en Judée, malgré la crainte qu’il avait d’Archélaüs, fils du tyran, aussi cruel que son père ? Joseph revient avec le même empressement. Que d’objections n’eût pas faites un esprit moins soumis ! Mais en saint Joseph pas un instant d’hésitation, pas un mot de réplique. Il obéit à la manière des anges, avec la même promptitude, le même empressement. A chaque ordre qui lui est donné, il répond : « Je suis prêt, Seigneur, me voici, envoyez-moi ! »
Remarquez bien, âme chrétienne, que l’hésitation dans l’obéissance est un commencement de rébellion. Oui, une obéissance que je diffère aussi longtemps qu’il m’est possible, et à laquelle je ne me résigne qu’après de longs retards et de longues représentations, une obéissance qu’on m’arrache, plutôt que je ne la donne, est une fleur fanée. Elle n’a plus ni parfum, ni fraîcheur, comment pourrait-elle être agréable à Dieu ?

Exemple

L’Esprit-Saint assure que l’obéissance remporte des victoires, en voici une preuve frappante. On appelle un jour un prêtre auprès d’un malade, homme très connu par sa vie dissolue. Le prêtre accourt plein d’anxiété, se demandant comment il pourra aborder cette âme infortunée. Comme il entrait dans la chambre du vieux pécheur, la pauvre épouse se retire, et le malade d’une voix émue : «  Soyez le bienvenu, monsieur l’abbé, je vous attendais, je veux me confesser ! – Volontiers, mon ami, je suis trop heureux de vous trouver dans d’aussi chrétiennes dispositions. – Ah ! voyez-vous, c’est un ange de Dieu qui m’a changé. Sa main tremblait montrant la porte où venait de disparaître son épouse. – Je comprends, mon ami. Eh bien ! qu’il soit béni le bon ange, et vous aussi, mon frère, d’avoir écouté ses pieuses exhortations. – Exhortations, mon père ! Elle ne m’a pas dit une parole, je le lui avais défendu : mais sa vie ! Oh ! sa vie ! Durant trente ans, je fus son bourreau ; durant trente ans, je n’ai trouvé qu’un agneau, qui comme le Christ, ne s’est jamais plaint une fois. Souvent j’ai voulu lasser cette douceur, qui faisait honte à ma brutalité, cette soumission aveugle qui se pliait à tous mes caprices : je ne l’ai pas pu. Plus je la tyrannisais par la brusquerie de mon caractère et de mon commandement, plus elle se montrait soumise, prévenante. Quelle obéissance aveugle ! Quelle patience angélique ! Il n’y a pas une heure que je l’ai mise à l’épreuve encore…toujours la même, toujours dévouée à l’homme qu’elle n’a connu que pour souffrir. Mon père, la religion qui inspire de semblables sentiments est divine ! Je suis un malheureux de l’avoir méconnue toute ma vie, mais, du moins, je veux mourir dans les bras du Dieu de mon épouse. » Il se confessa et termina sa vie en bon chrétien. Heureuse épouse, votre douceur, et votre obéissance ont sauvé cette âme qui vous était si chère !
«Joseph ! enseignez-nous l’amour et la pratique de l’obéissance. »


Prière :  O mon aimable et saint protecteur ! modèle accompli de la plus parfaite obéissance, obtenez-moi la grâce de comprendre aujourd’hui la nécessité et les avantages de cette précieuse vertu. Apprenez-moi à obéir comme vous, avec promptitude et avec joie, pour l’amour de Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

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