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« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Un mois avec saint Joseph - 19 mars 2019 - Fête de saint Joseph

1. Elle doit augmenter notre joie
Jusqu’en 1870, la fête de saint Joseph n’était que de seconde classe, comme celle des apôtres ; mais en conférant au saint patriarche le titre de PATRON DE L’EGLISE UNIVERSELLE, Pie IX a élevé sa fête au rang des plus grandes solennités de Notre-Seigneur et de la très sainte Vierge. Réjouissons-nous, âme chrétienne, de ce surcroît d’honneur rendu par le vicaire de Jésus-Christ à l’auguste chef de la Sainte Famille. La glorification d’un père ne rejaillit-elle pas sur ses enfants ? N’est-ce pas un grand bonheur pour eux de le fêter ? Oui, réjouissons-nous, tressaillons d’allégresse, car le 19 mars sera désormais une fête bien chère à nos cœurs et à tous les pieux serviteurs de saint Joseph.
O séraphique Thérèse ! Vous qui avez désiré si souvent inspirer à tous les hommes les sentiments de vénération dont vous étiez pénétrée pour ce grand Saint, tressaillez aussi d’allégresse au ciel, vos souhaits sont accomplis. Son amour est dans tous les cœurs, sa louange sur toutes les bouches, et des millions de voix s’unissent au chœur des anges pour célébrer sa fête sur la terre.
Que cette touchante solennité soit pour vous, âme chrétienne comme un jour dérobé aux préoccupations de la vie, et passé en la délicieuse compagnie de la Sainte Famille où tout respire la paix du ciel et le parfum du pur amour. Ce n’est plus quelque particularité seulement de la vie de saint Joseph qu’il faut méditer dans ce grand jour. Réunissez dans un même tableau tous les traits de ses vertus, tous les rayons de sa gloire, et remerciez Dieu de vous avoir donné un Père si tendre, un protecteur si puissant, un modèle si accompli.
Que toutes les créatures vous louent à jamais, Ô Seigneur ! de ce que vous avez fait en faveur de saint Joseph ! Que béni soit aussi l’illustre pontife Pie IX, qui nous l’a donné pour protecteur et a ajouté tant de pompe à son culte.


2. Elle doit ranimer notre confiance
Au sentiment de joie joignons un sentiment de confiance. Si tous les jours de l’année nous pouvons compter sur la toute puissante protection de saint Joseph, combien l’espérance d’être exaucés doit-elle être plus ferme encore dans ce beau jour où l’Eglise entière est prosternée à ses pieds, où le Fils de Dieu répand les grâces les plus abondantes par les mains de son Père nourricier. Si les rois les moins débonnaires, si les pères les moins sensibles se montrent cependant pleins de bonté pour les coupables eux-mêmes, quand on célèbre quelque fête en leur honneur, que ne devons-nous pas espérer du plus miséricordieux de tous les saints, de Joseph, le Père de Jésus, l’époux de Marie, le protecteur de l’Eglise catholique, chargé par Dieu lui-même de pourvoir à tous nos besoins ? Ecoutons sainte Thérèse : « Je ne me souviens point d’avoir, depuis quelques années, rien demandé à saint Joseph, le jour de sa fête, que je ne l’aie obtenu. S’il se rencontrait quelque imperfection dans l’assistance que j’implorais de lui, il en réparait le défaut pour le faire réussir à mon avantage. » Il en sera ainsi, n’en doutons pas, pour tous ceux qui s’adresseront  avec confiance à saint Joseph, et célèbreront sa fête avec ferveur.
Recourons donc tous à l’époux de Marie avec l’abandon le plus filial, le plus entier. Demandons-lui les grâces spirituelles et temporelles dont nous avons besoin. Recommandons-lui notre famille, nos bienfaiteurs, nos amis, nos parents vivants et défunts. Prions-le pour la France, pour le souverain Pontife, pour l’Eglise. Supplions-le enfin de nous obtenir une bonne mort. Et quand la demanderons-nous, cette grâce par excellence, sinon aujourd’hui, où l’on fête dans toute l’Eglise le bienheureux passage de saint Joseph du temps à l’éternité, où l’on célèbre le jour qui fut pour lui le commencement de la vie glorieuse, juste récompense de ses vertus !

Exemple

Une jeune fille, nommée Philomène, âgée de 19 ans ; gardait le lit depuis le 5 septembre 1867. Une maladie des nerfs, avec toutes ses suites ordinaires, minait ses forces au point que tout mouvement devenait insupportable et que l’estomac ne souffrait plus même une cuillerée de bouillon. Il ne restait d’autre ressource que Dieu. Tous ceux qui approchaient de la jeune patiente le priaient d’avoir pitié de tant de misères, de récompenser tant de résignation, de mettre un terme à son martyr, et d’appeler cette jeune âme aux joies ineffables du ciel.
Tel était son triste état, quand le 26 février, Philomène reçut d’une religieuse, son ancienne supérieure, une lettre dans laquelle celle-ci l’engageait à ne pas se décourager et à commencer, le 10 du mois suivant, une neuvaine à saint Joseph, neuvaine qui devait finir le jour même de la fête de ce grand Patriarche. La confiance de la supérieure était si grande, que la lettre se terminait par ses mots : « J’ai un si ferme espoir, que je vous dis : au revoir, au 19. J’espère qu’après Dieu, j’aurai votre visite. Notre maison est sous le patronage de saint Joseph. »
Cette confiance était partagée par la malade qui annonçait à qui voulait l’entendre sa guérison pour le 19. Pendant la neuvaine, le mal ne fit que s’accroître, le 17, la jeune fille était sous le coup de terribles douleurs. Mais le 18 elle s’était sentie soulagée. Le 19, elle eut le bonheur de faire la sainte communion, et, quelques minutes après, elle se levait subitement. Elle se jetait à genoux devant une image de saint Joseph qui se trouvait à quelques pas de là sur une table. La guérison était aussi complète qu’instantanée. Tous les symptômes morbides avaient disparu, tous, sans en excepter un seul. Depuis ce moment, Philomène continue à bien se porter. Elle  dit, à qui veut l’entendre, qu’on obtient tout de saint Joseph, le jour de sa fête.


Prière : O glorieux saint, dont l’Eglise célèbre aujourd’hui la fête et dont le Ciel chante les louanges, je me joins d’esprit et de cœur à cet hosanna solennel. Je vous adresse toutes mes félicitations ! Puisque en ce beau jour vous ne refusez rien à vos serviteur, obtenez-moi toutes les grâces qui me sont nécessaires, mais surtout la grâce inestimable d’aimer Jésus et Marie comme vous, et de mourir comme vous entre les bras de Jésus et de Marie. Ainsi soit-il.

 

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