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« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Un mois avec saint Joseph - 27 mars 2019 - Résurrection de saint Joseph

1. Résurrection très probable
C’est une croyance pieuse très fondée, et généralement admise dans l’Eglise, que saint Joseph est ressuscité avec Jésus, et qu’il est monté au ciel en corps et en âme avec ce divin fils, au jour de son Ascension. En effet, qui méritait mieux d’accompagner le Christ dans son triomphe, que celui qui l’avait accompagné si amoureusement dans son exil en Egypte, et durant le pèlerinage laborieux de sa sainte vie ? Quoi ! Vous auriez ressuscité tant de morts, ô mon Jésus ! Vous n’auriez pas ressuscité votre père adoptif, qui vous avait tant aimé, et que vous-même aviez tant honoré ! Vous auriez abandonné à l’horreur du tombeau, jusqu’à la fin des temps, les restes si saints et si précieux de l’époux de Marie, cet ange de la terre ! Non, cela n’est pas croyable. Non, Jésus n’a pas permis que la chair virginale de Joseph subit la corruption du tombeau, et reste enfouie dans la terre jusqu’à la résurrection générale. Saint Bernardin de Sienne dit : «  Si le Dieu Sauveur a voulu, pour sa piété filiale, glorifier le corps aussi bien que l’âme de la très Sainte Vierge, un jour de son Assomption, l’on peut et l’on doit croire pieusement qu’il n’a pas moins fait pour Joseph, si grand entre tous les saints. Il l’a ressuscité glorieux le jour, où, après s’être ressuscité lui-même, il en a tiré tant d’autres de la poussière du tombeau. Ainsi, cette Sainte Famille, qui avait été unie sur la terre par la communauté des souffrances et par les liens du même amour, règne maintenant en corps et en âme dans la gloire des cieux. »
Pensons, âme chrétienne, que nous ressusciterons tous à la fin des temps : c’est un article bien consolant de notre foi. Notre corps, qui aura été à la peine, sera aussi à la gloire. Il ne fera que traverser le tombeau, que se courber, pour ainsi dire, sous ses voûtes sombres, pour se redresser au-delà dans l’immortalité. Chacun de nous peut donc s’écrier, dans l’élan de sa foi et de son espérance : Je sais que mon Rédempteur est vivant ; qu’au dernier jour je ressusciterai avec tous mes membres, et que je verrai Dieu dans sa propre chair. C’est cet espoir qui me console et repose délicieusement dans mon cœur.

2. Résurrection glorieuse
Il est écrit : le gardien de son Dieu sera glorifié. Cette parole semble avoir été inspirée par l’Esprit-Saint, pour prédire la glorification de saint Joseph. Comment, en effet, dépeindre la gloire, la beauté du corps ressuscité du bienheureux patriarche ? Quelle auréole de lumière environne sa tête vénérable ! Quels éclairs brillent dans ses yeux qui ont contemplé le Verbe de vie ! Quels rayons s’échappent de ses mains qui l’ont touché ! Quelle splendeur éclate dans toute sa personne ! Les anges le contemplent avec admiration, Jésus lui dit avec amour : « Venez, bon et fidèle serviteur, le béni de mon Père céleste. Venez, gardien fidèle, prendre possession du royaume que vous avez mérité. Car, j’étais nu sur la terre, et vous m’avez vêtu. J’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais étranger, et vous m’avez accueilli. Entrez maintenant dans la joie du Seigneur. » C’en est fait, le mystère de gloire est consommé, notre saint patron est assis pour toujours dans le ciel, le second après Jésus, le premier après Marie. Doux Jésus ! Soyez à jamais béni d’avoir voulu ainsi honorer au ciel celui qui vous a tant aimé sur la terre, et que nous désirons nous-même honorer et aimer de tout cœur.
Voulons-nous, âme chrétienne, mériter une résurrection glorieuse ? Estimons et gardons inviolablement la chasteté, cette vertu si belle, qui communique à la chair de l’homme quelque chose de divin que la mort même semble vouloir respecter. C’est elle qui nous donne « une chair angélisée », et l’enrichit de germes d’immortalité glorieuse. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur : ils brilleront un jour, comme des étoiles dans le firmament.

Exemple

Saint Louis de Gonzague avait une dévotion toute filiale à saint Joseph. Il s’appliquait à imiter surtout sa chasteté virginale. Il avait si bien copié son modèle, que la belle vertu semblait sortir de tous ses pores, et répandait autour de lui le plus doux parfum. C’était un ange du ciel qui s’ennuyait sur la terre, aussi bientôt fini son exil. Il mourut à vingt-deux ans, comblé de mérites. Mais à peine eut-il rendu le dernier soupir, que tous les pères, toutes les mères et tous les jeunes gens de la ville de Rome qui l’avaient connu accoururent auprès de son lit funèbre pour contempler et vénérer sa sainte relique. Son corps, sa chambre, ses habits, tout ce qui avait été à son usage devenait un objet de vénération. On voyait sur ce corps précieux les vertus éclatantes qu’il avait pratiquées. On y remarquait surtout les glorieux stigmates de la chasteté. Le lis de saint Joseph avait touché son front et y avait laissé l’empreinte et l’éclat de la belle vertu. L’expression de sa figure avait, je ne sais quoi, de céleste qui ravissait tout le monde. C’était un reflet de la gloire qui entoure le cœur des vierges dans le ciel. Aussi chacun disait : « Ce n’est pas un corps terrestre, c’est un corps glorieux et spiritualisé. » La cour de Rome appela Louis, l’Angélique jeune homme. Si telle a été la beauté corporelle de Louis de Gonzague sur son lit de mort, que sera-t-elle au grand jour de la résurrection, quand elle réfléchira tout l’éclat de la virginité qu’il pratiqua à un si haut degré ?
Ornons donc ici-bas nos âmes de vertu et nos corps ressusciteront glorieux et étincelants comme les anges de Dieu.


Prière : Joseph ! Ô mon saint protecteur ! Il m’est permis de croire que vous êtes au ciel en corps et en âme, avec Jésus et Marie. Je me réjouis de votre résurrection glorieuse. Je vous supplie de m’obtenir un ardent désir de la céleste patrie, afin que je puisse un jour être témoin de votre triomphe et remercier Jésus de vous avoir si admirablement glorifié. Ainsi soit-il.



 

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