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Etoile Notre Dame

« Allez de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28,19)

Actualité - Fatima 2017

Suivez la cérémonie en direct le 13 juin 2017 à 10h30 (heure locale) et 11h30 en France

 

Mémoires de Soeur Lucie

Lors de la deuxième apparition, le 13 juin 1917, François fut très impressionné par le reflet de lumière que Notre Dame nous communiqua au moment où elle dit :

- Mon Cœur Immaculé sera ton refuge et le chemin qui te conduira jusqu’à Dieu.

C’est au moment où elle prononça ces dernières paroles qu’elle ouvrit les mains et nous communiqua, pour la deuxième fois, le reflet de cette lumière immense. En elle, nous nous sommes vus comme submergés en Dieu.

Devant la paume de la main droite de Notre Dame se trouvait un cœur entouré d’épines qui semblaient s’y enfoncer. Nous avons compris que c’était le Cœur Immaculé de Marie, outragé par les péchés de l’humanité, qui demandait réparation.

François disait parfois : - Les gens sont bien contents quand nous leur disons que Notre Dame nous a demandé de réciter le chapelet et d’apprendre à lire ! Qu’est-ce que ce serait s’ils savaient ce qu’elle nous a montré en Dieu, dans son Cœur Immaculé, dans cette lumière si grande ! Mais cela, c’est un secret, on ne doit pas le dire. Il vaut mieux que personne ne le sache.

Extrait de Mémoires de Sœur Lucie

 

 

Le 13 juin, on célébrait dans notre paroisse la fête de saint Antoine.

Ma mère et mes sœurs, qui savaient combien j’aimais les fêtes, me dirent alors : - Nous allons voir si tu vas laisser la fête pour aller à la Cova da lria et parler avec cette Dame !

Vers onze heures, je sortis de chez moi et je passai par la maison de mon oncle. Jacinthe et François m’attendaient. Nous sommes partis pour la Cova da lria en vue du moment désiré.

Ce jour-là, je ressentis une profonde amertume. Je voyais ma mère affligée. Elle voulait à tout prix m’obliger à avouer mon mensonge, comme elle disait. J’aurais voulu la satisfaire, mais je n’en trouvais pas le moyen sans mentir. Mes sœurs prenaient le parti de ma mère, et il régnait autour de moi une atmosphère de véritable dédain et de rejet. Je me souvenais alors du temps passé et je me demandais en moi-même : - Où est donc la tendresse que ma famille avait pour moi il n’y a pas si longtemps ?

Mon unique soulagement, c’étaient les larmes que je versais devant Dieu, en lui offrant mon sacrifice.

Lorsque Jacinthe me voyait pleurer, elle me consolait, en disant : - Ne pleure pas ! Il s’agit sûrement des sacrifices dont l’Ange nous a parlé et que Dieu nous envoie. C’est certainement pour réparer les péchés commis contre Dieu et pour convertir les pécheurs que tu souffres.

Pendant ce temps, le curé de la paroisse apprit ce qui se passait et fit dire à ma mère de m’amener chez lui. L’interrogatoire fut très minutieux et, j’ose même dire, ennuyeux. À la fin, il me fit une petite mise en garde : - Cela ne me paraît pas être une révélation du ciel. Quand une chose comme celle-ci arrive, d’habitude Notre Seigneur demande aux âmes à qui il se communique de rendre compte de ce qui se passe à leur confesseur ou à leur curé. Celle-ci, au contraire, se dérobe autant qu’elle peut. Cela pourrait être une tromperie du démon. Nous allons voir. L’avenir nous dira ce que nous devons en penser.

Combien cette réflexion me fit souffrir, seul Notre Seigneur peut le savoir, parce que lui seul peut pénétrer au plus intime de nous-mêmes. Je commençai alors à avoir des doutes et à me demander si ces manifestations ne venaient pas plutôt du démon qui essayait par ce moyen de me perdre.

C’est dans cet état d’âme que j’ai eu un rêve qui vint encore augmenter les ténèbres de mon esprit. Je vis le démon qui riait de m’avoir trompée et s’efforçait de m’entraîner en enfer. En me voyant entre ses griffes, je me suis mise à crier si fort, en appelant Notre Dame, que je réveillai ma mère qui m’appela, inquiète, pour me demander ce que j’avais. Je ne me rappelle pas ce que je lui ai répondu. Ce dont je me souviens, c’est que je n’ai pas pu me rendormir cette nuit-là, tellement j’étais transie de peur. Ce rêve laissa dans mon esprit un nuage de véritable peur et d’affliction.

Extrait de Mémoires de Sœur Lucie

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